Côte d’Ivoire-Une plainte contre le Député Anoblé Félix et Sévérin Kouadio: Un préjudice financier de 55 millions-« L’honorable » Anoblé se défend mais…

By: Africa Newsquick

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Côte d’Ivoire-Une plainte contre le Député Anoblé Félix et Sévérin Kouadio: Un préjudice financier de 55 millions-« L’honorable » Anoblé se défend mais…

C’est une bien sombre affaire que celle qui oppose dame Kouakou Loukou, planteur d’hévéa, au député de San Pedro et par ailleurs Secrétaire général du groupe « Carré d’Or », Anoblé Félix, et, un autre, Sévérin Kouadio.
Dame Kouakou Loukou, depuis le 22 mai 2017, a saisi le parquet d’Abidjan, d’une plainte contre le député Anoblé et Sévérin Kouadio. Pour abus de confiance portant sur la somme de 55 millions de FCFA.
Courant 2012, suivant les informations de « L’Eléphant », dame Kouakou Loukou, vivant dans ses plantations d’hévéa à Méagui (non loin de San Pedro), est approchée par Anoblé Miézan Félix, alors responsable à San Pedro, de la société de production et d’achat d’hévéa, « IDH » (l’Ivoirienne d’Hévéa), disposant d’une unité de transformation du caoutchouc naturel en caoutchouc granulé, installée à Grand Lahou. C’est Anoblé Félix qui, pour le compte de cette société, achète toute la production d’hévéa de dame Kouakou Loukou, propriétaire d’une plantation de près de 100 hectares d’hévéa.
A la dame, Anoblé Félix aurait conseillé de créer d’autres plantations d’hévéa en achetant des parcelles de terre du côté de Daoukro où, paraît-il, la société « IDH » aurait acheté des centaines d’hectares.

Une longue hésitation
Ne sachant ni lire ni écrire, dame Kouakou Loukou, devant cette proposition, hésite, pendant de longs mois. C’est qu’elle ne connait que son « Méagui » où elle vit et, jamais, elle n’a mis les pieds du côté de Daoukro. Quel intérêt aurait-elle, alors que les terres en vente à Méagui ne manquent pas, à aller jusqu’à Daoukro, pour acheter d’autres parcelles de terres ?
Mais, début avril 2012, elle donne son accord à Anoblé Félix, pour l’acquisition de 300 hectares de forêts, à Daoukro. Ne pouvant pas descendre sur Abidjan pour quelques soucis de santé, dame Kouakou Loukou, instruit alors sa nièce, vivant à Abidjan et possédant une procuration sur son compte bancaire logé à la « Société Générale », de se mettre en rapport avec Anoblé Félix, afin de lui remettre, les moyens financiers pour les démarches aux fins de l’acquisition de la parcelle.
Le 10 mai 2012, Anoblé Félix envoie vers la nièce de dame Loukou Kouakou, le nommé Gueu Tokpa Rodrigue, qui n’est autre que son chauffeur, pour récupérer un chèque de 600 mille FCFA, destinés, paraît-il, à commencer les démarches pour l’acquisition de la parcelle de 300 hectares (Voir notre document 1).

Anoblé et le démarcheur Kouadio Sévérin
Le même jour, le chauffeur retire l’argent et le remet à Anoblé Félix. Ce dernier appelle le nommé Kouadio Sévérin, lequel serait le démarcheur auprès des propriétaires de la parcelle à acquérir, et lui remet les 600 mille FCFA. C’est du moins ce qui transparait dans une décharge sur papier libre, laissée à Anoblé Félix, par Kouadio Sévérin (voir notre document 2).
Sur cette décharge, l’on peut lire : « Je soussigné Sévérin Kouadio, reconnait avoir reçu la somme de 600.000 francs des mains de M. Anoblé Miezan Félix, pour le compte de M. Kouakou Kouakou, représentant les frais de « layonnage » d’une parcelle de 300 hectares sise dans le département de Daoukro (…) La parcelle est cédée à 150.000 F, l’hectare, soit un total de 45 millions de FCFA. »
Ayant eu l’assurance, de la part d’Anoblé Félix, que son affaire est en de bonnes mains, dame Kouakou Loukou, devant subir une opération urgente, se rend en France.

La « tante » de Kouadio Sévérin
Au pays, alors qu’il prétend, sur la décharge laissée, avoir reçu 600 mille FCFA des mains d’Anoblé, Kouadio Sévérin se rend à Daoukro et, remet à Kouakou Kouakou, la somme de 400 mille FCFA. A ce dernier qui serait le propriétaire des 300 hectares à acheter, il explique que sa tante vivant en France, entend acheter une parcelle de terrain à son retour au pays, pendant les vacances. Et que, les 400 mille FCFA représenteraient un acompte pour réserver la parcelle.
Quelques jours plus tard, Kouadio Sévérin repasse voir Kouakou Kouakou et le prie, sous le prétexte d’une urgente démarche à faire pour le compte de sa tante, de lui remettre la somme de 150 mille FCFA. Ce dernier s’exécute. Il ne lui reste plus alors que la somme de 250 mille.

