Assalé Tiémoko (DG de L’Eléphant déchaîné) répond au journal gouvernemental: «Fraternité Matin vient d’enfoncer la Justice ivoirienne et Ali Fawaz…»

By: Africa Newsquick

Une fratmatAssalé Tiémoko (DG de L’Eléphant déchaîné) répond au journal gouvernemental: «Fraternité Matin vient d’enfoncer la Justice ivoirienne et Ali Fawaz…»

Je viens de lire l’article de Fraternité Matin et j’ai du mal à me lever de mon lit, je me demande même si je vais arriver à me lever du lit et me rendre au travail aujourd’hui, tellement j’ai honte pour mon pays, tellement j’ai honte pour le journal gouvernemental, notre journal à tous, tellement j’ai peur pour l’avenir de mon pays. Je vous conseille tous de lire l’éléphant déchaîné de ce jour (nous sortons un autre dossier sur les exploits de notre justice) et nous répondrons le vendredi prochain à Fraternité Matin.

Ce journal vient d’enfoncer la justice ivoirienne avec un filet intitulé « honneur à vous », dans lequel il rend hommage à nos valeureux magistrats infaillibles qui ont travaillé sur cette affaire.

Une ED SpCe journal vient d’enfoncer aussi Ali Fawaz en écrivant que le terrain appartenait, comme nous l’avons toujours écrit, à monsieur Coffi Etienne et jamais au père de Sossah Vagbe Thimotée qui l’a vendu par procuration en 1962 à Souleymane Boundy par un acte sous seing privé et que la preuve est faite qu’il y a eu accord sur le prix dès 1962 et donc la vente, selon la loi, a été conclue à cette date, même si le dernier versement n’a été fait qu’en 1972 et que déjà à cette date, les ventes immobilières par acte sous seing privé étaient interdites. Question: une loi prise en 1970 peu s’appliquer à un acte posé en 1962? La loi de 1970 est-elle rétroactive au point d’avoir des effets de droit sur des faits qui se sont passés en 1962? Eééééh Fraternité Matin!!!! Et c’est cela qu’on appelle le droit?

Le faussaire, Sossah Vagbe a déclaré que le terrain a été vendu à son père par une autre personne dont personne au cours des procès n’a jamais entendu parler et que, faute pour son père d’avoir mis le terrain en valeur, le terrain a été arraché à son père pour être remis dans le domaine de l’Etat. Mais il n’a jamais été capable de produire l’arrêté de retour du terrain à l’Etat. Parce que cela se fait par arrêté. Le ministère de la Construction qui a annulé les documents du faussaire (en affirmant que ni Sossah Degeho le père de Sossah, ni Sossah Vagbe Timothée lui-même n’ont jamais été propriétaires de ce terrain) dit que le terrain a toujours appartenu à une seule personne au départ: Coffi Etienne. Lequel l’a revendu à Souleymane Boundy. Et le ministère n’a jamais changé sa version des faits. Mais la justice, saisie plus d’un an plus tard, alors que le ministère était en train de régulariser la situation des enfants Boundy (nous avons les preuves de cela) par les Fawaz paniqués, donc hors délai, je dis bien hors délai, n’a pas tenu compte des délais de saisine fixés par la loi et a, le 30 mars 2011, en pleine guerre civile à Abidjan, donné raison aux Fawaz en annulant la décision du ministre pour faire revivre les documents du faussaire. Voilà le déni de justice par extension, voilà le crime judiciaire commis.

Le droit a été dit? Et comme par hasard, Fraternité Matin, en parlant de décisions constantes ayant affirmé la primauté du droit, a oublié de cité l’arrêt de la Cour d’appel qui dit que le terrain appartient aux Boundy…

Mon Dieu; c’est donc à ce niveau que nous sommes arrivés dans ce pays avec un journal gouvernemental qui ne fait aucune investigation et qui se contente de citer des passages de décisions de justice en rendant au passage hommage à nos valeureux magistrats agonis par « L’Eléphant Déchaîné? Quelle honte!

Je pense que l’article de Fraternité Matin de ce mardi 10 mai 2016, sur l’affaire Boundy, article fait par un grand frère qui plus est, est le président du Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI), une structure dont je suis membre du Bureau Exécutif, article publié dans le journal officiel du gouvernement de Côte d’Ivoire et dans lequel on fait l’éloge de la justice ivoirienne, est un message qu’on a voulu m’envoyer et je l’ai bien reçu: « Assalé Tiémoko, tais toi, la justice a fait correctement son travail, c’est la position du gouvernement. Tes écrits sur cette affaire ne changeront rien, tu perds ton temps ».
J’ai bien reçu le message mais au lieu de me décourager, il me donne encore plus de force pour continuer. Parce que cet article est la légitimation de mon combat, cet article qui barre la Une du journal de l’Etat est la preuve que je suis dans le vrai.
Parce qu’il y a un principe universel de droit valable dans tous les pays du monde sauf en Côte d’Ivoire: « La fraude découverte ne peut jamais être créatrice de droits ». La fraude découverte peut-elle être créatrice de droits? Voilà un sujet qui devrait être soumis à la réflexion des candidats au concours d’entrée à l’Ecole de la Magistrature…
J’y reviendrai vendredi dans mon journal.
En attendant, je voudrais inviter tous ceux qui me lisent à méditer cette profonde pensée de Montesquieu:
« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice ».
A vendredi et que Dieu nous protège tous…en nous mettant à l’abri d’une mésaventure comme celle que vivent en ce moment les enfants de feu Souleymane Boundy.

Assalé Tiémoko Antoine

Source : https://www.facebook.com/antoineassale/posts/1117277834962382

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