Procès de Gbagbo et de Blé Goudé, à la CPI : Son plan secret d’actions de 2013 mis à l’eau, Ouattara regrette-t-il ses actes?

By: Africa Newsquick

ADO_soucieuxProcès de Gbagbo et de Blé Goudé, à la CPI : Son plan secret d’actions de 2013 mis à l’eau, Ouattara regrette-t-il ses actes?

Le procès de l’ex-président Laurent Gbagbo et son ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé est entré dans sa phase des témoignages des victimes et autres sachants. La Côte d’Ivoire retient son souffle. C’est en ce moment que le Président Alassane Ouattara déclare : «Je n’enverrai plus d’Ivoirien à la CPI». Regrette-t-il ses actes de transfèrements de Gbagbo et de Blé Goudé à La Haye? Voici ce qu’a révélé, en son temps, Guy Tressia, un journaliste ivoirien et actuel Directeur de www.africanewsquick.info, depuis janvier 2014 alors Directeur de publication de www.5minutesinfos.net. Avant le transfèrement de Blé Goudé à La Haye et la condamnation sur place de Simone Ehivet-Gbagbo en Côte d’Ivoire. Relisez tout simplement.

«Rebâtir la Côte d’Ivoire avec tous ses enfants. Cela nécessite la liberté pour tous. Du moins, les prisonniers politiques de la crise postélectorale. Même celle de l’ex-président Laurent Gbagbo, incarcéré novembre 2011 à La Haye. L’opposition conduite par le Front populaire ivoirien (FPI) focalise la décrispation de la scène politique ivoirienne par la libération de ses militants et de son mentor.
Dans le cas contraire, les pro-Ouattara devraient répondre aussi devant la Cour pénale internationale (CPI). Cette dernière qu’on accuse de suivre les orientations politiques et la justice des vainqueurs qui se pratique en Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale, le 11 avril 2011. Après, Luis Moreno Ocampo, Fatou Bensouda, le nouveau procureur de la CPI disait ceci : «Cette Cour n’est pas, et ne sera jamais, une institution politique. Et personne ne doit tenter de la politiser. Qu’il s’agisse de lancer un mandat d’arrêt ou de formuler des charges, c’est sur la seule base des preuves réunies. J’ai dit, à la suite de mon prédécesseur [Luis Moreno Ocampo], que toutes les parties au conflit seraient soumises à examen. Cela demeure vrai. Mais il faut bien partir de quelque part. Commencer nos enquêtes en regardant partout en même temps serait inefficace. Le dossier Gbagbo est le premier en Côte d’Ivoire. Ce ne sera pas le dernier ».  Lexpress.fr du 17/07/2013.

Mais depuis rien ne bouge. Malgré les mandats d’arrêt internationaux lancés contre les pro-Ouattara, comme Guillaume Soro (avec qui Gbagbo a fait la guerre) et ses chefs de guerre Wattao, Fofié, Koné Zakarié, Chérif Ousmane et bien d’autres pro-Gbagbo comme Simone Ehivet-Gbagbo et Charles Blé Goudé. Faut-il transférer Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé? L’équation est là. Si le Président Ivoirien Alassane Ouattara transfère seulement les pro-Gbagbo, il se verra dans l’obligation d’y envoyer ses propres partisans.

Dès lors, il faut jouer la carte de la décrispation sociale. Commencer par libérer les petits poissons avant les gros. C’est pourquoi, le chef d’État de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a évoqué mardi 31 décembre 2013, lors de son discours de fin d’année, «une mise en liberté provisoire» de certains détenus de la crise postélectorale, et promis d’accélérer le retour des Ivoiriens réfugiés à l’étranger.

Alassane Ouattara a déclaré qu’il avait « demandé au Garde des Sceaux que la justice examine à nouveau, une mesure de mise en liberté provisoire de certains détenus de la crise postélectorale » de décembre 2010 à avril 2011 «pour la consolidation et de la cohésion nationale».

Début août (2013), la justice avait déjà accordé la liberté provisoire au Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président Laurent Gbagbo, à Pascal Affi N’Guessan, ex-patron de l’ancien parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), et à Justin Koua, responsable de la jeunesse du FPI, ainsi qu’à une dizaine de cadres de ce parti.

«Je me suis personnellement engagé dans ce domaine, cela se traduit par des mesures de décrispation unanimement saluées », a-t-il poursuivi. « Nous devons tourner résolument le dos aux comportements qui peuvent fragiliser le climat de paix et la cohésion nationale », a souligné M. Ouattara, invitant l’opposition au dialogue. Et pourtant, le nœud sinusal demeure la libération de Laurent Gbagbo, dont il n’a dit mot.

Cependant, dans les milieux politiques proches du pouvoir, on parle de plus de la libération de Laurent Gbagbo qui embarrasserait le N°1 ivoirien, Alassane Ouattara. « Le Président Ouattara veut bien libérer Gbagbo. Mais il ne veut pas agir de face. Trop de preuves ont été fournies à la CPI et revenir sur ces preuves serait un désaveu. Et il se mettrait certains de ses partisans à dos », nous confie une source proche du premier magistrat ivoirien.
Il serait en train de manœuvrer pour la libération du Séplou, sans avoir l’air de le demander. Il aurait envoyé des émissaires non Ivoiriens auprès de la CPI et de Laurent Gbagbo pour obtenir l’accord de non transfèrement de ses proches demandés par l’institution internationale et la libération du seul prisonnier ivoirien à La Haye.
De Laurent Gbagbo, il aurait «obtenu une promesse ferme de ne plus s’impliquer dans les affaires politiques de la Côte d’Ivoire, prendre sa retraite en quelque sorte, et de la CPI un procès avec une condamnation de peine minimale de 4 ans. Il en a déjà fait 2, donc il n’en ferait plus que 2 autres pour se voir libérer ». Toutefois, ajoute notre source, « si le procès traine jusqu’à 4 ans, Laurent Gbagbo sera condamné et aussitôt libéré. Il aurait déjà purgé sa peine».

Et l’embarras  du chef de l’Etat ivoirien se trouve dans le « comment présenter la libération de Gbagbo sans qu’il paraisse venir de lui pour ne pas se mettre à dos ses partisans. « En tout, tout est bouclé pour libérer Laurent Gbagbo et tous ses partisans pour que la Côte d’Ivoire retrouve la paix et la réconciliation définitive », a conclu notre interlocuteur. Guy TRESSIA, Source : 5minutesinfos.net | Janvier 2014»

Repris sur: http://www.lebabi.net/actualite-abidjan/cote-d-ivoire-cpi-il-veut-faire-liberer-gbagbo-mais-ouattara-est-en-ballotage-confidences-9913.html

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