Révision de la Constitution par Alassane Ouattara : L’opposition révoltée veut se faire entendre…

Révision de la Constitution par Alassane Ouattara : L’opposition révoltée veut se faire entendre…

 

Le front social et politique sera, dans les prochains jours, en ébullition. Le projet de révision de la Constitution du 8 novembre 2016, annoncé par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, jeudi 5 mars dernier, devant le parlement (Assemblée nationale et Sénat) réuni en Congrès, ne laisse pas les Ivoiriens sans réactions.

Pour l’opposition, les états-majors sont à la réflexion. Des sources nous apprennent que des réunions se multiplient, tout comme les déclarations. En témoigne l’adresse à la nation de Guillaume Soro, président de Gps, samedi dernier.

 

SELON AFRIKSOIR.NET

De façon unanime, l’opposition significative rejette du revers de la main, cette initiative de Alassane Ouattara. «En ce qui concerne la révision de la Constitution du 8 novembre 2016, adoptée par voie référendaire et qualifiée par le Président Alassane Ouattara, lui-même, de texte moderne, harmonieux, ayant permis de retirer tous les articles confligènes de la Constitution de 2000, l’opposition politique ivoirienne réitère son refus de la révision de la constitution du 8 novembre 2016 et demande au Chef de l’Etat, de laisser l’opportunité au prochain Président de la République, d’initier toute révision constitutionnelle qu’il jugera nécessaire. Par ailleurs, l’opposition politique ivoirienne rappelle au Président Alassane Ouattara qu’il ne lui appartient pas de « transférer » le pouvoir d’Etat à ce qu’il qualifie de jeune génération qui aurait appris auprès de lui mais au seul peuple souverain de Côte d’Ivoire de désigner son Président au suffrage universel direct ». Martèle toute l’opposition politique ivoirienne dans une déclaration.

Et de poursuivre : « Le déni de démocratie est patent. Car, à double titre, cette réforme est inacceptable : La méthode, d’abord. Réformer la Constitution, c’est prendre la décision d’une entreprise structurante qui ne peut se concevoir et s’exécuter sans y associer l’ensemble de la classe politique et des forces vives de la Nation. Pour ma part, j’estime qu’un pouvoir loyal et responsable ne peut prétendre engager un tel chantier sans privilégier une procédure référendaire, seule à-même de susciter une large adhésion et lui conférer une réelle légitimité. La Constitution appartient à tous les citoyens. Ici, c’est un homme seul qui, de façon autoritaire et sans la moindre concertation, décide de la soumettre à son bon vouloir.- Le temps Ensuite.  A cette démarche singulière, s’ajoute une gestion du temps parfaitement inique : ainsi, en Côte d’Ivoire, on réforme la Constitution moins de sept mois avant une élection présidentielle ! On y change unilatéralement les règles du jeu, à si courte distance d’une telle échéance, alors que la pré-campagne a débuté et que des candidats se sont déjà déclarés ! ». Soutient, à son tour, Guillaume Soro en enfonçant le clou.

D’autres leaders politiques et coalitions de partis politiques se feront entendre sur la question les prochaines heures.

La question de la réforme de la Constitution ne passe pas. Et l’opposition, selon des indiscrétions, est déterminée à jouer à fond la carte de la cohésion pour faire barrage au projet.

 

L’OPPOSITION DECIDEE A FAIRE ENTENDRE SA VOIX PAR  DES VOIES DEMOCRATIQUES ET PACIFIQUES

 

C’est la résistance, sinon le rejet de ce projet se fera à plusieurs niveaux. Il y aura l’action parlementaire, l’action diplomatique, l’action politique sur le terrain. Au niveau parlementaire, les membres des différents groupes (Assemblée nationale et Sénat), à qui le texte de révision de la Constitution est soumis, apprend-on, comptent mener la résistance institutionnelle pour dénoncer ce que trame le Rhdp. Aussi, sont-ils à l’ouvrage pour déceler les pièges contenus dans les textes à réviser. Autant qu’ils le pourront, les députés et sénateurs de l’opposition mèneront la bataille démocratique au sein de leur institution pour dire non au projet inopportun et le bloquer. Leurs actions, soutiennent des indiscrétions, seront fortement soutenues par l’opposition tout entière. Au-delà des déclarations de principe de condamnation ou de refus, l’opposition, cette fois-ci, a-t-on appris, envisage l’usage de moyens d’expression démocratiques que lui confère la Constitution pour donner de la voix et alerter la communauté nationale et internationale sur ce qu’elle qualifie de “dérives autocratiques” qu’entraine la révision de Constitution à seulement 7 mois du scrutin présidentiel. Un grand rassemblement public serait ainsi en préparation.

 

LES DETAILS

Les détails de ce grand rassemblement seront certainement connus les prochains jours. Notamment, le lieu et le jour exacts de sa tenue. En tout état de cause, l’opposition, dans son ensemble, est déterminée à donner de la voix par la manière démocratique, sans violence si le Rhdp s’obstine dans sa démarche de faire adopter son projet par une Assemblée nationale et un Sénat qu’il manipule à souhait. Des manifestations pacifiques dans différentes localités du pays pour dire non à la réforme de la Constitution ne sont pas à exclure. Elle s’organise, fait du lobbying ses stratégies auprès des chancelleries et des institutions internationales pour dénoncer la réforme constitutionnelle. Par ailleurs, l’opposition entame une offensive diplomatique pour prendre l’opinion internationale à témoin quant au caractère incongru et dangereux de ce projet de révision de la constitution. A l’extérieur, notamment à Paris, le 28 mars, la diaspora, dans toute sa diversité, organise un meeting géant à la place Trocadéro pour dénoncer ce tripatouillage de la Constitution qui a commencé.  A telle enseigne que même si cette réforme venait à être entérinée par le Congrès, le monde entier soit au fait du grave recul démocratique qui se serait opéré en Côte d’Ivoire. « L’opposition ivoirienne significative demande à tous les démocrates de Côte d’Ivoire de rester mobilisés et d’être à l’écoute des mots d’ordre afin de faire échec par tous les moyens démocratiques constitutionnels au « tripatouillage » de la Constitution du 8 novembre 2016, décidé par le Président Alassane Ouattara ». Tel est l’appel que l’opposition lance à l’endroit de ses militants dans sa déclaration de cette fin de semaine. Un appel qui, elle espère, aura un écho retentissant partout dans le pays. Fini donc le temps de l’opposition de salon. Le temps de l’action, par des voies légales et constitutionnelles pour l’opposition, est de mise.

GRO

1 thought on “Révision de la Constitution par Alassane Ouattara : L’opposition révoltée veut se faire entendre…

  1. Si le PR ne veut plus être candidat pour octobre 2020, qu’il parte sainement. La constitution n’a rien n’avoir avec son départ. Ce n’est pas lui qui sait ce qui est bon pour les ivoiriens. Donc pardon, si tu veux partir alors part mais, ne cherche pas a tripatrouiller la constitution en ta faveur ou en faveur de ton groupe pour pouvoir revenir sous la forme de Vice Président puisque le RHDP est majoritaire au parlement. C’est pour cela tu veux que le parlement nomme le VP. Pardon, en faisant vos palabres politiques, penser à nous les pauvres sans emplois, sans ressources et sans moyens pour nous défendre. Peace and love in Côte d’Ivoire

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