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Santé en Côte d’Ivoire : Un dispositif légal pour encadrer l’exercice de la Médecine voté au Sénat

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Règlementer de manière parcellaire par divers textes sans que cela ne soit confiné dans un texte précis de bonnes pratiques, désormais c’est chose faite. Le Ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, vient de réussir cela, à travers le vote à l’unanimité, ce mercredi 27 mars 2024, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny, qui sert lieu d’hémicycle au Sénat, du « projet de loi portant exercice de la Médecine».

Cette loi, selon l’émissaire du Chef de l’Etat, vient revisiter tous les textes afin de répondre aux exigences actuelles de la santé publique. Ainsi, livrant l’objet de cette initiative, il a fait noter « Le présent projet de loi a pour objectif de regrouper les dispositions diverses existantes et d’en proposer de nouvelles, afin de permettre un exercice de la médecine qui demeure conforme aux exigences actuelles de Santé Publique. Le présent projet de loi prend en compte, en plus de l’exercice dans le public, l’exercice dans le privé. Il encadre la pratique de la médecine dans le secteur privé comprenant, entre autres, l’exercice permanent par des médecins étrangers, subordonnée à leur inscription au tableau de l’Ordre en vue de pallier le manque de certaines compétences. Le médecin non résident peut être autorisé à exercer exceptionnellement la médecine en Côte d’Ivoire. En outre, le présent projet de loi prend en compte les dispositions communautaires concernant la libre circulation des médecins dans l’espace UEMOA. »

L’objet de cette loi décliné, le ministre heureux de voir ledit texte voter à l’unanimité a face à la presse, appuyé ses explications par ceci « Vous savez que le Chef de l’Etat, le Président Alassane Ouattara dans le cadre de son programme Côte d’Ivoire solidaire a décidé de faire des investissements massifs au niveau du capital humain. Et au cœur de ce capital humain réside le secteur de la Santé avec un programme hospitalier qu’il a mis en œuvre et qui se poursuit. Mais également il a procédé à des réformes importantes pour que ce secteur se bonifie et la santé en Côte d’Ivoire soit le plus élevé possible. Il était important pour nous de regarder l’architecture qui existe et donc de prendre des textes pour encadrer l’exercice de la médecine en Côte d’Ivoire… », a-t-il indiqué avant de poursuivre « () Nous avons pris un texte pour que non seulement encadrer l’exercice de la médecine mais également tenir compte des innovations et de l’évolution de ce secteur à l’heure actuelle. Donc je pense que c’est un très bon texte qui va permettre non seulement d’investir aussi bien dans le public que dans le privé dans la médecine mais également d’encadrer l’intervention des spécialistes pour éviter les erreurs, renforcer la responsabilité du médecin, dans ce qui est fait dans nos hôpitaux… »

Se penchant sur le second texte à savoir le « projet de loi portant organisation et fonctionnement de l’Ordre national des Chirurgiens-Dentistes de Côte d’Ivoire », Pierre Demba, de relever « Le second texte sur l’organisation, le fonctionnement de l’Ordre des chirurgiens-dentistes, vient organiser cet secteur clé de la santé mais également voir comment est-ce que le dispositif au niveau national s’entende pour que les soins dentaires soient disponibles partout. Aujourd’hui on dispose en Côte d’Ivoire de 900 chirurgiens-dentistes dont 600 sont dans le public. Notre objectif c’est de renforcer la formation des chirurgiens-dentistes pour en disposer un peu partout. Cela, parce que dans le cadre de la Couverture maladie universelle l’objectif c’est de mettre des soins de proximité à disposition des populations. Par leur organisation et par leur formation continue cet Ordre permet de disposer de personnel compétent pour faire ces soins. Et donc ces deux textes ont été adoptés je suis très heureux, ça participera à la qualité des soins et à faire, également, avancer les réformes dans le secteur de la santé… », a-t-il mentionné saluant l’ensemble des Sénateurs membres de la Commission des affaires sociales et culturelles, conduit par Michel Coffi Benoît.

ANL