FOCUS-Côte d’Ivoire: Des chercheurs ivoiriens qui trouvent…Ils guérissent la Sinusite

By: Africa Newsquick

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Par un pur hasard, «L’Eléphant» est tombé, à l’extérieur du pays, sur une vidéo disponible sur Internet et parlant du Centre de Naturothérapie Spécialisé en Sinusite (CNS-Sinusite) logé en Côte d’Ivoire. On ignorait qu’un tel centre existait dans ce pays et s’occupait des malades de la sinusite, une affection aux effets désagréables dont souffrent des milliers d’Ivoiriens.

Curieux, «L’Eléphant» s’est rendu, après renseignement, dans ce centre situé à la Riviéra II, dans la Commune de Cocody en bordure de la voie principale menant à l’échangeur de la Riviéra II. La Sinusite, on le sait, est une pathologie qui est devenue un véritable problème de santé publique à travers le monde et principalement en Afrique, berceau de toutes les mauvaises odeurs. En se rendant dans le Centre, «L’Eléphant» ne s’imaginait pas trouver un service médical fonctionnant selon les normes modernes applicables en la matière, il pensait plutôt trouver un site artisanal comme celui de la plupart des tradipraticiens dont chacun sait que certains se vantent de soigner et de guérir des milliers de maladies…une situation matraquée pendant longtemps sur la antennes de la RTI et qui a fini par exaspérer les dirigeants qui ont interdit le passage de ces derniers sur les médias d’Etat. En raison des publicités, pour la plupart, mensongères.

Mais le Centre de Naturothérapie lui, fonctionne avec une autorisation ministérielle, comme un centre de santé moderne classique. Autorisation ministérielle signée le 1er Décembre 2005 sous le N° 511 MEMPS/DGPS/DEPS/S-DESPA.

 

Comme toujours, une expérience personnelle est à la base d’une grande découverte

Le Centre de Naturothérapie Spécialisé en Sinusite traite les malades souffrant de cette pathologie avec un produit appelé le «GP20», un condensé de 20 vertus thérapeutiques associées qui s’appliquent par voie nasale, entraînant un drainage doux de la glaire infectée. Comment ce produit a-t-il été découvert?

Selon les informations obtenues par «L’Eléphant» et d’ailleurs disponibles sur le site Internet du Centre, c’est à la suite du décès des suites d’une sinusite de l’une de ses étudiantes dans un centre hospitalier universitaire (CHU) que le Dr Bini Kouakou, chercheur, s’est intéressé de près à cette maladie et s’est mis en voie de trouver un remède pour la guérir en provoquant le moins de souffrances possibles pour les malades, tel que c’est le cas avec le traitement classique fait d’antibiotiques, d’interventions chirurgicales avec des ponctions dont des malades non guéries ont gardé un souvenir traumatisant.

Pour trouver le remède, Dr Bini Kouakou s’est rapproché de feu le Dr Coulibaly Yédiety Edouard (tradipraticien), lequel va l’initier au traitement de la sinusite à base de plantes médicinales aux vertus ignorées jusque-là par la médecine moderne. Mais, cartésien, au décès de Coulibaly Yédiéty Edouard, Dr Bini Kouakou, dans le souci de maîtriser ce «phytomédicament» utilisé par son «maître-initiateur», va réaliser une série de tests toxicologique, pharmacologique, microbiologique et phytochimique dont le résultat final va être certifié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le produit n’est pas dangereux pour la santé des malades. C’est la naissance du «GP20». La découverte du produit va être protégée par la suite, par un brevet d’invention obtenu en 2009, appuyé par deux certificats d’Excellence et d’un certificat de qualité.

Le «GP20» guérit-il définitivement la sinusite? 

