Etats généraux de l’éducation nationale, la culture de l’excellence et du mérite: Les plus gros défis à relever ?

Dans le but de faire un diagnostic, de rentabiliser et capitaliser tous les investissements éjectés dans le secteur éducatif ivoirien qui est au point mort depuis plusieurs années, des états généraux de l’éducation seront lancés le 19 juillet 2021 à Abidjan en présence des autorités.

Ces assises permettront de repositionner le pays au rang des Etats ayant les systèmes éducatifs les plus performants, en réconciliant l’ensemble des acteurs directs avec la culture du mérite, de l’excellence, de l’exemplarité et du travail, et déboucheront sur un cadre de dialogue permanent au profit de l’école ivoirienne.

L’événement s’étendra sur six mois et prendra fin avec la remise officielle des conclusions au Chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

Mariatou Koné, ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation envisage en effet, d’offrir à la Côte d’Ivoire, une place de leadership avéré dans le domaine de l’éducation, fondée sur la culture de l’excellence et du mérite.

Mais pour y arriver plusieurs défis sont à relever selon des syndicalistes de l’enseignement primaire et secondaire.

Pour eux, au public par exemple, il faut organiser le concours de CAFOP avec le niveau BAC pour rehausser le niveau de l’éducation de base. Car des instituteurs de niveau BEPC traînent des lacunes jusque dans les salles de classe qu’ils tiennent et cela rejailli sur le niveau des élèves.

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‘’L’Etat doit songer à désengorger les salles de classe en construisant plusieurs bâtiments dans les villes du pays qui en ont besoin, pour un meilleur suivi des élèves’’, poursuit l’un d’entre eux.

Au privé, selon eux, l’Etat doit faire fermer les écoles ‘’boutiques’’ qui recrutent souvent des enseignants sans niveau ou des répétiteurs pour former des élèves de 1er et 2nd cycles. Et pour les écoles privées légalement constituées, la tutelle doit désormais exiger l’autorisation d’enseigner aux professeurs recrutés afin de savoir s’ils sont pédagogiquement compétents pour tenir les niveaux.

Aussi, le barème des salaires au privé doit-il être mis à jour afin de mettre fin aux salaires dérisoires qui poussent les enseignants au racket lors des calculs de moyennes et aux différents examens.

« Pourquoi ne pas nommer un secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement privé afin que les multiples problèmes de l’enseignement privé, qui regorge de plus d’élèves que le public, sont traités dans les meilleurs délais et à la base », ont-ils proposé.

Pour ces syndicalistes, ces défis font partie de ceux dont la non mise en application plombe tout le système éducatif.

Nathanaël Yao

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