Avenir du Rhdp, révision de la liste électorale, parti unifié…Maurice Kakou Guikahué déballe tout et parle à l’opposition

By: Africa Newsquick

Guikahué_0191Après la dernière réunion du directoire du Rhdp, mercredi dernier,  relative à l’installation des coordinations locales, M. Guikahué fait une explication détaillé des objectifs de l’alliance. Entretien.

Comment se porte le Rhdp depuis l’investiture de son candidat Alassane Ouattara ?

Le Rhdp se porte très bien. C’est parce qu’il avait une bonne santé qu’il a pu bénéficier d’une investiture réussie. Et cela fait, depuis plus d’un an, après la période d’hibernation qui a fait suite à l’élection présidentielle, nous avons mis le Rhdp en marche. Mais nous avons observé une longue période de réflexion. Parce que quand le Rassemblement a créé en mai 2005, c’était des délégations de partis politiques qui se retrouvaient pour discuter tout le temps pendant 5 ans. Nous avons voulu les formaliser, donc nous avons structuré le directoire avec un nombre fixe de personnes. 120 personnes.

Entre cette investiture du candidat du Rhdp et l’Appel de Daoukro, les choses n’ont pas été faciles.

Oui, cela n’a pas été facile. Et l’Appel  de Daoukro a été lancé. Il a fallu aller convaincre les militants du Pdci, leur expliquer. Ils étaient convaincus parce qu’ils sont en phase avec leur président.  Il s’agissait de  leur expliquer le pourquoi et le comment des choses. Et le Pdci est passé  par un bureau politique. Il y a eu le 5e congrès  qui a validé l’Appel et nous sommes allés à la convention d’investiture et tous les autres partis  que ce soit le Rdr, l’Udpci, l’Upci et le Mfa, ont suivi la même démarche en organisant des congrès  pour dire qui va être notre candidat. Et nous avons tous accepté qu’Alassane Ouattara soit notre candidat unique et nous avons tous accepté d’aller à une convention commune pour l’investir. C’est ce qui s’est passé. Si 80 % de la population de façon sociologique se retrouvent dans un regroupement, cela ne peut être que populaire.

Vous préparer une tournée d’installation des coordinations Rhdp. A quoi cela répond ?   

Comme je le disais, le Rhdp est restructuré depuis bientôt un an. Nous avons un directoire avec un nombre fixe,  avec des quotas affectés aux différents partis politiques composant le Rhdp en fonction de leur poids sur le terrain. Le Rdr et le Pdci à égalité et les autres ont d’autres quotas. Dans ce directoire nous avons  un bureau  du directoire, un secrétariat technique et nous sommes  repartis en commissions de travail. Mais, ça c’est au niveau national. Tant que nous nous retrouvons à Abidjan et que nous parlons du Rhdp seuls et qu’on n’innove pas à l’intérieur du pays, c’est peine perdu. Nous avons décidé d’installer les coordinations locales du Rhdp. Ce sont des directoires locaux. Donc nous avons fait la réplique du directoire. Le directoire national compte 120 membres. Au niveau départemental, c’est 50 membres. Le bureau national, c’est 55 membres. Au département, c’est 18 membres. Et comme il ya 50 membres, on prend 18 pour faire le bureau. Il y a un secrétariat technique de 8 membres et il y a les différentes commissions de travail. Les jeunes et les femmes. Donc nous allons les installer et chaque commune d’Abidjan est assimilée à un département. Donc nous avons 123 coordinations locales et à la tête de chaque coordination, il y aura un responsable qui va coordonner les activités du Rhdp  sur le terrain. Dans la ville d’Abidjan, nous avons fait des maires des communes coordonnateurs. A l’intérieur du pays, nous avons fait une répartition géographique du pays, une cartographie en telle enseigne qu’à la fin, le Rdr a eu 60 coordinations, le Pdci en a eu 56, l’Udpci 5, le Mfa 1 et l’Upci 1. Cela fait 123 coordinations. Et à la tête, il appartient à chaque parti politique de nommer un coordonnateur à la tête de la zone qui lui est revenue, mais avec un droit de regard. Parce que nous allons vivre ensemble.  Si on donne la coordination à un parti politique qui nous met un cadre qui n’est pas capable de faire les réunions, les autres partis peuvent  réagir. La réunion que nous avons tenue (mercredi soir) a regroupé les chefs de missions et les coordonnateurs pour leur donner la note d’orientation, la feuille de route pour voir comment les réunions vont se tenir.  D’ici le mardi 16 juin, nous aurons la totalité des coordinations installées. Notre difficulté ici, c’est que nous avons décidé que beaucoup de ministres soient chefs de délégations. Or souvent les ministres sont en missions donc il aura un décalage. Donc ça va commencer le 12 pour finir le mardi 16. Mais, le clou c’est le samedi 13. Et nous avons ambitionnons de créer une synergie entre les cadres des différents membres du Rhdp au niveau local. On va former  les bases. En installant les coordinations, on forme la base. Et chaque coordination va élaborer des programmes communs à soumettre au directoire. Des programmes qui vont être financés pour que le Rhdp soit une réalité sur le terrain. Et nous allons profiter pour sensibiliser nos populations à la révision de la liste électorale. Parce le délai c’est fin juin donc, il ne nous restera que 15 jours pour aller en Rhdp. Et puis, amorcer la mobilisation pour l’élection présidentielle de 2015 avant que la campagne électorale ne s’ouvre.