Selon les informations obtenues par «L’Eléphant» auprès de plusieurs malades, le «GP20», produit inventé par des Ivoiriens donc, permet de guérir définitivement la sinusite. Depuis l’ouverture du centre de traitement voilà dix ans, plus de 100 mille personnes ont été traitées dont dix mille provenant de l’extérieur du pays. C’est énorme! Ailleurs, un tel résultat constituerait une fierté nationale. D’ailleurs, le patronat ivoirien l’a compris et, en juillet dernier, a décerné le prix de l’innovation au Centre de Naturothérapie Spécialisé en Sinusite. Prix de l’innovation car, la façon de traiter la sinusite avec le «GP20» est parfaitement originale et exclusive du traitement classique traumatisant qui a lieu dans les CHU ou autres CHR. Ce qui, normalement, devrait entraîner une saine collaboration entre les CHU et le Centre pour le bonheur des malades. Mais dans la pratique, les choses, étrangement, ne se passent pas comme cela devrait être. Une sorte de méfiance règne entre les praticiens des hôpitaux publics et les scientifiques du Centre. Ce qui paraît assez curieux dès lors que l’objectif final est une meilleure prise en charge des malades pour une guérison complète avec un traitement plus confortable aux vertus démontrées.

Pourtant, dès le départ, le Centre a bénéficié des conseils avisés du professeur Yangni Angaté, ex-président de PROMETRA-Côte d’Ivoire. Ce chirurgien de renommée internationale, qui a joué un grand rôle dans la création du brevet d’invention pour le «GP20», estimait qu’il ne peut y avoir «une bonne collaboration entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle que si cette dernière s’engage sur la voie de la modernité.» Résultat des conseils, le Centre de Naturothérapie Spécialisé en Sinusite est aujourd’hui l’exemple achevé de la collaboration réussie entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle dont chacun sait qu’elle a de grandes capacités en matière de traitement, par des plantes, de plusieurs maladies. Une situation qui n’est d’ailleurs plus à démontrer. Dans nos villages en Afrique, des tradipraticiens guérissent des maladies qui laissent nos infirmiers et autres médecins pantois.

Pour preuve, le malade, dans le Centre, n’est pas pris en charge sur la base de considérations spirituelles, un reproche couramment fait à la médecine traditionnelle. La prise en charge se fait uniquement sur la base de considérations scientifiques, physiques avec une consultation préalable sur la base d’une radio (Blondeau), réalisée avec le matériel de la médecine moderne. Cela est la première étape de la prise en charge. La deuxième consiste ensuite en l’application du «GP20» par voie nasale, intervention donc des plantes (médecine traditionnelle). Il y a donc là, une parfaite collaboration entre les deux médecines vu qu’au final, le malade est guéri. Plus de 100 mille malades traités en dix ans, c’est là, la preuve de l’efficacité du produit et de l’utilité du Centre pour la guérison définitive des malades dont chacun l’a constaté, sont de plus en plus rares à se promener à Abidjan avec de petits tuyaux dans les narines maintenus par du sparadrap sur le nez.

Une décentralisation pour soulager les malades de l’intérieur du pays

La renommée du CNS-Sinusite a dépassé les frontières de la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, les malades arrivent du monde entier pour se faire soigner à Abidjan. L’expérience ivoirienne est demandée au Bénin, au Ghana, au Togo, etc. Hors des frontières de l’Afrique, l’expérience est sollicitée en France, au Canada et maintenant aux Etats-Unis. Dans un tel contexte, il est assez surprenant que les malades en Côte d’Ivoire n’aient entendu parler, à plus de 80% suivant une étude, du Centre que par le canal du «bouche-à-oreille». Un malade arrivant sur conseil d’un ex-malade guérit par le Centre et ainsi de suite. Pour une fois que des chercheurs ivoiriens ont inventé un produit médical qui est en train de régler définitivement un grave problème de santé public…on se demande pourquoi des pesanteurs empêchent le Centre, à l’interne, de se mettre au service des Ivoiriens et de permettre aux autorités de considérer comme solutionnée en Côte d’Ivoire, la question de la sinusite. Tout se passe comme s’il y avait une certaine honte à reconnaître que des Ivoiriens ont découvert un produit qui permet de guérir la sinusite, résultats radiographiques à l’appui. Pourtant, «L’Eléphant» s’est laissé dire que de nombreux décideurs et de nombreux médecins, sévissant dans notre pays, discrètement, ont fréquenté le Centre pour obtenir la guérison. Mais il n’empêche, le Centre fonctionne et est, sur le point de décentraliser ses activités à l’intérieur du pays, vu le nombre de malades qui arrivent de cette partie du pays et dont les charges sont alourdies par des séjours à l’hôtel, n’ayant personne chez qui loger à Abidjan pendant le temps de leur traitement. Ainsi, il est prévu l’ouverture de représentations avant la fin de l’année et au cours des mois à venir, dans la ville de Daloa, San Pedro, Korhogo, Bouna, Bouaké, Abengourou, toutes des zones où sévit la sinusite.