Sévérin Kouadio et la nièce de dame Kouakou Loukou
Après le chèque de 600 mille FCFA libellé au nom de son chauffeur, Anoblé Félix met Sévérin Kouadio en contact avec la nièce de dame Koaukou Loukou, histoire de récupérer, chaque fin de mois, les montants correspondants aux acomptes dans le processus d’achat des 300 hectares présumés cédés à 45 millions de FCFA.
Ainsi, entre mai 2012 et janvier 2013, Sévérin Kouadio défile chaque fin de mois, dans le bureau de la nièce de dame Kouakou Loukou et récupère des chèques dont les montants sont compris entre 2 et 6 millions de FCFA. Le 4 janvier 2013, Sévérin Kouadio reçoit le dernier chèque d’un montant de 6,9 millions FCFA, fruit de la vente de l’hévéa de dame Kouakou Loukou, entièrement acheté par Anoblé Félix, pour le compte de la société « IDH ».
Au total, la somme de 45 millions ont été tirés sur le compte de dame Kouakou Loukou, pour l’achat de la parcelle.
Rentré de France et vivant en permanence à Méagui, dame Kouakou Loukou s’informe auprès d’Anoblé Félix, sur l’évolution du processus d’achat de la parcelle. Ce dernier, suivant les informations de « L’Eléphant », l’aurait, à chaque fois rassuré sur la bonne évolution du processus.

« Je veux planter des tecks pour délimiter la parcelle »
Alors que, jusque-là, dame Kouakou Loukou n’a pas encore eu l’occasion de se rendre à Daoukro pour constater de ses yeux l’existence de la parcelle, elle est jointe au téléphone par Sévérin Kouadio qui réussit à la convaincre que la parcelle devant être délimitée par des tecks afin de la protéger, il lui fallait deux millions de Fcfa pour l’achat des plants de teck. Dame Kouakou Loukou n’hésite pas et fait décaisser l’argent. Mais Sévérin Kouadio la sollicitera avec plusieurs autres arguments au point où, finalement, de 45 millions, les dépenses effectuées dans le cadre de cette acquisition vont rapidement grimper à 55 millions de FCFA.
Courant fin 2013, se sentant d’attaque, dame Kouakou Loukou décide, enfin, de s’intéresser directement à sa parcelle. Mais ne sachant pas l’identité, à Daoukro, des présumés vendeurs de la parcelle, elle s’en remet à Sévérin Kouadio. Sauf qu’à chaque fois qu’elle veut se rendre à Daoukro en compagnie de ce dernier, il trouve toujours un prétexte pour ne pas effectuer le déplacement.

« Je veux mes papiers »
Intriguée par l’attitude de Sévérin Kouadio, dame Kouakou Loukou lui réclame les papiers liés à l’achat de la parcelle, de même que tous les documents attestant de son existence. Mais pendant des mois, Sévérin Kouadio ne donnera pas de suite. Exaspérée par son attitude, dame Kouakou Loukou s’en plaint à Anoblé. Quelques jours plus tard, le chauffeur d’Anoblé dépose au domicile de la nièce de dame Kouakou Loukou, une pile de documents censés être les papiers relatifs à l’acquisition de la parcelle, de même que l’ensemble des titres de propriété établis par les autorités compétentes. Dans la pile de document, un acte de vente, un rapport d’une réunion d’un conseil de famille, un rapport de géomètre, des documents mentionnant les services du cadastre, etc. Il s’agit uniquement de photocopies, aucun document original. C’est que tous les documents remis à dame Kouakou Loukou sont des faux grossiers, fabriqués par Sévérin Kouadio.
En faisant exploiter des informations contenues dans les documents, dame Kouakou Loukou, découvre l’identité du présumé vendeur. Elle se rend alors à Daoukro et rencontre ce dernier. Mais Kouakou Kouakou lui déclare qu’il n’a jamais entendu parler d’une affaire d’achat de 300 hectares de forêt et que, de toutes les façons, personne dans sa famille ne dispose d’une telle superficie. Mais il reconnait cependant que, sous prétexte que sa tante vivant en Europe était intéressée par l’achat d’un terrain rural, Sévérin Kouadio lui aurait remis, pour réserver une parcelle, la somme de 400 mille FCFA. Avant de revenir récupérer 150 mille FCFA sur cette somme. Et que, depuis, il n’avait plus revu Sévérin Kouadio.
La mort dans l’âme, dame Kouakou Loukou rentre à Abidjan et cherche à comprendre ce qui s’est passé. Depuis, elle n’a pu rencontrer Sévérin Kouadio qu’une seule fois, devant une station d’essence. Ses démarches auprès de ce dernier pour récupérer son argent, n’ont connu aucun succès. Auprès d’Anoblé Félix, y compris en faisant le siège de son domicile à Abidjan avec sa nièce, elle n’a eu aucune grâce. Cinq ans après avoir fait le premier versement et 55 millions plus tard, dame Kouakou Loukou n’a ni obtenu la parcelle en question ni récupéré son argent.
A force d’être tournée en bourrique par Sévérin Kouadio et Anoblé Félix, devenu député, depuis décembre 2016, dame Kouakou Loukou a saisi, le 22 mai 2017, le parquet d’Abidjan, d’une plainte au pénale (Voir notre document 3). La plainte a été transmise à la section de Brigade de Recherche de la gendarmerie, à Abidjan, pour enquête.
Mais, à ce jour, ni Sévérin Kouadio, ni le député Anoblé Félix, n’ont été convoqués pour être entendus. Interrogé via le téléphone par « L’Eléphant », l’agent chargé de l’enquête n’a donné aucune suite quant à ce lent empressement pour faire la lumière sur cette sombre affaire qui ressemble comme deux forêts inexistantes, à un affreux abus de confiance commis au préjudice d’une dame qui ne sait ni lire ni écrire.

