Alerte/Côte d’Ivoire-Dialogue bloqué: Alassane Ouattara ne veut pas la paix, Emmanuel Macron aussi (opinion)

Alerte/Côte d’Ivoire-Dialogue bloqué: Alassane Ouattara ne veut pas la paix, Emmanuel Macron aussi (opinion)

Alassane Ouattara a annoncé un ‘’dialogue franc et sincère’’ avec l’opposition. Il a rencontré le chef de file de ladite opposition. Les anciens pensionnaires de l’Hôtel du Golf s’y sont retrouvés. Rien n’avait véritablement filtré. Du Golf au pouvoir. Du pouvoir au Golf. Tout un symbole. Henri Konan Bédié lui a signifié ses préalables non négociables. Le 11 novembre 2020. Cela fait 11 jours. Et rien ne bouge. Que se passe-t-il? Dialogue rompu ?

Ainsi, recevant une délégation des Atchan, HKB lève un coin du voile des préalables non négociables.

«Il n’est impossible de continuer ce dialogue sans la libération de tous nos militants, tous nos cadres incarcérés. Il n’est pas possible de continuer ce dialogue sans la levée du blocus qui assiège encore quelques-uns d’entre eux comme Hubert Oulaye. Donc j’ai suspendu ce dialogue jusqu’à ce que nos frères soient libérés». A révélé le Sphinx de Daoukro.

Le constat est clair. Selon certains observateurs de la politique ivoirienne, Ouattara ne veut que ruser avec l’opposition jusqu’à son investiture pour durcir le ton et plonger le pays dans une dictature cruelle, car depuis la rencontre avec Bédié, il ne parle même plus de dialogue avec l’opposition. Seule l’opposition tien encore au concept de dialogue.

Bédié attend le pas de Ouattara pour que ce dialogue devienne une réalité. Car, Ouattara a obtenu ce qu’il voulait, la renonciation au Conseil national de transition (CNT) dont ne parle presque plus l’opposition. Le CNT s’est-il mué en Coordination de la Coalition des Plateformes et Partis politiques de l’opposition ? En tout cas, tout porte à le croire. Le constat a été fait lorsque le président Bédié a publié un communiqué, mercredi dernier en tant que président de ladite coordination et non du CNT.

Lire aussi:  Affaire ‘’Alassane Ouattara-Luis Moreno-Ocampo’’ : La petite leçon de Ange Dagaret-Dassaud à notre chef de l’Etat de Côte d’Ivoire et à tous les chefs…

Cela suppose, après cette renonciation au CNT, Ouattara devrait faire son premier pas avec la libération des collaborateurs du président Bédié (Pascal Affi N’guessan, Maurice Kakou Guikahué, Séri Bi N’guessan Privat, N’dri Kouadio Pierre-Narcisse, Valérie Yapo, Bassy-Koffi Bernard), des démocrates emprisonnés et la levée de tous les blocus.

Mais, en lieu et place de la libération des détenus illégaux, c’est plutôt la traque aux opposants et manifestants contre son 3e mandat. Le cas de Bonzi à Yamoussoukro en est la preuve.

La lutte risque de prendre une autre tournure plus intensive les jours à venir, selon des indiscrétions au sein de l’opposition ivoirienne. Car, selon celles-ci, «l’opposition veut la paix et a fait son pas vers la paix. Mais Alassane Ouattara qui veut la guerre tarde à poser le pas qui sauve».

Certains ne tardent pas à prendre le raccourcis, interprétant le soutien du président français Emmanuel Macro à Ouattara, comme quoi ‘’la France soutient la guerre civile en Côte d’Ivoire’’ avec son soutien à Alassane Dramane Ouattara. Est-ce ce que veut vraiment la France de Macron ? Seul le peuple souverain de Côte d’Ivoire saura y répondre.

Gilles Richard OMAEL

Laisser un commentaire