 

L’étrange attitude des assureurs

«L’Eléphant» a découvert, pendant son enquête, que les soins suivis par les malades dans le Centre n’étaient pas remboursés par les assureurs, pour ceux qui ont une assurance. Ce qui paraît étrange. Un assuré paye des primes pour sa prise en charge médicale, il souffre d’une pathologie que les traitements classiques ont du mal à guérir définitivement – parfois même il est dit au malade que la sinusite ne se guérit pas – mais les frais occasionnés par ces soins infructueux dans les hôpitaux publics ou cliniques privées où le malade n’est pas guéri sont pris en compte par les assureurs. Sauf que, lorsque le même malade se dirige vers le Centre où il est effectivement guéri, les frais ne sont pas pris en compte, au motif que les assureurs considèrent le Centre comme une zone de médecine traditionnelle non agréée. Qui doit agréer le Centre? Les assureurs ou les malades? Des démarches ont été effectuées par les responsables du Centre dans cet objectif, mais sans résultat, alors que des centaines de malades se trouvent dans de nombreuses sociétés privées couvertes par une assurance. La même attitude est observée du côté de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale dont les médecins-conseils freinent des quatre fers lorsqu’il s’agit d’agréer le Centre afin que les travailleurs puissent être couverts pour leurs soins dans le cadre du traitement de la Sinusite. Ce qui apparaît comme une incongruité. Peut-être que le ministre des affaires sociales devrait se pencher sur le sujet. Dès l’instant où le Centre fonctionne suivant une autorisation ministérielle au même titre que les cliniques privées, toutes ces difficultés pour les malades à se faire rembourser les frais générés par le traitement de cette pathologie ne devraient plus avoir cours. Tout comme les praticiens dans les hôpitaux publics ne devraient plus rechigner à recommander des malades au Centre pour leur prise en charge. Il s’agit d’une question de santé publique, de la guérison des malades et non de petits calculs sur des profits que chacun pourrait réaliser par ailleurs pour son weekend ou pour agrémenter ses fins de mois. Un malade souffrant d’une sinusite chronique coûte plus cher à la société que sa prise en charge dans un centre spécialisé. Et l’intérêt général devrait guider les uns et les autres dans leur approche de ces questions. 100 mille malades traités en dix ans, cela fait 10 mille malades par an dont des milliers de travailleurs dans tous les secteurs d’activité en Côte d’Ivoire. Comment se fait-il alors que les choses se passent comme s’il s’agissait, non pas d’une fierté pour la Côte d’Ivoire, mais plutôt d’une honte?

La Côte d’Ivoire émergente que le Président Ouattara veut laisser aux Ivoiriens à l’horizon 2020 n’est-elle pas celle qui célèbre l’excellence, l’innovation et la gagne? Comment se fait-il donc qu’un silence assourdissant entoure une découverte médicale ivoirienne dont on entend parler qu’à l’extérieur du pays et non à l’intérieur, d’abord?

Pour une fois que des Ivoiriens ont cherché et ont trouvé quelque chose qui marche, on est étonnés que les autorités n’en fassent pas une affaire nationale.

ASSALE TIEMOKO, in L’Eléphant déchainé n°488

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