Mesures contre le coronavirus: Le ‘’cas par cas de Gon’’, le laxisme et l’indiscipline de certains pourraient encore coûter cher à la Côte d’Ivoire

Mesures contre le coronavirus: Le ‘’cas par cas de Gon’’, le laxisme et l’indiscipline de certains pourraient encore coûter cher à la Côte d’Ivoire

 

27 (mardi matin, porté à plus de 73, on murmure 80, ce mercredi 25 mars, Ndlr), c’est le nombre de cas de personnes (en attente d’un nouveau bilan) testées positives au coronavirus que compte la Côte d’Ivoire jusqu’à ce que nous mettions sous presse, hier. La pandémie, qui secoue, comme une violente tornade, le monde entier, n’épargne malheureusement pas notre pays, la Côte d’Ivoire. Face au risque réel de voir les cas se multiplier dans le pays, le président de la République, Alassane Ouattara, a fait une adresse à la nation, dans la nuit de lundi dernier, pour inviter ses compatriotes à se conformer aux mesures de prévention. Huit grandes mesures ont été arrêtées à cet effet. Elles s’ajoutent aux 13 précédentes arrêtées, elles, le 16 mars dernier, à l’issue de la réunion d’urgence du Conseil national de sécurité qu’il préside lui-même. Toutes ces mesures, faut-il l’indiquer, sont à saluer au regard de l’évolution de la maladie. Parce que le coronavirus tue.

Les victimes dans le monde entier sont légion. Des légendes du monde culturel, politique, économique, de tous les secteurs d’activité sont frappées par la maladie. Au plan africain, une de ces légendes, au plan de la culture, le géant Manu Dibango, a été fauché, hier, par le coronavirus. Le président de la République, insistant sur le danger, a soutenu, dans son adresse à la nation, lundi soir, que « le virus peut tuer ». Ce fut, à notre sens, un lapsus, puisque la maladie est plus virulente. Elle tue, même si on en guérit. C’est pourquoi, tout en saluant les mesures prises par le sommet de l’Etat pour réduire les risques de propagation du coronavirus, nous déplorons le laxisme dont a fait preuve le gouvernement aux premières heures de l’apparition de la maladie sur notre sol. D’un premier cas signalé le mercredi 11 mars, le décompte était autour de quatre cas positifs le lundi 16 mars quand on rendait publiques les premières mesures prises par le Conseil national de sécurité. Jusqu’à hier, mardi, on s’est retrouvé à 27 cas conformés positifs qui est aussitôt passé ce mercredi à 73 et d’aucun murmurent 80 cas.

Sûrement que si l’on avait été rigoureux aux premiers moments, si des mesures strictes avaient été arrêtées très tôt, on n’en serait pas au nombre qui avoisine la trentaine (Ndlr ANQ, voire la centaine) de cas confirmés à ce jour.

Des mesures de confinement pour les voyageurs en provenance des pays enregistrant plus de cent cas confirmés de coronavirus ont été prises. Mais toute la nation a été témoin de ce que ce sont des autorités du pays qui sont passées outre (Ndlr ANQ (africanewsquick), avec la complicité du premier ministre Amadou Gon Coulibaly). Acte d’indiscipline que le président Ouattara n’a pas manqué de dénoncer dans son allocution. Si on avait été rigoureux encore une fois, on ne vivrait pas tant de stress en ce moment, sûrement.

Le pays tout entier pourrait payer chèrement le laxisme ou la complaisance dont ont fait preuve certains en laissant des personnes convoyées à l’Injs pour être mises en quarantaine, regagner leurs domiciles, un jour après.

Il a été entendu que le cas de ceux qui ont été autorisés à rejoindre leurs familles le jour de leur arrivée au pays alors qu’une bonne partie de voyageurs était conduite à l’Injs, a été géré « B to B » (Ndlr ANQ, par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly). Cette  gestion « B to B » pourrait avoir des conséquences désastreuses malheureusement.

Aussi, le communiqué lu par Patrick Achi indiquant que le code électoral sera adopté par ordonnance, a-t-il détourné l’attention des Ivoiriens sur la respect scrupuleux des interdictions éditées par le Conseil national de sécurité. Là aussi, il y a eu faille puisque l’idéal aurait voulu que rien ne doive distraire les Ivoiriens.

Le coronavirus, faut-il le savoir, n’épargne personne. Hautes personnalités, pauvres, riches, tous passent à sa trappe sans exception. Le cas du Burkina Faso où quatre membres du gouvernement sont testés positifs, en est l’illustration. Aussi importe-t-il que des leçons soient tirées, que l’on évite les erreurs du passé afin que la crise sanitaire soit gérée avec beaucoup plus d’efficacité.

 

GRO Avec P. KOFFI (Le Nouveau Réveil)

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