CIV-Concours de la Fonction Publique : Des taxes comme s’il en pleuvait, pour renflouer les caisses du RDR?

By: Africa Newsquick

cisse-bacongo-0006CIV-Concours de la Fonction Publique : Des taxes comme s’il en pleuvait, pour renflouer les caisses du RDR?

Ça ne s’arrête pas. Depuis que l’immense Cissé Bacongo a atterri au Ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative en récompense de l’excellent boulot accompli dans la réhabilitation des universités publiques pour un départ baptisé «nouveau» mais qui s’est révélé être un départ vers la colère des enseignants et des étudiants qui crient à l’arnaque, il ne cesse de surprendre ses camarades du parti. Par sa capacité à reformer les finances de son cabinet à travers la création de plusieurs «taxes» qui ne disent pas leur nom, dans l’organisation des concours administratifs, tant professionnels que directs.

Son prédécesseur avait trouvé la formule pour organiser des concours sans aucun frais de dossier pour les candidats dont chacun sait qu’ils sont pour la plupart sans le sou, notamment les candidats aux concours directs, Bacongo lui, est engagé dans le plein «frais de dossiers». Sous prétexte que la décision d’annulation des frais de dossiers prise par Gnamien Konan, son prédécesseur, n’a été prise que parce que, au sortir de la crise postélectorale, les Ivoiriens étaient tous ruinés. Et que, trois ans plus tard, sous les effets conjugués de l’émergence, les Ivoiriens ont tous actuellement les poches bourrées de grosses coupures de francs Cfa. Et hop! Devant cette émergence financière qui n’existe que dans son entendement, il a rétabli toutes les mesures prises par son prédécesseur. Depuis, les candidats aux concours administratifs ne font qu’assister à une overdose de frais de dossiers tous aussi insupportables qu’incompréhensibles. Ainsi, après avoir frappé à l’Ecole nationale d’Administration en ne publiant pas les résultats des concours y organisés, le voilà qui récidive en plongeant les mains dans les poches des candidats aux concours professionnels organisés par son immense département.

 

«Article 3, sauve-moi»

Pour sévir encore et maximiser ses gains, Bacongo qui raconterait en petit comité que toutes les dénonciations faites dans la presse sur son étrange façon de gouverner et notamment dans «L’Eléphant Déchaîné» lui glissent sur le dos, vient de s’appuyer sur l’article 3 de la loi N° 92-570 du 11 septembre 1992 portant Statut Général de la Fonction Publique, pour pondre une décision qui écœure en ce moment les candidats au concours professionnel de la Fonction publique. Cet article 3, en effet, institue l’examen médical au concours d’accès à la Fonction Publique. «Accès» veut dire entrée pour la première fois à la Fonction Publique. Sauf que, en s’appuyant sur cet article, notre «Picasso» local-pour emprunter le terme aux étudiants de l’Université Félix Houphouët-Boigny qui ont voulu lui faire la peau il y a de cela quelques mois – vient d’instituer la visite médicale (encore), pour les candidats déjà fonctionnaires qui veulent progresser dans leur carrière par voie de concours professionnels.

 

A la caisse et que ça saute!

Avant, les examens médicaux dits «biologiques» étaient réalisés par des médecins fonctionnaires, dits «médecins du Travail». A présent, sans doute un effet positif de l’émergence, ces examens, sur décision, sont réalisés par un laboratoire privé. Conséquence de cette politique? Le droit d’examen biologique qui était de 10 à 15 mille francs, a explosé pour se situer désormais à 27.500 FCFA. Et il n’y a pas que les candidats aux concours professionnels qui trinquent. Ceux des concours directs doivent aussi passer à la «caisse Bacongo». Mais pour maximiser les gains et faire plus de fric, Cissé Bacongo a eu une autre idée. Désormais, les candidats aux concours professionnels (ceux qui sont déjà fonctionnaires), en plus de l’examen biologique qu’ils font ainsi pour la deuxième fois, doivent aussi montrer patte blanche. Ils doivent prouver qu’ils n’ont pas fait l’objet de sanctions disciplinaires. Et comment doivent-ils prouver qu’ils se sont bien comportés dans la Fonction Publique? Eh bien, c’est d’une simplicité «bacongoéenne». Ils n’ont qu’à se procurer une attestation de non sanction disciplinaire. Un document dont le coût est passé de zéro franc avant Cissé Bacongo, à 3000 francs CFA avec Cissé Bacongo. A toutes ces joyeuseries, il faut ajouter la prise de photo à la somme de 2000 francs Cfa. Somme à laquelle il faut ajouter les frais d’affranchissement des dossiers par la poste.

En faisant un petit calcul, «L’Eléphant» est arrivé à la confortable somme que doit payer chaque candidat. Quand on multiplie ce montant par le nombre de candidats, toujours des dizaines de milliers, on comprend tout de suite pourquoi le budget de l’Etat culmine à présent à plus de cinq mille milliards de francs Cfa. Les services des Impôts devraient se méfier. Bacongo risque de les coiffer à l’arrivée en termes de mobilisations de ressources pour le budget de l’Etat. On se demande bien pourquoi certains mauvais coucheurs parmi les candidats utilisent certains vilains mots en parlant  de «racket organisé» et «d’enrichissement sans cause de certaines personnes» non identifiées à travers ce genre de pratiques. Au fait, combien le laboratoire privé perçoit-il sur les 27.500 FCFA et à qui reverse-t-il le reste à travers un circuit bien huilé? N’allez pas imaginer quoi que ce soit! Dura Bacongo, Sed Bacongo…

DANIEL SOVY, in L’Eléphant déchaîné n°379

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