Abidjan-lagune Ebrié: On pollue, on dépollue et on re-pollue… des dangers guettent la population, le Ciapol interpellé

Abidjan-lagune Ebrié: On pollue, on dépollue et on re-pollue… des dangers guettent la population

La lagune Ebrié qui faisait la fierté des ivoiriens, perd au fil du temps sa vitalité et sa pureté. Elle devient au contraire un danger permanent pour la population abidjanaise.

En effet, le processus d’urbanisation qui était de 45,7% en 1999 s’est accéléré et reste non contrôlé, surtout dans la capitale économique.

A Abidjan, selon une étude, plus de 70 quartiers précaires occupant un espace au-delà 700 ha ont été identifiés en 1994. Ces quartiers dits marginaux occupent les zones non adaptées à 1’habitation car situés dans des bas-fonds ou en bordure de lagune. Ils entraînent une très forte pression sur les ressources naturelles par la pollution des eaux, la dégradation de la lagune. L’assainissement et le traitement des déchets demeurent insuffisants et présentent un haut risque pour la santé publique et l’environnement.

Au nombre des quartiers défavorisés d’Abidjan dont le comportement des habitants polluent la lagune Ebrié, figurent quartier Divo, Sans fil, Aklomiabla de la commune de Koumassi. Dans ces quartiers ouverts sur la lagune, les populations ont provoqué le recul de cette étendue d’eau par endroits, à cause des décharges d’ordures depuis plusieurs années. C’est le cas d’Aklomiabla côté Sans fil et quartier Divo.

Après la dépollution de la lagune côté Remblais et Sans fil, les travaux ont actuellement lieu à Aklomiabla où la lagune ayant reculé et disparu par endroits à cause des tas d’ordures, est en train d’être débarrassé de ces énormes tas d’immondices. Malgré ces travaux visibles de tous et qui devraient interpeller les populations, elles continuent de polluer la lagune par des canalisations d’eaux de WC, de toilettes, de vaisselles…

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L’exemple d’un caniveau  de fortune créé par les populations vivant dans les environs de la station service d’Aklomiabla est édifiant. Ces habitants ont, en fait, construit un caniveau qui déverse directement toutes les eaux usées de leurs ménages dans la lagune. De passage à côté de cette canalisation, une odeur purulente qui attire les mouches, attire votre attention.

Cette pollution n’épargne pas les populations d’Aklomiabla et celle d’Abidjan en générale, des maladies telles que l’onchocercose, le choléra, la diarrhée…Aussi, fait-elle disparaître plusieurs espèces animales de la lagune.

L’Etat Ivoirien à travers les mairies concernées et les structures spécialisées en dépollution comme le Ciapol, se doivent de lancer des campagnes de sensibilisation à l’endroit des populations afin d’éviter les comportements qui dégradent non seulement la lagune mais sont source de nombreuses maladies.

Nathanaël  Yao

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