Alerte/Côte d’Ivoire-PND: Le développement à l’horizon 2040 compromis par une perte de 2.355 milliards FCFA

Perte de 2.355 milliards FCFA pour cause d’érosion. Une vraie menace pour le développement !

Autour du thème : « Erosion côtière et avenir des villes et villages du littoral de Côte d’Ivoire »,le Bureau national de la prospective et de la veille stratégique (BNPVS) a récemment organisé une conférence avec pour orateur, Yéo Nahoua, directeur de Cabinet du ministère du Plan et du développement. Il représentait à cette occasion, la ministre Kaba Nialé.

Selon lui, ‘’Les pertes possibles qu’occasionnent les effets de l’érosion côtière, phénomène trouvant son origine dans le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer sur le littoral Ivoirien, sont chiffrés à 2. 355 milliards FCFA, selon une étude du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), datant de 2008’’.

Et de poursuivre pour dire qu’une telle situation est catastrophique pour la stabilité économique, sociale et politique du pays. Justifiant ses propos, le collaborateur de Kaba Nialé a estimé que l’érosion côtière pourrait gravement compromettre la réalisation de scénarios positifs construits par la Côte d’Ivoire dans sa vision de développement à l’horizon 2040, et l’atteinte des objectifs de développement durable.

« Le littoral abrite une part significative des infrastructures et de l’activité économique du pays. Il en vient donc à déduire que la gestion du littoral du pays nous interpelle tous, surtout qu’un certain nombre de localités ont déjà disparu avec l’avancée de la mer. Et la menace est toujours d’actualité », ajoute le conférencier. Qui explique qu’elle a considérablement pris de l’ampleur ces dernières années, au point que les villes comme Abidjan, Grand-Bassam et Grand-Lahou, sont exposées à la montée des eaux.

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Tirant la sonnette d’alarme, il exhorte les uns et les autres à adopter des stratégies qui visent pour la plupart, à mettre en place des stratégies et activités permettant aux populations de comprendre les enjeux et d’adopter les changements de comportements nécessaires pour mieux s’adapter aux effets du changement climatique.

Pour sa part, le Secrétaire général de la BNPVS, Dr. Pokou Koffi, a rappelé que la mise en place d’un dispositif institutionnel de veille stratégique pour surveiller les scénarios d’évolution de la Côte d’Ivoire, fait partie des trois recommandations de l’Etude nationale prospective Côte d’Ivoire pour un pays, ‘’ Puissance industrielle, unie dans sa diversité culturelle, démocratique et ouverte sur le monde’’.

Nathanaël Yao

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