Après sa sortie dans “Le Monde Afrique” : Un membre du Bureau Politique du PDCI-RDA écrit au président Bédié… «Vous êtes notre remède…»

Après sa sortie dans “Le Monde Afrique” : Membre du Bureau Politique du PDCI-RDA écrit au président Bédié… «Vous êtes notre remède…»

Lettre Ouverte au Président Henri KONAN BEDIE, président du PDCI-RDA.
Excellence Monsieur le Président,
C’est avec une immense joie et un dynamisme retrouvé que j’ai entamé ma journée de ce vendredi 2 août 2019 après avoir parcouru l’intégralité de l’interview que vous avez tout récemment accordé au journal “Le Monde Afrique”.
En effet dans sa parution du jeudi 1er aout 2019, Le Monde Afrique nous délivre son papier dans lequel vous faite une importante déclaration.
A la question du journaliste qui vous a demandé si en votre for intérieur vous souhaitez briguer la présidence de la République, vous avez répondu et je cite :
“Si on me le demande, je suis un homme de service, un homme qui a suivi une tradition de don de soi, mais nous n’en sommes pas encore là.”
Excellence monsieur le président,
Nous vous le demanderons lors de la Convention, moi le premier…
Vous êtes notre remède actuel et nous ne nous priverons pas de vos 60 ans de vie publique consacrée à la politique à cause du qu’en dira t’on.
Nous sommes fatigué d’entendre tous les jours les mêmes refrains : “Il est trop âgé pour se présenter…Il faut laisser la place aux jeunes…”
De quels jeunes parlons nous ?
Les jeunes qui n’ont pas hésité à basculer de l’autre côté dès les premiers coups de vent?
Ou s’agit-il tout simplement de cette macronite aigüe qui a envahi l’esprit de certaines personnes depuis un moment?
Le président Macron est justement l’exception qui confirme bien la règle selon laquelle un prétendant à la fonction présidentielle devrait posséder une bonne dose d’expérience de très hautes fonctions au sommet de l’état et une certaine stature présidentielle.
J’invite donc, avec votre permission et surtout votre bénédiction, tous les ivoiriens militants ou sympathisants du PDCI, militants ou sympathisants des autres partis de l’opposition, à redescendre un peu sur terre, à arrêter les discussions inutiles sur la probabilité de candidature de tel ou tel, à se reconcentrer sur l’essentiel qui est l’enrôlement d’un maximum de nouveaux militants de l’opposition, et surtout à savoir raison garder en toutes circonstances.
De grâce, n’insultons pas le crocodile tant que nos pieds sont encore dans l’eau…
La Convention de notre parti, le PDCI-RDA, nous donnera notre candidat et nous le soutiendrons, poitrine en avant.
Les enjeux politiques et sociétaux de notre pays, les enjeux régionaux et ethniques de notre grande mosaïque culturelle, le contexte de cette élection présidentielle de 2020 qui sera sans aucun doute une élection sous très haute tension, l’urgente nécessité pour le PDCI de se reconcentrer sur ses valeurs, son attachement indéfectible aux idéaux de paix, de dialogue et de tolérance tels que légués par le père de la nation, le président Felix Houphouët-Boigny, nous font dire que vous êtes le remède adéquat au mal qui nous ronge depuis la crise postélectorale de 2010.
Nous nous devons de nous dresser et d’être unis comme un seul homme derrière le leader incontestable et incontesté de notre parti.
Au chef il faut des hommes et aux hommes il faut un chef.
Qui mieux que vous pourrait permettre aux ivoiriens de se redonner la main? Qui mieux que vous qui avez subi la première atteinte grave à notre jeune démocratie, à travers le premier coup d’état perpétré en Côte d’Ivoire le 24 décembre 1999, pourrait initier un vrai début de réconciliation entre les fils et filles de ce pays?
La réconciliation devrait d’ailleurs être, à mon humble avis, la seule thématique que les ivoiriens devrait scruter de près dans les projets de chaque candidat. Le camp d’en face nous ayant déjà montré toute son incapacité à réconcilier les ivoiriens, il vous revient de droit la légitimité de cette tâche, ô combien complexe et piégeuse.
Excellence Monsieur le Président,
Permettez moi de vous dire, de ma modeste position de petit-fils que je pourrais être pour vous, ce que vous savez déjà, à savoir que pour nous réconcilier sincèrement il faut que chacun reconnaisse ses fautes et s’en repente avant de demander pardon.
Le simple pardon ne suffit pas…
Les acteurs principaux de la crise ivoirienne sont fort heureusement encore là…le président Laurent GBAGBO, le président Alassane OUATTARA et vous-même.
Pour initier une réconciliation solide, il faudrait repartir à l’origine de cette crise et remettre les pendules à l’heure. Personne d’autre ne réussira à le faire aussi bien que vous car c’est vous qui étiez aux affaires quand cela a commencé…
Ainsi prend fin mon billet, Excellence Monsieur le Président, et c’est avec beaucoup de respect et de dévouement que je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations chaleureuses.
Jean Yves ESSO ESSIS
Membre du Bureau Politique du PDCI-RDA.
Président des Cadres Dynamiques du PDCI-RDA.

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