Législatives 2016 à Gagnoa/Maurice Kakou Guikahué, CSE du Pdci Rda: «Je ne suis pas candidat du Cojep… Pourquoi, je n’étais pas à Daoukro, samedi»

By: Africa Newsquick

guikahue_ph-idLégislatives 2016 à Gagnoa/Maurice Kakou Guikahué, CSE du Pdci Rda: «Je ne suis pas candidat du Cojep… Pourquoi, je n’étais pas à Daoukro, samedi»

Mardi 20 septembre 2016, à la fin de la Session ordinaire du Secrétariat exécutif du PDCI-RDA, Pr Guikahué, chef dudit Secrétariat, a répondu aux questions de la presse.

 

Monsieur le secrétaire exécutif, que peut-on retenir comme délibérations de la réunion que vous venez de présider ?

C’était une Session ordinaire. Nous avons fait le compte rendu des différentes missions que j’ai effectuées aux Etats-Unis et les décisions prises par le président par rapport à la mise en place d’une conférence annuelle des délégués généraux d’Europe et des Amériques pour parler d’un certain nombre de choses, parce que nous avons décidé de la restructuration du parti à l’extérieur. Avant, il n’y avait que le délégué par pays, donc, on veut maintenant installer des sections. Les sections ont été créées. Il appartient désormais aux délégations de pourvoir les sections et après ces derniers vont installer les comités de base. Nous avons fait aussi le point de l’invitation que nous avait faite avec le Ndi pour participer au Forum des leaders des Etats-Unis. Nous avons salué l’éveil que nous remarquons au niveau du parti à l’extérieur. A un moment donné, il y avait eu un peu de léthargie, mais le parti a commencé à être dynamique à l’extérieur.  Nous avons pensé qu’il fallait l’encadrer. Nous avons fait aussi le point de la conduite du dossier des élections à la fin des travaux du Comité électoral. Le président a le dossier, nous avons donc informé le secrétariat que le président avait décidé de prendre en main, certaines circonscriptions électorales afin d’y éviter des candidatures indépendantes. Ce sont donc des circonscriptions à risque qu’il fallait regarder et déjà pour l’Ouest montagneux, il avait mis en mission le président du Conseil économique et social. Très bientôt, soit lui-même soit une autre personnalité va s’occuper des autres régions. On en a parlé. On a fait aussi le point des activités du Rhdp, c’est-à-dire les missions des coordinations qui viennent de rentrer. Nous avons dit que 90% des coordinations avaient été mises en place. Il n’y avait que quelques coordinations qui attendaient d’être mises en place parce que soit le chef de mission était à l’extérieur, soit les coordonnateurs eux-mêmes étaient en mission. Ensuite, nous avons parlé des textes fondateurs du parti unifié, le comité juridique l’a présenté. Nous avons demandé à chaque parti politique de les lire et de les étudier avant d’en faire une synthèse.

 

Vous êtes candidat dans la sous-préfecture de Gagnoa pour les législatives à venir. Pour ce faire, vous venez de boucler une tournée suivie d’une grande cérémonie dimanche dernier. Quel est votre sentiment sur cette dernière rencontre dans votre village natal ?

5-dsc_0884 6-dsc_0279 7-dsc_0324 8-dsc_0044 9-dsc_0228 10-dsc_0072 11-dsc_0357 12-dsc_0425 16-dsc_0666 17-dsc_0691 18-dsc_0788 dsc_0078 dsc_0146 dsc_0249 dsc_0258Je pense que la presse qui était présente a fait un large écho de ce qui s’est passé. Au-delà même, elle a fait un compte rendu exhaustif de tout ce qui s’est passé. Je pense que nous sommes dans un processus et je crois qu’il est trop tôt pour en parler. Il appartient aux uns et aux autres de juger, mais, nous avons un programme que nous sommes en train d’exécuter.

 

A la lecture des articles, nous avons constaté que vous avez nommé déjà un directeur de campagne et un directeur de campagne adjoint. Alors que vous avez dit qu’on va en Rhdp. Jusqu’à ce que le Rhdp décide des candidats, comment se fait-il qu’il y ait déjà cette équipe de campagne ?