« Anoblé m’a mis en contact avec la dame »
Au cours de l’enquête, « L’Eléphant » a approché au téléphone, le nommé Sévérin Kouadio. Il a d’abord reconnu qu’il « travaille avec le député Anoblé », suivant une question de « L’Eléphant », avant d’ajouter : « Anoblé m’a mis en contact avec la dame qui voulait un terrain. Après, c’est sa fille qui me remettait l’argent pour l’achat, chaque mois ».
Question : La dame dit que vous lui auriez dit qu’après retrait de l’argent à la banque, vous le remettriez à Anoblé qui prendrait sa part avant de vous remettre le reste.
« Je ne peux pas répondre à cette question au téléphone, Anoblé est une autorité ».
Question : vous ne pouvez pas ou vous ne voulez pas répondre ?
« Je ne vous connais pas, nous sommes au téléphone et vous me demandez des choses qui concernent des autorités ».
Question : Nous disposons d’un document adossé à votre pièce d’identité nationale et dans lequel vous reconnaissez avoir reçu des mains d’Anoblé Félix, la somme de 600 mille Fcfa. Vous souvenez vous de ce document et la somme mentionnée était destinée à faire quoi ?
« Anoblé m’a remis cet argent pour commencer la paperasse, pour faire les délimitations ».
Question : Cet argent provient de la poche d’Anoblé ou est la dame qui lui aurait remis cela ?
« C’est la dame qui lui a remis cet argent ».
Question : « Pourquoi la dame n’a pas eu son terrain alors qu’elle vous a versé plus de 50 millions, copies de chèques à l’appui ? »
« Nous avons acheté le terrain mais elle n’est pas vite venue et une partie a été revendue. Mais aujourd’hui la question, c’est comment faire pour qu’elle ait son terrain. Elle dit qu’elle ne veut plus de terrain et qu’elle veut son argent. »
Question : L’homme à qui vous prétendez avoir remis l’argent pour l’achat de la parcelle, Kouakou Kouakou, dit qu’il n’a jamais entendu parler d’une parcelle de 300 hectares et que vous ne lui auriez remis que 400 mille FCFA pour réserver une parcelle pour votre tante. Et quand plus, vous seriez revenu récupérer plus tard une partie de cet argent.
« J’ai les décharges à Daoukro. Je vais aller là-bas et vous les envorrai»
Question : Savez-vous que dame Kouakou Loukou a porté plainte contre vous ?
« Non ».
Question : la gendarmerie ne vous a jamais convoqué au sujet de cette plainte ?
« Non ».
Près d’un mois plus tard, Sévérin Kouadio n’a pas apporté à « L’Eléphant », les décharges en question.

