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Présidence du PDCI: Depuis Yopougon, attention, y’a danger ! Le cri du cœur d’un haut cadre de Côte d’Ivoire

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Une équipe de campagne du candidat Maurice Kakou Guikahué était jeudi 16 novembre à Yopougon à l’espace «La Présidence ».

A cette rencontre des congressistes de Yopougon, une délégation, des membres de la direction de campagne du candidat Maurice Kakou Guikahué, conduite par le vice-président Denis Kah Zion, Secrétaire exécutif en charge des élus locaux, et Pr Yao Kouamé Albert, membre du Bureau politique, le premier cité a donné les messages du candidat quand le second a exposé sur la vie professionnelle, politique et le projet de rénovation du parti que propose Maurice Kakou Guikahué.

Plusieurs Secrétaires généraux de section ont pris la parole pour faire soit des témoignages, soit contributions pour la victoire du SE en chef le 16 décembre prochain.

A leur suite, un haut cadre de Côte d’Ivoire, astreint à la réserve, connu par les militants parce que vice-président du PDCI-RDA, a livré un message fort aux congressistes de Yopougon. Il n’a pas souhaité mentionner son nom. Ci-dessous l’essentiel de son message aux congressistes du 16 décembre 2023.

«Le PDCI est trop grand pour appartenir à une seule ethnie. Le PDCI est un parti national. C’est pour tout le monde. C’est ça qui fait sa force.

Je vais emprunter un mot à qu’un intervenant a employé. C’est le mot REONNAISSANCE. Et de rappeler ce dicton qui est très juste et plein de sens. «La reconnaissance, c’est la mémoire du cœur.»

Et s’il y a une personnalité au PDCI-RDA qui mérite la reconnaissance, s’il y a une seule personnalité au PDCI-RDA, après Houphouët-Boigny, après Henri Konan Bédié, s’il y a une personnalité qui mérite la reconnaissance de ce parti, c’est bien Maurice Kakou Guikahué.

Dans la vie, il faut être juste. Je répète : dans la vie, il faut être juste. La justice, c’est la règle du cœur. Soyez toujours juste dans votre vie, quoique cela vous en coûte. C’est pour ça que j’ai décidé de soutenir Guikahué.

Le ministre Guikahué, son parcours vous la connaissez du plus petit de la base jusqu’au sommet, il a fait toutes les classes du PDCI-RDA. Son amour du PDCI-RDA a été très vite perçu par Nanan Houphouët-Boigny qui en a fait son médecin personnel, le seul médecin noir qui était à son chevet quand il agonisait pour faire son dernier voyage. C’est parce qu’il avait décelé en lui des qualités de fidélité, des qualités d’attachement à ce parti, des qualités d’épouser les idéaux de ce parti, c’est parce qu’il a senti ça en lui qu’il l’a choisi et mis à son chevet et lui a confié ses dernières volontés, ce que j’appelle son testament politique.

Un homme comme ça, qui a donné toute sa vie à ce parti, à qui on a confié des secrets sur le lit de quelqu’un qui était en train de mourir, de partir, qui a respecté à la lettre ce qu’on lui a confié. Il mérite la reconnaissance.

Vous savez, nous en Afrique, on nous dit la vérité, mais on ne veut jamais écouter. C’est pour ça qu’on est dernier de la classe. Mais il ne faut pas que ça continue. Le seul président noir des Etats-Unis a dit une chose que je voudrais vous rappeler. «L’Afrique n’a pas besoin d’homme fort, mais d’institution forte». Il l’a dit et ce n’est pas pour rien. Les institutions fortes sont construites par des lois, des textes qui font leur force. Ce n’est pas pour rien. Parce qu’en Afrique, on est paresseux, on aime les gens qui ont réussi et qui vont venir faire tout pour nous. Mais c’est malhonnête ! Il y a des gens qui veulent voter quelqu’un qu’ils n’ont jamais vu de leurs yeux et qui en 25 ans est venu 3 fois au pays. 3 fois en 25 ans, 4e fois hier (mercredi 15 novembre).

Je le dis parce que ça me fend le cœur. Un parti politique, c’est le militantisme, c’est l’attachement, c’est être là, placer des chaises, c’est comme qu’on commence. On a tous commencé par là. Placer les chaises, placer les chevalets, attraper les sacs de nos aînés pour les accompagner pendant les meetings. C’est ça qu’on appelle le militantisme.

L’intelligence appartient à tous les humains. Un parti politique a besoin d’un manager au quotidien. Quelqu’un qui, le matin, se lève pour aller au bureau au PDCI s’assoir pour s’occuper des affaires du PDCI. Quelqu’un qui sillonne la Côte d’Ivoire dans tous ses coins et recoins, quelqu’un qui fait les pistes du pays pour aller installer les sections, les délégations pour participer à la vie du parti, ce quelqu’un là, c’est Guikahué qui fait ça. Il faut lui reconnaitre qu’il aime ce parti. Il l’y a consacré toute sa vie. Il mérite, après les pères fondateurs, il mérite de diriger le PDCI-RDA aujourd’hui.

Je vous en conjure, ne nous faites pas honte, parce que ce serait une honte pour le PDCI-RDA qu’on aille chercher quelqu’un simplement parce qu’il a de l’argent qui n’a eu aucun regard pour ce parti, aucun regard pour ce pays pendant 25 ans et va aller le prendre pour le déposer à la tête du parti. Ça, je ne le supporterai pas.

Je vous le dis, il faut que vous le compreniez. Si vous ne le comprenez pas, je ne sais pas ce qu’on peut faire pour vous.

Dans la vie, il faut défendre des valeurs. Je veux toucher votre cœur parce qu’il faut défendre des valeurs. Parce que si ça, si ça se passe, ce sera à désespérer de ce parti. Parce qu’il n’y aura pas toujours quelqu’un de riche que vous allez aller chercher pour déposer à la tête du parti.

Et tous les pauvres qui ont pris leur petit argent pour entretenir la maison pendant 25 ans, on sera tous parti en disant de toutes les manières, dans ce parti, il n’y a pas de reconnaissance. La reconnaissance, c’est la mémoire du cœur.

Ayez du cœur, soyez reconnaissant à Guikahué, votez le. Ce message, ne le gardez pas, partagez le partout autour de vous, à tous vos frères, tous vos collègues secrétaires de section.

Ayons la reconnaissance du cœur, choisissons Guikahué, parce qu’il le mérite.»

Retranscrit par Gilles Richard OMAEL

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