Côte d’Ivoire-Grâce présidentielle: Le RDR fait des amalgames, Ouattara ne parle pas des pro-Gbagbo

By: Africa Newsquick

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L’Article 20 de 1960 et 49 de la Constitution ivoirienne de 2000 ne donnent pas de condition de grâce présidentielle. Ils stipulent simplement que: «Le Président de la République a le droit de faire grâce.» Du coup, à l’annonce des grâces présidentielles, les supputations vont bon train. Le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a annoncé, jeudi 31 décembre au soir, dans son message de nouvel an, une grâce présidentielle pour 3100 détenus.
Et hop ! Le RDR fait des amalgames. Le Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel) a salué, dimanche, la grâce présidentielle accordée à plus de 3000 prisonniers de la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, estimant que celle-ci « concoure à la décrispation sociale » dans le pays.
Le Président Alassane Ouattara « vient d’user de son droit de grâce que lui donne la Constitution Ivoirienne pour autoriser la mise en liberté de plus de 3000 prisonniers », écrit dans une déclaration transmise à APA, du porte-parole du RDR, Joël N’guessan.
Quelques jours auparavant, rappelle-t-il, « des dizaines de personnes, dirigeants de partis politiques accusés, pour la plupart, d’activités subversives visant à porter atteinte à la sûreté de l’Etat de Côte d’Ivoire, ont bénéficié de la liberté provisoire en attendant leurs jugements définitifs ». (Ndlr : ce n’est pas une grâce présidentielle, monsieur le porte-parole. Une grâce présidentielle annule ou diminue la peine, il n’y a donc pas de liberté provisoire).
« Toutes ces libérations ont créé le baume aux cœurs des milliers de familles et foyers qui retrouvent avec joie leurs siens », ajoute M. N’guessan, selon qui « les gestes forts posés par le Président Alassane Ouattara méritent d’être salués car ils concourent à la décrispation sociale et confirment sa ferme volonté de pousser les ivoiriens à la dernière marche du vivre ensemble: la réconciliation nationale ».
« Notre souhait est que tous les ivoiriens, quelques soient leurs appartenances politiques, religieuses, ethniques ou sociales comprennent la profondeur des actes de réconciliation posés par le Président Alassane Ouattara », conclut le porte-parole.
Entre temps, Ouattara n’a pas dit qu’il va libérer les pro-Gbagbo.

«(…) L’une des préoccupations qui a été soulevée au cours de ces consultations concerne la lenteur de la Justice. Je me félicite donc des décisions récentes de la Justice, qui ont permis la mise en liberté provisoire de nombreuses personnes détenues, suite à des infractions commises lors de la crise postélectorale et à l’occasion des tentatives d’atteinte à la sureté de l’Etat. (Ndlr : il s’est félicité de cette mesure prise par la Justice qui n’est pas la sienne)

Par ailleurs, j’ai décidé, conformément à l’article 49 de la Constitution, d’user de mon droit de «grâce» en procédant à des remises totales et partielles de peines. Cette décision permettra à des milliers de détenus de recouvrer immédiatement la liberté, et à d’autres de voir leur peine réduite. Il s’agit au total de 3100 personnes.» A dit le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

En attendant la date de libération de ces prisonniers, nous (koaci.com) apprenons d’une source judiciaire que les bandits de grand chemin ne sont pas concernés par cette mesure de grâce tout comme les prisonniers de la crise postélectorale classés « pro-Gbagbo ». Seules les personnes ayant commis des petits vols seront pris en compte par cette grâce présidentielle comme rapporté à KOACI.COM.

“Les critères de sélection sont nombreux. Le juge d’application des peines fait le choix des détenus en fonction de ces critères et donne la liste définitive au ministre de la Justice qui ensuite procède à la libération de ces prisonniers,” a déclaré notre source jointe par téléphone, par koaci.com, ce samedi matin et qui souhaitera garder l’anonymat.

“Avec l’informatisation des fichiers, nous pensons que la procédure va s’accélérer. Puisque les dispositions avaient été déjà prises dans les prisons,” a poursuivi notre interlocuteur en réponse à la date de libération des 3100 détenus.

Dès l’annonce de cette nouvelle des chaînes d’informations étrangères ont vite fait allusion aux quelques 500 prisonniers de la crise postélectorale classés « pro-Gbagbo » encore détenus arbitrairement depuis 2011 dans des prisons ivoiriennes sans avoir été jusqu’à présent jugés, alors que cette mesure ne prend en compte que les “petits bandits et des condamnés” comme indiqué par notre source judiciaire.

Les pro-Gbagbo ont besoin de justice ou d’une décision politique dans l’intérêt de la réconciliation nationale.

Guy TRESSIA, avec APA, koaci.com et la Constitution ivoirienne

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