3e mandat/Bangolo: Menacé de destitution, un chef de village crache ses vérités au corps préfectoral et interpelle

3e mandat/Bangolo: Menacé de destitution, un chef de village crache ses vérités au corps préfectoral et interpelle

Le chef du village de Gohouo, Zarabaon, a craché ses vérités au corps préfectoral qui le menace de destitution s’il ne présentait pas des excuses publiques, après avoir participé à une marche anti-3e mandat d’Alassane Dramane Ouattara.

«Je n’ai aucune excuse à présenter au préfet de Bangolo et au sous-préfet de Zou. Depuis que j’ai participé à la marche de protestation contre le 3e mandat du Président de la République le 13 août, mon téléphone ne cesse de sonné. D’autres me disent que les chefs de village doivent pas faire la politique, le sous-préfet me menace de me retirer mon arrêté de nomination, le préfet me demande de rendre ma lettre de démission, certains me disent de demander pardon», a confié le chef Zarabaon.

Reconnaissant que les chefs coutumiers ne devraient pas faire la politique, il dit ceci: «Les chefs de village ne doivent pas faire la politique, je suis entièrement d’accord. Mais, quand des chefs qui occupent des responsabilités régionale et même ethnique dans le directoire des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire font un communiqué de soutien à la candidature d’un politicien, on appelle ça comment ? Quand le président de la République garant des institutions de la République proclame   à la veille de notre fête de l’indépendance une candidature en violation flagrante de la constitution que lui même a créée, on appelle ça comment ? Dans ce contexte peut-on parler d’état de droit?», interroge le gardien des us et coutumes de Gohouo.

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Et de trancher : «Que le préfet de Bangolo et sous-préfet de Zou répondent à ces trois préoccupations avant de me demander ma lettre de démission, dans le cas contraire qu’ils aillent dire à la population de Gohouo que je suis plus à la tête de leur village».

Une correspondance particulière à Bangolo

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