Présence de Compaoré en Côte d’Ivoire et attaque de Gd Bassam: Les nouvelles révélations du journal français « Le Canard enchaîné »

By: Africa Newsquick

Blaise-compaoréPrésence de Compaoré en Côte d’Ivoire et attaque de Gd Bassam: Les nouvelles révélations du journal français « Le Canard enchaîné »

«Les djihadistes· ciblaient Abidjan et ses Européens depuis 2012», ils se sont confiés à Blé Goudé qui l’a révélé dans son dernier livre avant l’attaque de Bassam mais les dirigeants actuels ont interdit ce livre en Côte d’Ivoire. Ci-dessous l’article du journal français.

 

«Ici, en Côte d’Ivoire, on a déjà fini nos repérages: le Pullman, l’hôtel Ivoire et Assinie (station balnéaire haut de gamme). A ces différents endroits, on est sûrs d’atteindre nos cibles, qui sont les Européens, surtout les Français, et les autorités ivoiriennes. » Qui tenait ces propos en avril 2013, presque trois ans avant le massacre du 13 mars dans une autre station balnéaire, Grand-Bassam (19 morts, dont 4 français) ? La confidence est rapportée dans un livre de Charles Blé Goudé, ancien ministre ivoirien. Ce bouquin est paru au début de mars (là encore, avant l’attentat) aux Editions du Moment sous le titre « De l’enfer je reviendrai », L’auteur de ces mots prémonitoires, un djihadiste mauritano-marocain nommé Mohamed Abu Mustapha, s’est épanché auprès de l’ex-ministre, alors en attente d’être jugé par la Cour pénale internationale pour les violences commises dans le pays en 2010-2011. Abu Mustapha se présente comme l’«homme à tout faire de Mokhtar Belmokhtar », auteur de nombreux attentats dans la région, et qui a récemment revendiqué la tuerie du 13 mars. Si ces grands humanistes en veulent à la Côte d’Ivoire, c’est parce qu’Alassane Ouattara, son président, a demandé, à la fin de 2012, une intervention contre les rebelles du nord du Mali, déclenchant ainsi l’opération militaire française Serval. Les islamistes avaient aussi un compte à régler avec l’ancien président du Burkina, Blaise Compaoré, et avec son conseiller, Moustapha Chafi. Celui-ci, explique Abu Mustapha, les a trahis, « en raison de ses liens avec le pouvoir ivoirien ». Or Compaoré et les siens en savaient long sur les trafics des terroristes dans la région.

Sinécure islamiste

Car, lorsqu’une prise d’otages survenait, le président burkinabé jouait souvent les médiateurs: «Quand nous exigeons, par exemple, 1 million  d’euros pour la libération d’un otage, raconte Abu Mustapha, Blaise dira aux autorités concernées que nous demandons 3 millions. » Il empocherait donc la différence … Et de rappeler cette information notoire : « grâce à  Blaise, quelques chefs djihadistes séjournaient naguère en toute tranquillité, dans un quartier de la capitale burkinabée, Ouaga 2000 ». Question: les services de renseignement français, qui avaient fait de Compaoré leur meilleur relais dans la région, pouvaient-ils ignorer cette sympathique présence et ces menaces ? Dix-huit mois après cet entretien, les événements ont donné une nouvelle raison aux djihadistes d’en vouloir au pouvoir ivoirien: en novembre 2014, après le soulèvement populaire qui l’avait chassé de la Présidence, Abidjan accordait l’asile à Compaoré et à Chafi. Des gentillesses fortement encouragées par la France qui avait exfiltré de Ouaga le président déchu. Que ne ferait-on pas pour porter secours à un grand démocrate …

J.-F. J.

Source : Canard enchaîné du mercredi 6 avril 2016

NB: le titre et le chapeau sont de la rédaction d’africanewsquick.net

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