Université Félix Houphouët-Boigny : Le «départ nouveau», trop lourd pour Gnamien Konan! Sidi Touré et Albert Flindé laissés sur place

By: Africa Newsquick

GNAMIEN KONAN1 (1)Université Félix Houphouët-Boigny : Le «départ nouveau», trop lourd pour Gnamien Konan! Sidi Touré et Albert Flindé laissés sur place

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Emmanuel Gnamien Konan, s’est une fois de plus montré intraitable devant la communauté estudiantine et ses collègues ministres. Et pour cause, ces «ingrats» d’étudiants adorent faire du bruit…là où on requiert le silence pour chanter les louanges!

 

Le «départ nouveau», trop lourd pour Gnamien Konan!

Placé sous le sceau du «départ nouveau», la réouverture des Universités publiques, le 3 septembre 2012 – après plus d’un an de fermeture pour une réhabilitation totale qui continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive, n’a pas fini de livrer ses secrets. Les étudiants trouvent toujours une petite occasion pour manifester leur mécontentement devant cet exploit. La preuve en a été donnée à Gnamien Konan qui succède à Cissé Ibrahima Bacongo, le maître d’œuvre de cette réhabilitation. En effet, le 20 octobre, en pleine campagne électorale, sur invitation de Dr Diawara Adama, Conseiller Education-Formation-Recherche scientifique à la Présidence de la République, qui penserait à sa nomination au poste de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en se rasant, trois ministres que sont Gnamien Konan, Sidi Tiemoko Touré et Albert Flindé vont prendre part à un panel pour donner un peu plus d’explications sur l’adéquation formation-emploi. Après les discours d’usage en pareil circonstance, le ministre de tutelle, jusqu’à preuve du contraire Gnamien Konan, saisit le crachoir. Il commence par dire qu’il pense que ce n’est pas le lieu, ni le moment, de plancher sur la question. Mais commence tout de même par remercier l’Empereur. Pour avoir investi plus de «145 milliards F Cfa dans la réhabilitation des Universités publiques». Visiblement les étudiants et le ministre ne semblent pas s’accorder sur le chiffre de 145 milliards F Cfa (!?) D’où des murmures dans la salle. Ce qui irrite le ministre qui le fait remarquer aux étudiants en précisant qu’il ne supporte pas le bruit. C’est que ce sont les tonneaux vides qui  font du bruit. Ainsi poursuit-il son intervention en précisant que 35 milliard F CFA ont été consacrés à l’équipement des laboratoires par le chef de l’Etat. Une autre information que ne partagent pas du tout les étudiants qui le font savoir en murmurant. C’en était trop! Ce qui emmène le ministre a quitter précipitamment la salle pour protester contre de tels agissements, laissant sur place ses deux collègues, Albert Flindé et le jeune ministre de la Jeunesse et l’Emploi jeune, Sidi Tiémoko Touré, qui n’arriveront pas à le convaincre de rester. Il fonce tout droit dans son command-car, comme si les notables de Bôtro l’attendaient sur la place publique, et se dirige vers l’ex-poste de l’Université. Furieux, il prend la direction du portail, côté CHU. C’est seulement dans l’après-midi qu’il sera aperçu du côté de la Riviera 2 pour la cérémonie de réception des clés de la cité universitaire.

 

Exfiltré par la police…

S’il s’est volontairement retiré du Forum de l’Université parce que ces «ingrats» d’étudiants ne chantaient pas, avec lui et à l’unisson, l’hymne de la célébration de Sa majesté Ouattara 1er, ce ne sera pas le cas au Palais de la Culture, le 21 octobre, où une cérémonie dite d’hommage des étudiants à «l’Empereur» Ouattara 1er, était organisée. Quand on sait que les cités universitaires sont vides et que la majorité des étudiants est disséminée dans la nature, il faut bien craindre pour la mobilisation! On ne pourra pas affréter des bus comme à l’accoutumée devant les cités universitaires et demander aux étudiants d’aller applaudir un candidat. Les organisateurs en sont conscients. Ils ont plus d’un tour dans leur sac. Face à la faible mobilisation alors, ils décident de faire appel à des mains fortes. On convoie des badauds et oisifs de presque toutes les communes, pour bourrer la salle. Conséquence, une bagarre généralisée digne des temps immémoriaux. Cette fois-ci, Gnamien Konan n’aura pas le temps de déposer le micro. Les forces de l’ordre l’exfiltrent manu-militari. La campagne n’était pas de tout repos pour l’«allié» Gnamien dont la présence prochaine au gouvernement, ne fait l’objet d’aucun doute. C’était d’ailleurs une des conditions pour la reconduction tacite de l’alliance. Bref! Avec Gnamien ou pas au ministère de l’Enseignement supérieur, les étudiants gagneraient à pacifier leur attitude chaque fois qu’ils se trouveraient devant leur ministre. Ils ont donné des sueurs froides à Bacongo et viennent d’écœurer Gnamien Konan. Et ça, l’émergence ne pourra pas le supporter!

 

Ministère de l’Enseignement supérieur : «Cela relève du passé… »

Le pachyderme, dans le but d’en savoir davantage, a appelé un proche du ministre selon qui, «cela relève du passé. La première rencontre était à l’Université, et la seconde à Treichville. A l’Université, lors du panel, il y avait du grabuge de la part des étudiants, et la conférence ne pouvait se tenir dans de telles conditions. Mais tout est rentré finalement dans l’ordre ; la preuve, ils se sont retrouvés le lendemain à Treichville. Mais là bas, il y avait des badauds de Treichville qui ont semé le désordre. Mais tout est rentré dans l’ordre. La preuve, la presse en a largement fait écho.»

TOURE ALI, in L’Eléphant déchaîné n°395

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