Foncier urbain ivoirien: Anaky Kobena et une veuve inscrits au tableau de chasse d’un prédateur! Il construit sur la voie publique et loge la Direction des marchés publics…

By: Africa Newsquick

anaki-kobenanFoncier urbain ivoirien: Anaky Kobena et une veuve inscrits au tableau de chasse d’un prédateur! Il construit sur la voie publique et loge la Direction des marchés publics…

Le foncier urbain est loin d’être un foyer de paix. Les conflits se succèdent à  un rythme  inestimable. Alors que la famille Boundy lutte depuis plus d’une dizaine d’années pour rentrer dans ses droits, d’autres foyers s’ouvrent.

Si certains ont la possibilité de porter leur supplice au grand jour pour avoir une oreille attentive, des victimes qui se comptent à tour de bras ne  savent plus quoi faire. Le ministre Anaky Kobena Innocent Augustin et la veuve de Me Boah sont en train de gouter aux délices amers de cette grande nébuleuse que représente la mafia du foncier urbain en Côte d’Ivoire. Anaky Kobena et Veuve Boah née Brousset ont leurs domiciles bâtis respectivement sur les lots 1-2-3 et 16-17 de l’ilot 416, sis à  Bietry dans la commune de Marcory, depuis 1982. Les deux voisins détiennent  chacun des titres de propriété. Le lot N°03 pour  la veuve de Me Boah et  le lot N°17 pour Anaky Kobena.

 

Bassem Ajami sort ses arguments…

En 2013, les commerces situés à la devanture des domiciles de Veuve Boah et de Anaky Kobena reçoivent un avis de déguerpissement de la part de la Mairie de Marcory. Et ce, sous l’émergent argument que  seul Ajami, qui est le propriétaire, a obtenu un permis de construire. Par conséquent, il voudrait jouir de ses droits sur sa propriété. Et que le permis de construire lui aurait été délivré sur présentation des titres de propriétés par un Conseil juridique à  la Mairie de Marcory. Veuve Boah ne cède pas à cet avis qui paraît conçu de gros fils blanc très apparents. Bassem Ajami est bloqué dans son élan et décide dès lors de revisiter ses ardeurs.  Pour ne pas être surprise par les actions de Bassem Ajami, veuve Boah demande donc l’arbitrage du ministère de la Construction et de l’Urbanisme qui interpelle ce dernier par une convocation. Toute chose que Bassem Ajami ignore royalement. Il prend la décision de traîner les deux vieux voisins qui, depuis plus de 30 ans, sont sur leur terrain, devant les tribunaux. Il obtient un avis de déguerpissement au nom de la SCI Centre Commercial qui le représente. Les deux voisins ne se laisseront pas faire. S’ensuit donc un procès dans lequel l’avocat de Bassem Ajami fait couler un argument béton armé pour son client. Ecoutons-le: «En 1999 Mr Ajami a obtenu les lots 1 et 17 auprès du Ministère de la Construction avec des lettres d’attribution. Poursuivant les démarches auprès de ce même Ministère, il obtient des ACP. Puis des certificats de propriété établis par la Conservation Foncière en 2006. En 2008, il fait une cession à sa femme qui agit pour le compte de l’entreprise SCI Centre commercial et qui obtient des certificats de propriété par le biais de cette transaction au nom de son entreprise.» Beau plaidoyer à la mesure certainement des émoluments? Mais «l’Eléphant» ne s’est pas arrêté à cette argumentation costaude du tribun des tribunaux. Un tour dans les documents permet de découvrir des incartades qui donnent froid dans le dos.

 

Des énormités dans les documents de Bassem Ajami

En consultant les différents documents en béton produits par  Bassem Ajami, plusieurs zones d’ombre sautent aux yeux du plus profane. Le pachyderme a relevé quelques faits d’armes dignes d’être enseignés dans les écoles de commerce de renom, et des grandes Universités du droit des affaires! Primo, l’acte de vente est signé par Madame Ajami au nom de SCI Centre Commercial, entreprise avec laquelle elle n’a aucun lien. Alors que la loi N° 97- 513 du 4 septembre 1997 portant statut du notariat  dispose que: «les actes qui ne sont pas revêtus de la signature de toutes les personnes dont la participation est requise sont nuls et d’une nullité absolue». Comment un acte signé par une personne qui n’a pas qualité à agir pour le compte ou au nom d’une entreprise peut-il être légal? Bien! C’est possible avec Ajami et consorts quand il s’agit d’une affaire de terrain en zone 4. C’est donc ce document qui va permettre le transfert du certificat de propriété de Bassem Ajami au nom de son entreprise. Deuxième fait rocambolesque, c’est que Bassem Ajami, qui détient des ACP à son nom, délivrés selon lui par le Ministère de la Construction et qui sont à la base de sa propriété, est confondu par ce  même ministère qui dit ne pas reconnaître les dits ACP et lettres d’attributions de Bassem Ajami sur le lot 17 de l’ilot 416.  En clair, le ministère de la Construction ne reconnaît pas l’ACP de Ajami, mais confirme que Veuve Boah est propriétaire du lot 1 ilot 416 par lettre d’attribution à titre de régularisation. Un autre fait lugubre, c’est que Bassem Ajami et sa SCI Centre Commercial qui prétendent vouloir expulser Veuve Boah de son domicile détiennent des titres de propriété portant sur le lot 416 ilot 01, alors que le terrain qu’occupe veuve Boa  est le lot 01 ilot 416. A beau mentir qui vient de loin…Si Bassem Ajami détient une lettre d’attribution portant sur le lot 416 ilot 1 qui produit un arrêté de concession provisoire portant lui aussi sur le lot 416 ilot 1, des certificats de propriété pour le lot 416 ilot 1, le titre foncier devrait porter les mentions lot 416 ilot 01. Mais Bassem Ajami, qui a les documents sur le lot 416 ilot 01, a réussi à se faire inscrire sur le Titre Foncier 10714 qui lui, porte sur le lot 01 ilot 416. Miracle! Autre remarque faite par l’infernale quadrupède, Bassem Ajami qui proclame que veuve Boah et Anaky Kobena occupent ses parcelles, comme indiqué dans le PV de constat du 17/01/2013, et qu’il veut les déguerpir, a déclaré avoir bâti des entrepôts sur les parcelles en question auprès des services des impôts. Mais un tour sur le terrain en question, et  aucune trace d’entrepôt n’existe sur lesdits terrains. On peut voir des commerces de particulier sur le domaine public. Mais les lots en question sont intacts et abritent les deux villas de Anaky Kobena, et les deux autres de Veuve Boah. Chose curieuse c’est que Bassem Ajami, qui occupe le lot 20 ilot 416 depuis les années 80, a fait pousser un immeuble dont on ne pourrait trouver le plan que dans les avenues de Beyrouth. Cerise sur gâteau, l’immeuble De Bassem Ajami a «bouffé» une bonne partie de la route sans qu’aucune autorité ivoirienne ne lève le doigt. Mieux, cet immeuble abrite à son quatrième étage, la Direction générale des marchés publics, les Directions régionales des marchés publics des lagunes, Abidjan-Sud et Sud-Comoé. Comprendra qui pourra!

L’Eléphant déchainé

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