Sanwi-Canton Affema : 10 villages demandent le départ du chef de canton-Ce qui est reproché à Nanan Ekoua Kouao

By: Africa Newsquick
Nanan Assoumou Kangah, œuvre pour la paix et la cohésion à Kouakro

Nanan Assoumou Kangah, œuvre pour la paix et la cohésion à Kouakro

Sanwi-Canton Affema : 10 villages demandent le départ du chef de canton-Ce qui est reproché à Nanan Ekoua Kouao

A l’initiative de l’Association des Rois et chefs coutumiers du Sanwi, un « tribunal coutumier » a eu lieu, samedi 21 mai 2016, à la Cour royale de Krindjabo. Le Roi de Moossou (Grand Bassam), Nanan Assoumou Kangah a effectué en personne le déplacement pour régler un conflit qui fait rage depuis quelques mois à Kouakro, chef lieu du canton Affema. Démarré à 11h, cette cérémonie de rapprochement des positions s’est achevée à 17h30, sans qu’aucune solution, soit trouvée. A  droite de la tribune des rois et chefs étaient installés sous deux bâches, les partisans du chef de canton, Nanan Ekoua Kouao. Tous habitants de Kouakro. En face, sous trois bâches étaient réunis, une partie des populations de Kouakro, mais aussi des délégations venues des 9 autres villages qui forment avec Kouakro le canton Affema. A savoir : N’gbasso, Gnamienlessa, Kôtôka, Aboulié, Affiénou, Moassué, Dadiésso, Toliésso, M’possa. D’où un total de 10 villages composant ledit canton.

 

Ce qui est reproché au chef de canton Ekouao Kouao

Selon le patriarche Bilé Bavo et les plaignants, qui se sont succédés au micro et qui ont parlé avec des gestes de protestations vigoureuses devant les Rois de Moossou et du Sanwi, Nanan Amon N’douffou 5, le chef de canton, Nanan Ekoua Kouao a un commerce difficile avec le sous-préfet de Kouakro. Il est même arrivé un jour ou ses partisans ont séquestré le sous-préfet qui du reste est une femme. Ce qui a failli leur coûté le retrait de la sous-préfecture par le ministère de l’Intérieur n’eût été la prompte intervention des chefs des 10 villages qui ont rapidement diligenté une mission pour aller demander pardon au préfet d’Aboisso, qui était prêt à adresser un rapport à sa hiérarchie. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ont poursuivi plusieurs plaignants, c’est le 9 avril dernier ou Nanan Ekoua Kouao, sous prétexte qu’il n’a pas été informé de l’installation du nouveau chef du village de Kouakro, a fait descendre ses jeunes partisans dans les rues de Kouakro et précisément au lieu de la cérémonie d’investiture. Des bâches et chaises ont été cassées, des partisans du nouveau chef de village ont été bastonnés avec des bois, des gourdins et même des planches sur lesquels avaient été fixées des pointes. Les membres des délégations des neufs autres villages du canton venues participer à la cérémonie, ont été également tabassés. Les gendarmes débordés ont dû faire appel à du renfort. Eux aussi, s’en sont sortis avec des blessés. Mais ces agents de sécurité et de maintien de l’ordre ont pu mettre aux arrêts des partisans de Nanan Ekoua Kouao, quand lui-même le chef de canton  a réussi à se fondre dans la nature. Certains de ses partisans toujours selon les plaignants sont allés incendier le domicile du nouveau chef  de village investi. Ces derniers ont été également arrêtés par la gendarmerie. C’est donc fort de tout cela que  des populations de Kouakro, disent ne plus vouloir d’Ekoua Kouao comme chef de canton. Lors de leur tour de parole, les partisans du chef désormais contesté, notamment M Ehouman Aka a estimé que « le chef de canton et le sous-préfet ont fini par s’entendre. Pourquoi, des gens insistent-ils pour qu’il soit déchu ? ».  Le président des jeunes Kakou Boni dira pour part : « Vous ne voulez pas de lui, nous on veut de lui aujourd’hui, on veut de lui demain… ». De nombreux chefs et notables prendront la parole, mais rien ni fi. Ils ne parviendront pas à faire changer d’avis au groupe venus de Kouakro. Qui du reste a eu le soutien ferme des 9 autres villages. En guise d’union sacrée et pour consacrer leur décision « indéboulonnable », la coalition a retourné 2 bouteilles de liqueur (Gin) à la royauté menant la médiation.

 

Dr Aka Aouélé blanchi

Accusé d’être à l’origine des troubles et des arrestations, Dr Aka Aouélé a été totalement blanchi lors de cette séance de vérité. « Après tout ce qu’on vient de détailler, dites devant tout le monde ce qu’Aka Aouélé a fait avant qu’on ne poursuive », ont dit les gens de Kouakro. Personne n’a pu avancer des arguments solides qui confondent le président du Conseil régional du Sud-Comoé. Pas même ses pourfendeurs qui ont fait en sorte que la presse s’intéresse à cette affaire. Car ayant été les premiers à publier plusieurs fois des articles dans le « Quotidien d’Abidjan ». Ces cadres partisans d’Ekoua Kouao qui n’ont pas invité ledit journal à venir s’imprégner de la vérité et faire par conséquent l’équilibre de l’information, ont été incapables de prendre le micro devant leurs parents pour dire de vive-voix ce qu’ils reprochent à Dr Aka Aouélé dans une affaire qui concerne les populations d’un village, le chef et l’administration. « Vous qui suscitez des articles de presse contre Aka Aouélé, laissez Aouélé tranquille. Il n’a rien à voir avec cette affaire. D’ailleurs, ça le dépasse. C’est le propre du Sanwi de s’attaquer à ses propres  enfants qui font sa renommée et son développement » a tranché le doyen N’draman du village de Sanhoukro (sous-préfecture de Yaou), membre de la médiation. A la demande des Rois, des excuses publiques ont été adressées au président Aka Aouélé avec à l’appui un mouton et deux bouteilles de liqueur, pour le « laver » de cette souillure.

 

Après l’échec, l’affaire renvoyé à une autre fois

Essui Laurent, président de l’Association des Rois et chefs coutumiers du Sud-Comoé, qui avait ouvert les assises à 11h est intervenu à nouveau à 17 h30 pour la clôture. « Le problème n’ayant pas trouvé une solution interne, nous nous sommes saisis parce que nous sommes une même famille pour essayer d’apporter une solution….je voudrais que nous partions d’ici très sereins, mais le constat est assez triste…. Personne ne peut accepter les propos outranciers, irrespectueux, discourtois tenus ici en public à l’égard des Rois, des chefs et des personnalités… Notre problème, c’est au Sud-Comoé d’essayer de le régler, c’est quand nous aurons faillis qu’on pourrait le donner à d’autres régions pour intervenir. Nous n’avons pas encore utilisé tous ce qui est à notre disposition. Je souhaiterais que la prochaine fois ou nous nous rencontrerons, cette façon de faire ne soit pas la même. La prochaine fois sera la meilleure. Comme nous avons pris sur nous d’envoyer des courriers aux villages concernés, nous enverrons encore, en temps opportun des courriers. Soit ce sera à la cour royale à Krindjabo (Aboisso), soit à la cour royale de Moossou à Grand Bassam…. Aider nous à vous aider » a-t-il dit.

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