Mali : Une attaque, jeudi, attribuée à la rébellion à dominante touareg, le Conseil de sécurité de l’Onu réagit et menace

By: Africa Newsquick

ONU(12)Mali : Une attaque, jeudi, attribuée à la rébellion à dominante touareg, le Conseil de sécurité de l’Onu réagit et menace

Une personne a été tuée jeudi et six enlevées dans le nord du Mali lors d’une attaque attribuée à la rébellion à dominante touareg, a-t-on appris vendredi auprès d’un élu local, d’un habitant et de la force de l’ONU au Mali (Minusma).
« Plus de cinquante hommes armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) sont venus jeudi semer la terreur à Bintagoungou.
Ils ont tué un homme et pris en otage six autres personnes avec qui ils sont partis », a déclaré à l’AFP Hama Aboubacrine, maire de cette localité à 90 km à l’ouest de Tombouctou, une des plus grandes villes du nord du Mali.
« Tout le monde se connaît ici. Ils (les assaillants) avaient le drapeau de la CMA », a raconté le maire à l’AFP.
Selon lui, ces derniers ont en outre pillé une vingtaine de boutiques, un dispensaire et emporté deux véhicules.
Un habitant de Bintagoungou a confirmé ces propos à l’AFP, ajoutant que son père, un directeur d’école, faisait partie des otages emmenés pas les « rebelles touareg ».
« Effectivement, jeudi, des groupes armés ont terrorisé la population de Bintagoungou, tuant au moins une personne et prenant en otages d’autres », a confirmé une source au sein de la Minusma, sans préciser l’identité des agresseurs.
Les responsables de la CMA étaient injoignables vendredi.
Bintagoungou est située à 55 km au nord de Goundam, une localité attaquée mercredi par les rebelles. Deux membres de la garde nationale – une composante de l’armée – et un enfant avaient été tués lors de cet assaut imputé à la CMA par l’ONU et le gouvernement malien.
Par ailleurs, « la tension restait vive dans la périphérie de Ménaka » (nord-est) vendredi, selon une source au sein de la Minusma. Des groupes pro-Bamako se sont emparés lundi des positions de la CMA à Ménako, ville proche de la frontière nigérienne.
Des combats meurtriers ont également opposé mercredi la rébellion et l’armée à Léré, près de la frontière mauritanienne.
Ces affrontements surviennent alors que des responsables rebelles ont récemment donné leur accord pour parapher l’accord de paix d’Alger, près de deux mois après Bamako et ses alliés.
Le nord du Mali est tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.
Les jihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette zone par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle de Bamako.

 

Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des combats, menace de sanctions

Le Conseil de sécurité de l’ONU a exigé vendredi « la cessation immédiate des hostilités » entre l’armée et les rebelles touareg dans le centre du Mali et a agité la menace de sanctions contre les fauteurs de troubles.
Dans une déclaration adoptée par consensus, les 15 pays membres du Conseil réitèrent leur appel aux deux camps à signer comme prévu un accord de paix le 15 mai à Bamako.
Ils soulignent que « les attaques menées depuis le 27 avril à Menaka, Goundam et Léré violent le cessez-le-feu ».
Ils rappellent qu’ils sont « prêts à envisager des sanctions ciblées contre ceux qui reprennent les hostilités et violent le cessez-le-feu ».
« A cet égard, ajoute la déclaration, les membres du Conseil ont exprimé leur intention d’évaluer quelles mesures ils pourraient prendre en tenant compte de ces violations et de la situation sur le terrain ».
Les combats entre la rébellion et l’armée mercredi à Léré, près de la frontière mauritanienne, ont fait près de 20 morts et une vingtaine de blessés, selon le ministère malien de la Défense.
Auparavant, deux membres de la garde nationale, ainsi qu’un enfant, avaient été tués plus au nord-est, à Goundam, par des assaillants lors d’une attaque surprise imputée par l’ONU et le gouvernement à la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg).
Il s’agit du plus lourd bilan depuis presque un an dans des affrontements entre rébellion à dominante touareg et armée, chacun des deux camps accusant l’autre de saboter les laborieux efforts de paix internationaux.

AFP

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