On va en Rhdp, mais le Rhdp va déclarer des candidatures. Cependant, il y a des principes de base. La dernière fois, on était allé presqu’en Rhdp. Aujourd’hui, nous nous parlons. Autant Amadou Soumahoro prépare sa campagne à Séguéla, autant je prépare ma campagne à Gagnoa sous-préfecture. On ne parle pas, mais on se comprend. Donc, il n’y a pas d’inquiétude à se faire.

L’actualité également, c’est le 2ème anniversaire de l’Appel de Daoukro et votre absence n’est pas passée inaperçue. Qu’en est-il?

C’est parce que j’avais un problème de famille. Vous savez que le doyen Georges Kassy d’Aboisso, l’ancien Pdg de la Sitec était inhumé le même jour. Or Georges Kassy a été le témoin de mariage de mon épouse. Quand nous étions étudiants en 78. Il avait décidé de nous encadrer. Donc, vraiment un témoin qui a toujours été auprès de Vous. C’est notre père. Ayant perdu mon père, car je le considère comme mon père, je devais être à son inhumation. Et j’y suis allé avec l’autorisation du président du parti parce qu’il est aussi ami du président Bédié. Donc, c’est le président Bédié qui m’a donné l’autorisation d’aller à Aboisso où je l’y représentais et en même temps, j’étais en famille.

 

Monsieur le ministre, dans un quotidien de la place, nous avons lu un article où un de vos adversaires dit que votre candidature n’est pas acceptée par vos parents et que c’était une provocation?

J’ai cru entendre que c’est un militant du Cojep (Ndlr : Congrès des jeunes patriotes de Charles Blé Goudé). Moi, je ne suis pas du Cojep, comment voulez-vous que le Cojep accepte ma candidature. On n’est pas du tout sur la même ligne. C’est dangereux et quand même prétentieux. Ce jeune homme devient prétentieux en disant que moi, je n’ai pas le droit d’être candidat à Gagnoa, là c’est un peu fort.

 

Il va plus loin pour vous accuser de certaines choses… ?

C’est l’histoire de la Côte d’Ivoire. Chacun a vécu cette histoire. Ce que vous devez savoir, c’est que ce jeune-homme oublie que l’élection du président du Conseil régional est postérieure à notre situation du Golf hôtel. Pourtant, c’est moi qui ai choisi Djédjé Bagnon à Yopougon et il est parti pour la région, à Gagnoa. Et lui Zéliahourou était avec nous. Il est venu nous supplier. C’est grâce à nous qu’aujourd’hui, il est employé au Conseil régional. Il a même un véhicule, alors qu’avant, il était désœuvré. Donc, je pense que la première des choses, c’est d’avoir la reconnaissance du ventre.

 

M le ministre, il y a un autre candidat qui dit que vous vous attribuez des travaux que vous n’avez pas réalisés ?

Ce n’est même pas moi qui le dis. Ce sont les populations qui parlent. Vous n’avez pas eu la chance de tourner avec nous, mais ceux qui ont tourné le savent. Ce sont les populations qui le disent. Ce candidat dont vous parlez était dans le Guébié. Il est arrivé à Dalilié, il a dit : oui, il a des preuves avec des documents, que c’est le Conseil régional qui a fait leur route. Le chef du village lui a demandé de donner les documents, il a dit non qu’il ne peut pas donner le document. Alors le chef du village lui a dit « tu ne peux pas donner parce que tu mens. Sinon, quand les machines sont arrivées ici, les gens nous ont dit que c’est l’Ageroute qui faisait les routes du Guébié, mais sur plaidoyer du ministre Guikahué ». Les choses sont claires. Les gens se disent pourquoi, brusquement c’est dans le canton Paccolo et dans le canton Guébié que l’Ageroute fait les routes. Donc, les chefs savent la vérité. C’est eux qui hébergent les gens qui travaillent, ils leur demandent. Les gens leur écrivent pour leur dire que nous venons faire les routes à la demande du ministre Guikahué. C’était programmé, mais il a accéléré, sinon le ministre Guikahué a quels moyens pour avoir des engins? Seulement les parents apprécient et ce qu’ils disent c’est que : tu n’as même pas de poste électif, mais tu vas demander des choses à tes camarades, à tes amis, pour nous envoyer et on nous les envoie. Donc nous, on veut faire de toi le député pour que tu demandes beaucoup, pour que tu sois fort.

