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Depuis le Sénat, Moussa Sanogo révèle: «Le stock de la dette publique est projeté à 32000,1 milliards de FCFA en 2024»

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Conformément à l’article 55 de la loi organique n°2014-336 du 05 juin 2014 relative aux lois de finances qui prévoit que « Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle visé à l’article 53 de la présente loi organique, accompagné des dépenses visées à l’article 54 de la présente loi organique est adopté en Conseil des Ministres. Ces documents sont publiés et soumis à un débat d’orientation budgétaire au Parlement au plus tard avant la fin du deuxième trimestre de l’année », le ministre Moussa Sanogo, du Budget et du Portefeuille de l’Etat était devant le sénat de Côte d’Ivoire pour remplir cette obligation, lundi 3 juillet 2023.

Le faisant à la 400 places de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, qui sert lieu d’hémicycle, devant la Commission des affaires économiques et financières (Caef), conduite par le ministre Koumoué Koffi Moïse, le patron du Budget ivoirien a fait noter les projection économiques 2023.

« L’économie ivoirienne devrait évoluer de 7,2% en 2023, en lien avec la poursuite de la mise en œuvre du Plan National de Développement 2021- 2025, à travers le maintien de la stabilité socio-politique, la poursuite des réformes nécessaires à l’accompagnement efficace de l’économie et la continuité dans la politique volontariste d’investissement dans les secteurs moteurs de croissance. Les prévisions de la période 2024-2026 sont fondées sur les axes suivants : la bonne exécution du PND 2021-2025 ; – la poursuite de la reprise graduelle des activités économiques sur le plan mondial et intérieur ; la fin des perturbations des circuits d’approvisionnement ; la densification des politiques d’attractivité ; l’accroissement des investissements directs étrangers ; la mitigation des problèmes sécuritaires aux frontières nord du pays etc. » A-t-il fait savoir.

Se penchant sur les perspectives des finances publiques 2024-2026, le ministre Budget s’est montré optimiste en faisant noter ces chiffres : « Les finances publiques afficheraient de bonnes perspectives sur la période 2024-2026 grâce aux efforts d’amélioration du recouvrement des recettes fiscales, de modernisation de l’administration fiscale, de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, du renforcement de la fiscalisation du secteur informel et des ressources naturelles, du renforcement des infrastructures de prise en charge des marchandises importées et de la rationalisation des exonérations.»

Et de livrer quelques chiffres : « La croissance du PIB devrait ressortir à 7,1% en moyenne annuelle sur la période 2024-2026. Les recettes totales et dons passeraient de 8.613,4 milliards de FCFA en 2024 à 10.613,5 milliards de FCFA en 2026, soit un taux de croissance moyen annuel de 11,3%. Les dépenses totales et prêts nets passeraient de 10.787,1 milliards de FCFA en 2024 à 12.594,5 milliards en 2026. Le déficit budgétaire se réduirait progressivement en passant de 4,1% du PIB en 2024 à 3,0% du PIB en 2025 et 2026. Le stock de la dette publique est projeté à 32000,1 milliards de FCFA en 2024 à 34.656,7 de milliards en 2025 et à 37.638,7 milliards de FCFA en 2026, soit un taux d’accroissement annuel de 8,5%. Le service de la dette totale est attendu à 5.140,7 milliards de FCFA en 2024 et progresserait en moyenne de 10,3% pour ressortir à 6.257,9 milliards de FCFA en 2026. L’endettement devrait rester soutenable, en cohérence avec la stratégie de gestion de la dette à moyen terme. Le taux passerait de 60,8% à 59,5% sur la période 2024-2026 en dessous de la norme communautaire de 70%. »

Selon lui, «les projections économiques et budgétaires sur la période 2024-2026 s’inscrivent dans la vision stratégique de développement « Côte d’Ivoire 2030 », telle que traduite dans le Plan National de Développement 2021-2025. Elles visent notamment l’accélération de la transformation structurelle de l’économie à travers l’industrialisation et le développement de grappes, le développement régional équilibré, la préservation de l’environnement et la lutte contre le changement climatique, le développement du secteur privé et de l’investissement, le développement du capital humain. La présente programmation triennale consacre ainsi l’amélioration continue du recouvrement des recettes intérieures, la maîtrise des charges de fonctionnement et de l’endettement public, l’accroissement de l’investissement ainsi que la consolidation budgétaire. »

Heureux de voir approuver cette présentation, Moussa Sanogo, face à la presse, s’est prononcé sur le niveau d’endettement de la Côte d’Ivoire qui fait débat. « L’endettement, vous savez lorsque vous prenez un prêt auprès de votre banque pour construire une maison, on ne peut pas vous le reprocher. Donc la Côte d’Ivoire travaille, lorsqu’elle doit s’endetter pour renforcer la compétitivité de son économie avec davantage d’infrastructures, de route, de transport, de production d’électricité, ce qui importe c’est de s’assurer que la dette est en adéquation avec l’évolution de nos ressources. Et c’est le travail auquel nous nous attelons tous les jours et je crois que jusqu’à présent nous avons une situation qui est toujours maitrisée», s’est-il défendu.

ANL

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