Accidents à l’approche de Pâques: Les raisons d’au moins 38 morts

A la différence de la période de Pâques 2020 où la crise sanitaire avait provoqué l’isolement du Grand Abidjan et une fête assez modeste avec le strict respect des mesures barrières, Pâques 2021 aura été l’une des plus sanglantes de cette décennie, en termes d’accidents mortels de la circulation.

Cette année, des voyageurs de toutes les corporations ont pris d’assaut les gares routières du pays en vue de rejoindre pour certains, des parents et pour d’autres, des amis pour ne pas se faire conter les ambiances ou rencontres liées à la fête de Pâques.

Ainsi, depuis le 20 mars 2021, les gares routières sont bondées de monde au point où certaines de ces gares ont par moment manqué de cars disponibles.

Car les départs étaient accélérés.

Loin de l’euphorie due à la fête qui semblait avoir démarré dans les gares à cause de l’ambiance qui y régnait, des accidents de la circulation ont endeuillé plusieurs familles sur des routes.

Officiellement, la route a tué 21 personnes sur la route de Bouaflé, le 24 mars 2021. Le 31 mars, soit une semaine plus tard, l’axe Ferkessedougou-Ouangolodougou a été témoin du décès de 16 personnes par accident. Quelques jours après, un Gbaka renversé a provoqué 1 mort et plusieurs blessés sur l’axe Abengourou-Yamoussoukro, sans oublier une femme enceinte dont l’une des jambes a été broyée par un taxi communal dans la commune de Cocody. En outre, le 02 avril 2021, aux environs de 3heures du matin, un camion remorque chargé d’engrais s’est renversé avec tout son contenu à Touadji, provoquant la mort de l’apprenti qui avait tenté de sauté du camion déséquilibré après une crevaison. Et le 03 avril, un bus dont le chauffeur a perdu le contrôle, a violemment heurté un poteau électrique. Selon nos sources, il y a eu des blessés suite à cet accident.

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Ce bilan interpellateur donne l’impression que les campagnes de sensibilisation pilotées par la Police spéciale de la sécurité routière et l’Office de sécurité routière (OSER) sont tombées dans des oreilles de sourds.

Et les retraits de permis de conduire n’ont pas grand effet.

Le ministre des Transports, Amadou Koné ne pouvait que demander à ces structures de redoubler d’efforts en matière de sensibilisation.

Les causes de ces accidents, elles, sont malheureusement restées les mêmes à savoir : les excès de vitesse, l’imprudence de certains chauffeurs, les mauvais stationnements, les pannes mécaniques, le manque de repos de certains chauffeurs, l’alcool…

Vu la gravité de la situation, l’Etat doit rentrer au laboratoire pour proposer d’autres solutions afin de réduire considérablement les accidents de la circulation sur nos voies principales et dans nos villes.

Nathanael Yao

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