Affaire d’indemnisations de déchets toxiques: L’argent juste à portée de mains… Par ici la monnaie !

Affaire d’indemnisations de déchets toxiques: L’argent juste à portée de mains…  Par ici la monnaie !

 

Pour qui suit bien l’affaire des indemnisations des victimes de déchets toxiques en Côte d’Ivoire, l’on comprendra bien que le quadrupède également a un œil porté sur ce dossier  qui évolue de bout à bout sans forcément prendrepartie ; c’est de son devoir de journaliste professionnel.

Partageons les dernières rumeurs qui  émanent de certains couloirs et qui sonnent comme de petites vérités cachées. 

Petit rappel…

Vous vous souvenez que sous le titre « qui veut ‘’manger’’l’argent « toxique », « L’Eléphant » avait donné quelques informations détaillées de l’affaire « Brobo Koala » qui traine depuis l’année 2006.

Rappelant qu’un navire « Probo Koala »  avait déversé une quantité énorme de déchets toxiques, quantité estimée à environ 500 m3, dans la périphérie abidjanaise !C’était devenu le sujet des afterworks,  foyers familiaux et des conversations et échanges entre amis et parents ; en tout cas cette affaire avait beaucoup nourri les débats et échanges.

Un écrit publié par le confrère André Silver Konan sous le titre « Affaire des déchets toxiques en Côte d’Ivoire : AdamaBictogo visé par une plainte des victimes du Probo Koala », à la date précise du 1er mars 2019, que nous avons lu apprenant que…« AdamaBictogo, proche du président Alassane Ouattara, serait la cible d’une plainte des victimes du Probo Koala, le navire qui avait illégalement déversé des produits toxiques dans la périphérie d’Abidjan en 2006. L’ex-ministre avait joué les bons offices pour le compte des victimes, dont certaines l’accusent de détournement de fonds. Après plusieurs années de tractations, des victimes réunies au sein du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (RENADVIDET-CI) ont porté plainte contre l’ex-ministre AdamaBictogo.  Dans la suite, une audience devrait se tenir le 4 avril, au tribunal de première instance du Plateau ». Ce papier a permis au Quadrupède de savoir que ce dossier est encore vivement d’actualité.

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La suite donnait lieu d’une 2ème phase d’indemnisations de 224.000 victimes. Et  c’est Claude Gohourou qui explique : «Il y avait une opposition par rapport au nombre de personnes prises en compte par Trafigura lors de la 1ère phase d’indemnisation. Là où l’Etat de Côte d’Ivoire a déclaré 100 mille malades, 25 personnes hospitalisées, 17 morts, Trafigura ne peut pas dire qu’elle a indemnisé 29 mille individus et l’indemnisation est terminée en Côte d’Ivoire. Voici l’origine de la procédure de la deuxième vague. C’est cette remise en cause de la déclaration de Trafigura qui nous a poussé à engager la procédure de cette 2ème vague».

Il a annoncé que 224 mille victimes sont concernées par la deuxième vague et promet révéler le montant des fonds destinés à cette opération au cours d’un giga meeting. Il fait cette précision : «Une partie des fonds de cette indemnisation est déjà à Abidjan. A un rassemblement au stade de Vridi Cité, nous allons dévoiler l’exclusivité du montant aux victimes ».

 Claude Gohourouavait soutenu que cette partie de l’argent destiné à l’indemnisation des victimes est logée dans une banque de la place dont le nom est à taire.

 Il a par ailleurs dénoncé les pratiques de l’entreprise Trafigura qui fait croire qu’elle a signé un accord confidentiel avec les victimes. «Aujourd’hui, vous commencez par le chef de l’Etat, le Premier ministre, les membres du Gouvernement ainsi que l’ancien régime, je veux qu’on me présente, cet accord confidentiel signé entre Trafigura et les victimes qui parle de fin d’indemnisation. C’est un accord confidentiel opaque caché, lugubre qui est détenu par Trafigura dont les représentants sont des personnes de moralité douteuse, le dossier d’indemnisation des victimes doit être clôturé définitivement et rester sans suite en Côte d’Ivoire », a déploré M. Gohourou.

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Un programme de contrôle et de validation des listes avait été mis enplace. Avec certitude…

C’est le Président de la Coordination qui prévient que cette opération sera gratuite dans le District d’Abidjan et les victimes auront les informations précises sur les différentes périodes de l’arrivée des avocats et de l’indemnisation. Le quadrupède attend encore…

La nouvelle du jour

Dans les bases ou sièges des structures d’enrôlements des victimes des déchets toxiques, il y a beaucoup d’informations qui circulent sous forme de rumeurs. Il est aussi bon de savoir que dans notre pays la Côte d’Ivoire, ces rumeurs sont des vérités cachées …

Il se raconte que les structures ont effectivement reçu sur leurs comptes bancaires beaucoup d’argent, des milliards, qu’elles doivent donner aux victimes; au point que selon les calculs, chaque victime doit s’attendre à recevoir en moyenne cinq millions francs CFA. Surtout qu’avec le temps, il y a eu des morts au niveau des populations et victimes elles-mêmes. Et quand le quadrupède s’est intéressé à ce dossier, il s’est rendu compte que la phase des mises à jour a été effective et qu’elleest terminée. Les payements sont prévus en réalité pour les mois d’avril à juin 2020.

Si un point soulève des interrogations et quelques remous, c’est celui des rattrapages des personnes qui viennent de se mettre à jour relativement aux sept cents cinquante mille francs qui avaient été distribués. Pourquoi donc ne pas donner aux concernés leurs parts rapidement, surtout qu’ilsse sont mis à jour.

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L’argent va donc circuler dans les mains et poches des victimes. Par ici la monnaie !

Des perspectives proches

Si une perspective est plus que réjouissante, c’est que les vrais victimes ont été appelées à passer pour les toutes dernières vérifications avant payement. Certains ont juste demandé aux responsables de leur accorder un temps de Coronavirus c’est-à-dire que les premières tensions liées à la pandémie se calment d’abord et ils passeront aux différents bureaux. Pourvu qu’ils n’oublient pas les agents qui les recevront !

 

Thierry LEES

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