 

Alors Monsieur le ministre, que répondez-vous à tout ça ? Cela ressemble déjà à une campagne non civilisée ?

La réponse c’est au soir des élections. Houphouët-Boigny disait que la personne qui insulte salit sa bouche.

 

Monsieur le ministre, votre zone est considérée comme un bastion du Fpi. Au regard de l’adhésion massive des populations et des chefs à votre ambition, pensez-vous que la configuration politique de la zone est en train de changer ?

Il ne faut pas aller trop vite en besogne. Et puis il ne faut pas dire que les chefs se sont alliés, ce qui est positif, c’est que les chefs ont ouvert leur village et ils nous ont accueillis. Donc, on voulait parler de réconciliation, ils ont dit eux-mêmes que le passé était passé et qu’ils voulaient qu’on regarde ensemble l’avenir. Donc, c’est ce qui est important dans la tournée que j’ai faite. Parce que c’est la première fois, depuis que je suis aux affaires, de disposer de temps pour des visites. J’ai parcouru 152 campements et 71 villages. Nous avons pris notre temps, ils nous ont accueillis avec des danses. Ils nous ont fait des dons. Et le fait que je sois parti moi-même pour leur présenter ma candidature, les a marqués positivement. Ils ont dit que nous avons reçu des commentaires sur l’homme, mais c’est aujourd’hui que nous découvrons Guikahué. Il y a beaucoup qui avaient des préjugés. Comme on est dans le domaine politique, les gens disent toujours des choses fausses sur le compte des autres pour se positionner. Mais  le contact que j’ai eu avec eux les a emmenés à comprendre que l’homme qu’on leur présentait était contraire à celui qui était en face d’eux. Et dans la mesure de nos moyens, chaque fois qu’ils posaient des problèmes qu’on pouvait résoudre, on le faisait. Dans une localité, pour la construction d’une école, il manquait 5 tonnes de ciment, on les leur a promis pour le lendemain matin. Ils ont reçu le ciment. Dans un autre village, c’était toujours le problème de la rentrée, on leur a donné du ciment et du sable. Dans un village éloigné de la source d’eau où la pompe était en panne depuis plus de 10 en 48h, on leur a donné de l’eau. Il y avait des appâtâmes sans chaises, on a donné des chaises, il y avait aussi des appâtâmes non cimentés avec de la poussière partout, ce qui nous a gêné, le lendemain, on leur a apporté du ciment. On s’est mis au travail. Au lieu de bavarder, on veut rendre service aux populations parce que ce sont les populations qui votent. Tout le monde cherche des électeurs. Ce qui a tranché, c’est que quand nous sommes passés, nous n’avons parlé de personne. Les gens nous appellent. Pendant votre passage, vous n’avez parlé de personne. On vous a expliqué nos attentes, vous avez même apporté des solutions. Tu nous a même expliqué ce qui est faisable maintenant et ce qui doit attendre. Mais quand les autres viennent c’est de toi qu’ils parlent.

 

Monsieur le ministre, à quand la confrontation des listes Pdci, Rdr pour aller en Rhdp ?

Très bientôt. En fait, ce n’est pas une confrontation de listes. C’est une discussion de répartition des circonscriptions. Et puis, une fois que vous avez vos circonscriptions, vous les remplissez. C’est comme les coordinations Rhdp qu’on vient de faire. Il y avait 124 coordinations. On a dit, voici celles que le Pdci doit gérer, voici celles du Rdr, etc. une fois que cela a été fait, on a nommé les coordonnateurs, ça sera presque la même chose. Mais chaque parti devra mettre le candidat qui puisse nous faire gagner.

Interview réalisée par Guy TRESSIA (africanewsquick.net), Eddy Péhé et Diarrassouba Sory (Le Nouveau Réveil)

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