Enrôlement pour CNI-Moronou/Adjoumani l’a dit, Ahoua N’Doli l’a fait: Et le RHDP pris encore en flagrant délit de fraude sur la nationalité ivoirienne!

Enrôlement pour CNI-Moronou/Adjoumani l’a dit, Ahoua N’Doli l’a fait: Et le RHDP pris encore en flagrant délit de fraude sur la nationalité ivoirienne!

 

Le RHDP a été pris la main dans le sac. Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a lancé depuis quelques temps, une vaste campagne d’identification des militants. Dans la région du Moronou, Théophile Ahoua N’doli, coordonnateur régional du RHDP, par ailleurs Inspecteur général d’État est accusé de profiter de l’occasion, pour faire identifier des non-nationaux.

 

LES FAITS ACCUSATEURS

Le président de l’Inspection générale d’Etat (IGE) et coordonnateur RHDP est accusé de vouloir profiter de l’opération d’identification pour faire recenser des non-nationaux, dans la région du Moronou. Il évoque « un sabotage » interne au RHDP et décline toute responsabilité.

Selon ses accusateurs, son objectif est de permettre à ces personnes d’avoir des extraits de naissance et des certificats de nationalité afin de se faire établir des Cartes nationale d’identité (CNI) et de s’inscrire, à terme, sur la liste électorale.

 

TEMOIGNAGES

« Nous avons été contactés par des jeunes qui nous ont demandé si nous disposons de CNI ivoirienne. Et ces derniers ont promis de nous aider à obtenir des CNI, si nous nous inscrivons sur leur fiche d’identification », a témoigné, un ressortissant burkinabè du département de Bongouanou. A en croire ce septuagénaire, plusieurs centaines de ses compatriotes se sont inscrits sur des fiches d’identification afin d’obtenir la CNI.

 

AFFAIRE DE TABOURET

Les fiches dont Afriksoir a reçues plusieurs copies, portent fièrement le logo du parti présidentiel. Avec en intitulé : « RHDP coordination de la région du Moronou ». Des fiches authentifiées par ladite coordination, dont certains, informés de la pratique en cours dans la région, se désolidarisent en silence, sans l’exprimer publiquement, par peur d’être dépossédés de leurs « tabourets ».

 

ADJOUMANI AVAIT PREVENU…

Dans le Moronou, cette opération arrive au moment où résonne dans les esprits, cette phrase abondamment relayée et commentée de Kobenan Kouassi Adjoumani, alors ministre des Ressources animales et halieutiques et porte-parole principal du parti d’Alassane Ouattara : «Nous, au RHDP, on n’a pas peur d’enrôler des étrangers pour constituer notre électorat ». C’était lors de la présentation du mouvement « Sur les traces de Félix Houphouët-Boigny » qu’il avait prononcé cette fameuse phrase et, par la suite, a expliqué que c’était une ironie, mais le mal était déjà fait.

Cette opération dans le Moronou, une zone contrôlée à la fois par le FPI de Pascal Affi N’Guessan (conseil régional) que par le PDCI d’Henri Konan Bédié (sénateurs et plusieurs maires) inquiète d’autant que, la fraude sur la nationalité est constamment dénoncée (à tort ou à raison), dans plusieurs localités de la Côte d’Ivoire.

 

AHOUA N’DOLI SE DEFEND…ET ENFONCE LE RHDP

Interrogé, Théophile Ahoua N’Doli, dissident du PDCI et bras droit du vice-président Daniel Kablan Duncan, n’a pas remis en cause l’authenticité des documents, ni rejeté les allégations. « Je crois qu’il y a des gens qui souhaitent ardemment que le processus d’identification des militants du RHDP que nous avons engagé dans le Moronou échoue. C’est pourquoi ils font du sabotage », a-t-il répondu. «En réalité, de manière transparente, les fiches d’identification ont été distribuées aux responsables du parti pour aller sur le terrain, en vue de procéder à l’identification de nos militants. Il n’a jamais été question d’aller donner ces fiches à des non Ivoiriens pour les enrôler sur la liste des militants du RHDP », a-t-il clarifié, laissant entendre que le « sabotage » venait bien de certains responsables locaux du RHDP.

 

UNE PLAINTE CONTRE X ?

En tout état de cause, Ahoua N’Doli est catégorique : « La Coordination RHDP du Moronou décline totalement toute responsabilité dans cette démarche. De toutes les façons, nous travaillons présentement à les démasquer». Une plainte a-t-elle été portée, en vue de « démasquer » les coupables ? Non, répond-on dans l’entourage d’Ahoua N’Doli.

Avec Jules Claver Aka (afriksoir.net)

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