« Je n’ai rien à voir dans cette affaire »
Histoire d’avoir sa version des faits, « L’Eléphant » a échangé avec le député Anoblé Félix, sur les accusations qui sont portées contre lui par dame Kouakou Loukou.
« Je n’ai rien à voir dans cette affaire. Je n’ai fait que la mettre en contact. Si vous m’approchez pour me dire que vous voulez du riz et que je vous mets en contact avec un fournisseur qui peut vous livrer ce riz, s’il vous a volé votre argent, qu’est-ce que j’ai à avoir là-dedans ? Je ne veux même plus parler de ce problème. Une fois, Kouadio m’a appelé, je lui ai dit de ne plus me parler de ce problème parce que c’est le fait d’avoir voulu aider qui laisse penser à la dame que je suis dans le dossier. Kouadio dit que la parcelle est là et que c’est elle qui n’en veut plus.
Question de « L’Eléphant » : la dame prétend que c’est pour vous que travaille Sévérin Kouadio et que c’est à vous qu’il remettait l’argent après retrait à la banque.
« Est-ce que, quand vous avez interrogé Kouadio, il vous a dit que c’est à moi qu’il remettait l’argent ? Je n’ai rien à voir dans cette affaire, ça ne me concerne pas.
Question : la dame prétend que c’est votre chauffeur qui est allé déposer les papiers fabriqués par Kouadio, au domicile de sa nièce.
« Au moment où elle disait que Kouadio ne lui a donné aucun papier, moi j’ai appelé Kouadio pour lui demander pourquoi il ne donnait pas les papiers de la dame, il a dit qu’il avait déposé tous les papiers à la dame. Je lui ai dit de m’envoyer les copies de ces papiers. Il les a envoyés et j’ai demandé à mon chauffeur d’aller remettre tout ça à la nièce de la dame. La dernière fois que j’ai parlé à cette dame, elle voulait que j’achète cette parcelle afin qu’elle récupère son argent parce qu’elle aurait des problèmes. Je lui ai que ça ne m’intéressait pas parce que Daoukro est trop loin. »
Question : la dame dit que c’est vous qui l’avez convaincue d’aller acheter cette parcelle de terrain rural à Daoukro où elle ne connait personne. Que vous auriez insisté pour qu’elle le fasse au motif que votre société qui achetait son hévéa, y aurait acheté aussi des parcelles et que cela lui profiterait d’acheter cette parcelle.
« Pourquoi je vais la convaincre d’aller acheter une parcelle ? Dans quel objectif ? Je ne lui ai jamais demandé d’aller acheter cette parcelle. Elle est déjà planteur, elle a plus de 100 hectares d’hévéa. A la limite, même si je lui aurais demandé d’acheter et qu’elle est allée acheter, où est mon problème dans ça ?
Question : Savez-vous qu’elle a déposé une plainte contre vous auprès du parquet d’Abidjan ?
« Le parquet ne m’a jamais appelé pour quoi que ce soit. Pendant la campagne pour les législatives (décembre 2016, ndlr), on a voulu poser ce problème pour me faire chanter. J’ai dit que cette affaire ne me concerne pas ».

« De toi à moi »
Après avoir interrogé Sévérin Kouadio et le député Anoblé Félix, « L’Eléphant » a approché dame Koaukou Loukou et l’a priée d’appeler Sévérin Kouadio afin qu’il confirme ou non, l’information selon laquelle il aurait effectué les retraits pour le compte d’Anoblé Félix.
Joint au téléphone par dame Kouakou Loukou, sous les yeux de « L’Eléphant », oreille artificielle tendue, Sévérin Kouadio a répondu brièvement, prétextant être à des funérailles et ne pouvant parler plus longtemps : « Le monsieur (« L’Eléphant », ndlr), m’appelle et me pose des questions. Moi je ne peux pas lui donner des réponses, je ne le connais pas. Ça, c’est de toi à moi au moment où tu m’as appelé je t’ai dit ah maman, voilà, voilà. Mais le monsieur m’appelle au téléphone il me dit c’est rentré ici, c’est sorti par-là, il me pose des questions, c’est compliqué. Quand il m’a appelé je t’ai appelée pour demander pardon, mais aujourd’hui il m’appelle il me pose des questions. Je lui ai dit monsieur je ne vous connais pas, ce que je vous ai dit est déjà trop ».
Mais que fait la brigade de gendarmerie avec la plainte de dame Kouakou Loukou ? Elle a pourtant entre les mains, l’ensemble des preuves de l’affreux abus de confiance et les renseignements nécessaires pour retrouver et entendre toutes les parties pour l’éclatement de la vérité.
« L’affaire est entre les mains de la brigade de gendarmerie. C’est le gendarme lui-même qui m’a appelée pour me dire que l’affaire lui a été confiée et qu’il allait les convoquer. Mais depuis, quand je l’appelle pour lui demander s’il a fini son enquête, il me répond qu’il appelle Sévérin Kouadio et Anoblé Félix, mais qu’ils ne se présentent pas. Je ne sais pas pourquoi ça se passe comme ça. Si c’est moi qui avait pris leur argent, il y a longtemps qu’ils m’ont mis en prison ».
C’est bien vrai.
DANIEL SOVY, in L’Eléphant déchainé n°583

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