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Relations internationales: Malgré la guerre avec la Russie, l’Ukraine frappe à la porte de l’UE

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President UK
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Nous savons tous que l’Ukraine est en guerre que lui impose l’Etat soviétique depuis un peu plus d’un an. Mais voilà une étape à la fois symbolique et politique forte pour cette population Ukrainienne.

Ce mardi 25 juin, selon nos sources de France 24, marque le coup d’envoi du processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne (UE). Mais Kiev aura beaucoup à faire pour répondre aux exigences du bloc sur ce chemin qui s’annonce long et « sans précédent ».

Et si les choses changeaient pour l’Ukraine ?

President UK

Là est la grande question qu’on se pose. Le chemin est tracé, la ligne d’arrivée est encore loin, mais cela n’empêchera pas Kiev de se rapprocher comme jamais des 27 pays de l’Union européenne. Ecoutons ou lisons cette analyse d’un analyste de la politique : « L’Ukraine pourrait ainsi participer au plan politique et intégrer beaucoup plus directement la politique étrangère de l’UE par exemple. Kiev pourrait participer à toute une série de domaines sans être pleinement intégrée dans les instances européennes ou de participer de tous les programmes de l’UE. » C’est Jacques Rupnik, professeur à Sciences Po qui le dit.

L’adhésion prendra des années, mais pour le prof., l’UE voulait aller vite alors que la Hongrie – proche de la Russie – s’apprête à prendre la présidence du Conseil européen. « Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, considérait comme priorité l’élargissement vers les Balkans, en particulier vers la Serbie. Par contre, il trouvait que l’Ukraine en guerre et qui engage un processus de négociation n’était vraiment pas opportun. »

Et le facteur « temps de guerre » ?

Kiev aura donc beaucoup à faire pour répondre aux exigences de l’UE. L’Ukraine devra respecter le cahier des charges européen, réformer son système judiciaire et lutter contre la corruption, tout cela en temps de guerre. Pour Jacques Rupnik, la question de la guerre impose « la question la plus difficile », soit de savoir si l’une des conditions pour l’adhésion « ne sera pas tôt ou tard de trouver un cessez-le-feu ».

Politiquement et symboliquement, c’est très fort. Les obstacles économiques sont là, mais le principal obstacle est le fait que l’Ukraine est en guerre. Tant qu’un pays est en guerre, il est très difficile de savoir comment mener une négociation. C’est quelque chose de sans précédent… »

On l’aura dit « N » fois mais bon, on peut se permettre de rêver. La vérité est que : « Pas question d’adhérer tant que vous n’avez pas réglé les problèmes de frontières, les problèmes territoriaux».

Cela va être la question la plus difficile, la question sous-jacente qui est posée : Est-ce que l’une des conditions pour une adhésion de l’Ukraine, ça ne sera pas tôt ou tard de trouver un cessez-le-feu ? Peut-être pas de l’intégralité du territoire ukrainien, mais celui qui est contrôlé par le gouvernement démocratique du président Zelensky ?

Comme le dirait les artistes « Zouglou » de Côte d’Ivoire, la question reste posée ! Attendons pour voir…

Thierry Lees

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