Le Rhdp, c’est juste pour la présidentielle à venir ?

Vous faites bien de poser la question. Le Rhdp est une force. Il n’est pas créer seulement pour organiser les élections. Les élections, c’est un moment important pour tout parti politique. Mais après les structures que nous mettons en place, nous allons vivre au-delà des élections d’autant plus que nous avons un projet. Nous avons même fait  un projet de  mise en œuvre du parti unifié.

Avec ce Rhdp nouveau que vous avez décrit,  quelle est la stratégie de la prochaine élection ?

Quand le Rhdp a été mis en place, le principe est que chaque parti présente son candidat. Et au 2e tour on soutient  le candidat le mieux placé. C’est ce qu’on a fait en 2010. Cette fois-ci, on a fait une économie. On veut aller vite. Donc au lieu d’avoir plusieurs candidats et  soutenir un au 2e tour, comme celui qu’on a élu en 2010 est là et qu’il veut renouveler son mandat, on a décidé dès le premier tour de le suivre. Le président Ouattara n’est candidat ni du Pdci, ni du Rdr, ni de l’Upci , ni du Mfa , ni de l’Udpci.  Il est en même temps candidat de tous ces partis. C’est le candidat de tous les partis membres du Rhdp.  Notre ambition, c’est de passer dès le premier tour  pour faire des économies de temps et d’argent aussi.

Il faut aussi compter avec l’opposition qui s’organise ?

Oui. Nous sommes heureux. Cela nous réconforte. Nous sommes dans une alliance et on a vu que l’opposition s’est aussi mise dans un esprit d’alliance. Donc cela veut dire que nous avons eu raison de faire ce regroupement. Parce que l’opposition a fait l’Afd (Alliance des forces démocratiques), elle vient de faire la Cnc (Coalition nationale pour le changement). Il y a déjà deux rassemblements de force de l’opposition. On leur souhaite bonne chance. On va se retrouver sur le terrain. Nous sommes Rhdp.

L’Opposition continue de dénoncer la composition de la Commission électorale indépendante (Cei).

Cela est dépassé. Parce dans la commission siègent des personnalités de l’opposition. Le Fpi  est à la Cei, Lider est à la Cei. Coulibaly Gervais n’est pas Rhdp, il est à la Cei. La Cei comporte les partis de l’opposition et ceux du Rhdp.

L’introduction du certificat de nationalité dans la révision de la liste électorale  est aussi décriée.

Le certificat de nationalité nouveau format pour faire l’enrôlement. Il faut qu’on soit clair et vigilant. Nous sommes dans un pays qui sort de crise. Il y a la paupérisation. On veut aller aux élections. Pour s’inscrire sur la liste électorale il faut avoir la carte nationale d’identité. Pour faire la carte nationale d’identité, vous avez l’extrait de naissance et le certificat de nationalité. Mais en attendant de faire votre carte nationale d’identité, l’opération de recensement a commencé. Ets-ce qu’on attend  que vous finissez votre carte d’identité ? Le jour où vous aller avoir votre carte nationale d’identité, l’opération de recensement est terminée. La même opposition  va dire que c’est parce le Rhdp est au pouvoir, qu’i exige  la carte d’identité. Et comme nous n’avons pas d’argent, nous ne pouvons pas être sur la liste électorale. On veut arranger tout le monde. Surtout que le certificat de nationalité est gratuit pour aller se faire enrôler. Nous mettons  tout le monde sur le même pied d’égalité. Nous ne trions pas. Mais on doit être vigilant parce qu’il n’y a pas de photo sur le certificat de nationalité. Et pendant que vous êtes inscrit sur la liste électorale, vous aller faire votre carte d’identité tranquillement. Parce que d’ici 4 mois, on va aller au vote. Mais si on vous l’exigeait  maintenant, vous ne pouvez pas être sur la liste électorale. Alors nous sommes en train de demander au ministère de la justice d’accélérer  les procédures parce qu’il y a beaucoup  qui ont participé aux audiences foraines dont les extraits et les certificats de nationalité ne sont pas encore sortis. Donc nous sommes en train de faire un lobbying pour que les juges accélèrent. Sinon, si on délivre les papiers des gens en Juillet, ça ne sert à rien d’avoir fait les audiences foraines.  Donc dans la vie, on doit savoir ce qu’on veut.

Quels  sont vos rapports avec les candidats issus du Pdci ?

Très bons rapports. Nous avons mis en place une médiation dirigée par un vice-président. Le comité de médiation les a rencontrés. Ils ont dit que c’était leur ambition. Ils ont dit les raisons pour lesquelles ils étaient candidats. Ils ont dit de dire au président Bédié  que quel que soit l’issue des élections, ils ne quittent pas le Pdci-Rda. Ils restent militants du Pdci. Mais, ils pensent qu’il faut qu’ils soient candidats. Et comme la candidature indépendante n’est pas interdite par la constitution, encore moins par un parti politique, donc ils sont candidats indépendants. Mais après les élections, ils vont revenir au Pdci. Cela nous réjoui. Que les militants du Pdci-Rda prennent au sérieux les opérations d’installation des coordinations. Nous demandons aux chefs de missions et aux coordinateurs qui ont été chois de mettre un point d’honneur à ce que dans chaque département il  y ait l’installation d’une base solide et fonctionnelle et qui marche pour que le Rhdp rayonne sur toute la Côte d’Ivoire.

Entretien réalisé par Moussafa Cissé

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