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Côte d’Ivoire: Malversations sur 606 milliards FCFA, Alassane Ouattara est-il au courant?

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Premier Conseil Des Ministres Gouvernement Amadou Gon 2 0027

Côte d’Ivoire: Malversations sur 606 milliards FCFA, Alassane Ouattara est-il au courant?

L’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics (ANRMP) a publié le mercredi dernier l’audit technique diligenté sur un échantillon de quarante (40) ouvrages, réalisés de 2003 à 2017 par le ministère de l’Equipement et de l’Entretien Routier (MEER), et de la Construction, du logement, de l’assainissement et de l’Urbanisme (MCLAU), pour un montant de 606 milliards FCFA TTC.
Selon Kossonou Koko Olivier, Secrétaire Général de l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics, ledit audit technique, qui s’avère le premier du genre, a révélé un certain nombre de défaillances dans les études, l’exécution, le suivi et l’entretien des ouvrages. Nous revenons ici sur certains ouvrages qui ne cadrent pas avec la conformité du point de vue du respect de la procédure, de la vérification des techniques de construction et du contrôle de la qualité.
Le marché de construction des bureaux de la sous-préfecture de Boahia est non conforme selon l’audit. « L’audit a permis de constater certaines insuffisances dans la passation du marché. Entre autres, l’absence du Plan de Passation des Marchés (PPM). A l’issue donc de l’examen des documents, la mission retient que la procédure de passation du marché est non conforme aux prescriptions du Code des Marchés Publics (CMP) » a relevé Kossonou.
Il a noté que le marché de travaux de bitumage de voirie dans la ville de Séguéla est également non conforme. « L’audit a permis de relever certaines insuffisances dans la passation du marché, entre autres, l’absence du Plan de Passation des Marchés (PPM). Ainsi, la mission retient que la procédure de passation du marché est non conforme aux prescriptions du Code des Marchés Publics (CMP) » a-t-il ajouté.
A en croire le rapport, les travaux de construction de guérite et bâtiment annexes à la villa Cocody lycée technique (Lot 1) révèlent des défaillances également. « Certains travaux prévus dans le marché et travaux jugés nécessaires à exécuter en compensation n’ont pas été réalisés. D’autres travaux sont non conformes (profilés en tubes carrés en lieu et place de IPN et toiture en tôle bac alu en lieu et place de tuiles). Au regard des constats effectués sur le bâtiment, nous pouvons retenir que les travaux réalisés sont non conformes au marché approuvé » a-t-il expliqué.
Avant de présenter la non-conformité des travaux de bitumage de la route Boundiali–Tengrela–Frontière du Mali. « Selon les paramètres, la mission note que l’axe Boundiali–Tengréla-Frontière du Mali se situe en Région Centre Nord (R5) avec un sol de plateforme en graveleux latéritique (S4) et un trafic de type (T3). A l’issue du sondage mené sur site, la structure de chaussée rencontrée est de type (T2) et le matériau utilisé pour la couche de revêtement est d’épaisseur 4cm.
Ces caractéristiques sont sous-estimées pour une voie internationale. Ainsi la mission peut conclure que la structure de chaussée rencontrée n’est pas conforme aux prescriptions du catalogue des structures du LBTP en vigueur en Côte d’Ivoire » a, entre autres marchés publics, fait savoir le secrétaire général.

Que va faire l’Etat face à ces défaillances ?
L’objectif visé par l’ANRMP, en diligentant cet audit technique est de permettre à l’Autorité de se faire une opinion sur l’efficacité des investissements passés par marché public de l’Etat de Côte d’Ivoire. Et selon le président de l’ANRMP, Coulibaly Yacouba, les résultats de l’audit, qui ne permettent pas de situer les responsabilités, par faute de documentation nécessaire, seront portés à la connaissance des autorités étatiques. La question qui mérite aujourd’hui de se poser c’est de savoir ce que va faire l’Etat devant ces défaillances ?
On se rappelle encore que le représentant de la Banque mondiale, M. Adonis, avait exprimé son inquiétude par rapport à l’utilisation des ressources allouées à la Côte d’Ivoire pour la réalisation des projets. Et ce, devant l’impossibilité de situer les responsabilités, faute de mise à disposition de la documentation nécessaire. La population attend des décisions de la part du gouvernement face à ces défaillances qui engagent d’énormes deniers publics.

F.B (via afriksoir.net)

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