Côte d’Ivoire-Enseignants du privé : La mauvaise foi règne en maître au privé, on tire le diable par la queue

By: Africa Newsquick

Kandia CamCôte d’Ivoire-Enseignants du privé : La mauvaise foi règne en maître au privé, on tire le diable par la queue

La plupart des enseignants du privé de Côte d’Ivoire vivent dans la précarité, et c’est le moins que l’on puisse dire!

Depuis le mois de janvier 2014, le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est passé de 36.607 à 60.000 mille francs. Quel bonheur pour tous ceux qui étaient en dessous de ce montant! Surtout les enseignants du secondaire privé et certains des grandes écoles privées. N’oublions toutefois pas ceux du primaire, et même de la maternelle privée! Ces derniers, malgré les revendications pour avoir un meilleur traitement salarial, continuent d’être les marionnettes des fondateurs d’établissements privés, en Côte d’Ivoire. Pour quelques-uns de ces enseignants du privé, l’Etat est complice de ces magouilles. En effet, depuis un certain temps il est exigé une autorisation pour enseigner. Même si certains des fondateurs de ces établissements foulent au pied cette autorisation, en signant des contrats avec des personnes qui n’ont pas les qualifications requises pour enseigner. La demande d’autorisation d’enseigner permet normalement d’avoir le droit d’être déclaré à la CNPS, et d’avoir un salaire plus ou moins consistant. Les enseignants du secondaire privé retirent leur autorisation au Service autonome pour l’encadrement des établissements privés (SAEP). Les frais annexes pour obtenir l’autorisation sont de 20 mille, montant qui peut prendre de l’ascenseur avec l’enregistrement et les frais de formation; au supérieur privé, ce montant est de 10 mille. Une autorisation qui donne aussi droit à des cours qui se font non seulement à Abidjan, mais aussi à Yamoussoukro, décentralisation oblige.

Depuis la négociation avec le patronat, en décembre dernier, le salaire pour les titulaires de la Licence devait être de 130 mille francs brut, sans compter l’indemnité de transport qui est fixée à 25 mille pour les enseignants d’Abidjan, et 17 mille pour ceux de l’intérieur du pays. Malgré ces mesures arrêtées, rien n’est appliqué sur le terrain.

La mauvaise foi règne en maître, au privé

Il est demandé aux fondateurs, selon les nouvelles dispositions, de prendre les 2/3 de leur personnel en permanence, et le 1/3, en vacation. Sur le terrain, c’est évidemment le contraire qui se constate. L’astuce pour éviter d’embaucher le personnel enseignant est de rompre leur contrat toutes les fins d’année et de les reconduire en début d’année. Ainsi, plus besoin d’embaucher qui que ce soit. En plus de cela, les salaires sont versés 8 mois sur les 12; à chacun de se trouver un autre tremplin pour survivre pendant les vacances. Des permanents qui sont payés, à l’heure supplémentaire, à 1000 francs et les vacataires à 1500 francs alors que le salaire mensuel tourne autour de 40 mille francs. Des enseignants appelés des doyens dans des établissements sont payés à 60 mille, alors que le doyen fait état d’un certain nombre d’année de travail dans l’établissement. La DREN d’une petite ville de l’intérieur dira qu’il n’y a pas de moyens de pression sur les fondateurs pour offrir un meilleur traitement à leur personnel. Vu aussi le taux de chômage grandissant, les gens n’hésitent pas à accepter les conditions malgré leur diplôme. Parfois, les enseignants signent des conventions avec les fondateurs dans l’espoir d’avoir gain de cause. Mais là encore, rien n’y fit. Comme c’est le cas d’un établissement secondaire à Daoukro où la convention stipule que les enseignants ayant le DEUG soient payés à 95 mille par mois durant toute l’année. Mais sur le terrain, ils se retrouvent avec 50 mille francs comme salaire et parfois avec des mois d’arriérés. Sans oublier les renvois abusifs sans raison valable. On retient que le salaire dépend du fondateur qui affecte là où ça lui chante, avec le salaire qui lui fera plaisir. Alors que les élèves et les étudiants déboursent parfois des droits d’inscriptions très élevés avec la subvention de l’Etat. Tout cela se fait au su et au vu de tous, mais personne n’ose broncher. Un fondateur a eu à dire à l’un de ses enseignants qu’il préférait de près débourser 5 millions en justice que de lui donner un salaire de 50 mille francs. C’est ainsi la Côte d’Ivoire. Les enseignants espèrent qu’en ce deuxième mandat du Président Ado, les choses iront dans le bon sens. Espérons que Paul Koffi Koffi, le nouveau ministre de l’Enseignement  technique et de la Formation professionnelle et ses collègues Kandia et Ly Ramata, trouveront une solution pour ces pères de famille qui souffrent dans les établissements privés!

M.A (L’Eléphant déchainé n°426)

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