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Réforme de la CEI-Koné Téfhour, vice président du Raci révèle: «La forme du dialogue politique est déjà fossé à l’entame… Gon Coulibaly est une personnalité qui porte les gènes d’un conflit»

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Réforme de la CEI-Koné Téfhour, vice président du Raci révèle: «La forme du dialogue politique est déjà fossé à l’entame… Gon Coulibaly est une personnalité qui porte les gènes d’un conflit»

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Après une séance de travail que lui et sa délégation ont eu, ce mardi après midi, avec Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, au siège dudit parti à Cocody, le député Koné Téfhour, vice-président du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (Raci), s’est prêté aux questions des journalistes.

Monsieur le vice-président du Raci, quel est l’objet de votre présence au siège du Pdci-Rda ?
Nous sommes venus sur invitation du Secrétaire exécutif du Pdci pour échanger sur notre contribution à la Plateforme. Aujourd’hui, nous sommes un mouvement politique qui est en train de se préparer à devenir d’ici deux semaines, un parti politique et déjà, nous avons constitué un groupe parlementaire qui va siéger bientôt en tant que groupe parlementaire du Raci. Nous sommes venus juste pour comprendre un peu quels sont les mécanismes, les fonctionnements pour que notre contribution en tant que futur parti politique qui va apporter sa contribution à la Plateforme soit une contribution efficiente qui va déterminer véritablement le changement tant souhaité par les populations dans le cadre de la mise en œuvre d’une politique basée sur l’Etat de droit mais qui véritablement va transformer la vie du citoyen ivoirien pour que désormais la Côte d’Ivoire, soit une Côte d’Ivoire qui rassemble tous ses enfants.

Avez-vous abordé la question de la reforme de la Cei ?
En vérité, nous n’avons pas fait le débat sur la reforme de la Cei étant donné que les partis politiques au sein de la Plateforme ont déjà eu à travailler, lundi dernier sur la question. Ils ont apporté leurs réflexions. Mais nous avons signalé au Secrétaire exécutif qu’au-delà de la Cei, c’est l’ensemble du processus électoral qui doit être pris en compte. Notamment en ajoutant la reforme du Conseil constitutionnel pour éviter que le parallélisme des formes entre la Cei et le Conseil constitutionnel de 2010 se répète en 2020. Parce qu’en 2010, nous avons vu que ce sont ces deux institutions qui nous ont plongés dans une crise politique qui a endeuillé la Côte d’Ivoire et nous pensons que dans le processus de dialogue politique, il faut prendre en compte l’ensemble des questions qui tournent autour de l’élection, notamment la Cei, le Conseil constitutionnel, mais également, la question de la liste électorale, la question de la carte nationale d’identité. Vous savez que les cartes expirent cette année. A quel moment, nous allons pouvoir refaire de nouvelles cartes d’identité pour aller participer à une élection? Nous pensons qu’il faut accélérer tout cela, mais nous avons également donné notre position sur la forme du dialogue politique qui est déjà fossé à l’entame, parce que celui qui conduit le dialogue politique se comporte comme un médecin qui reçoit des patients et qui veut savoir dans quelle partie de votre corps, vous avez des douleurs. Et puis en tant que professionnel du métier, il apporte les solutions. Nous pensons qu’il faut quelqu’un de neutre qui sera un peu comme un facilitateur, qui va mettre autour de la table du dialogue politique, toutes les parties pour qu’un rapporteur régulièrement puisse inscrire toutes les résolutions et chaque fois que le dialogue doit reprendre, que ces résolutions soient mises sur table pour que tout le monde soit d’accord et avancer dans le dialogue politique. Pour nous, le Premier ministre aujourd’hui, est une personnalité véritablement qui porte les gènes d’un conflit tant il y a qu’il y a une semaine seulement, il a annoncé au cours d’un meeting qu’en 2020, que vous voulez ou que vous ne voulez pas, on prendra avec force. Je pense qu’ à partir de ce moment, l’ensemble des partis prenantes de la Plateforme doivent pouvoir le récuser.

Dans deux semaines, le Raci devient un parti politique, c’est sans surprise que le président Guillaume Soro sera le président de ce parti ?
C’est une question interne. Nous n’allons pas déballer cela. Quand, nous allons présenter le parti politique bientôt, vous allez savoir qui sera à la tête de ce parti.

Propos recueillis par Gilles Richard O. et D. Sory

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