«Notre bilan est plus que positif…», Dr Aka Aouélé, président de la Région du Sud-Comoé, partage ses secrets pour réussir le développement local

By: Africa Newsquick

«Notre bilan est plus que positif…», Dr Aka Aouélé, président de la Région du Sud-Comoé, partage ses secrets pour réussir le développement local

Invité du Forum des Directeurs de publication (Fordpci), hier, Dr AkaAouélé, président du Conseil régional du Sud-Comoé a développé le thème : « Le Sud-Comoé dans une Côte d’Ivoire émergente à l’horizon 2020 : atouts et perspectives ». Il a eu le soutien de plusieurs chefs de sa région avec à leur tête, les rois de Moossou, roi d’Ebrah, le représentant du roi du Sanwi. Eugène Assalé, vice-président du Conseil régional de l’Iffou, Yao Alfred, ex président du Conseil général de Grand-Lahou, le maire d’Aboisso, Mamadou Kano, sont autant de personnalités qui sont venus prendre part à cette rencontre où de nombreuses questions ont été posées par les journalistes après que Dr AkaAouélé eût investi le bureau de Fordpci. L’illustre invité du jour a parlé de:

L’entretien des pistes. Pour lui, cela « est notre préoccupation majeure. Il pleut beaucoup, c’est un avantage qui devient un inconvénient s’agissant des pistes… mais nous sommes l’un des rares Conseils régionaux qui a des engins. Nous avons une chargeuse, une niveleuse, une benne et nous avons récemment acquis un bulldozer qui nous permet de faire régulièrement des entretiens de pistes. Actuellement, la route Edjambo-Frambo est réhabilitée. Nous avons également programmé, pour bientôt, l’achat d’un porte char et d’une balayeuse. Si vous vous renseignez, il n’y a pas beaucoup de Conseils régionaux qui ont une seule niveleuse….    », a-t-il dit. Avant de se prononcer sur :

LesZones  industrielles de Bonoua, d’Aboisso où il y a beaucoup d’emplois créés. « L’usine de caoutchouc, Scc que nous avons créée, c’est au moins 300 emplois. Idem pour Dekel-oil. C’est déjà une bonne contribution pour aider la région à régler le chômage des jeunes. Bientôt à Aboisso, une usine de fabrication de papier hygiénique va ouvrir avec à la clé 200 emplois, une usine a ouvert vers Mouyassué pour 100 emplois… Bonoua, n’en parlons pas… » a fait savoir Dr AkaAouélé qui s’est aussi penché sur la question de la sécurité.

La Sécurisation. selon lui, « le Sud-Comoé est l’un des rares Conseils à avoir pris en compte le problème des Forces de défense et de sécurité. Nous avons construit à l’époque plusieurs brigades de gendarmerie dans la région… Chaque année, nous remettons une dotation très importante en carburant aux forces de l’ordre… nous avons ouvert un centre de secours d’urgence presque totalement équipé. Ce centre basé à Ayébo, est déjà fonctionnel avec la cinquantaine de personnes qui y travaillent… », a-t-il révélé. Emmené à se prononcer sur la question de la santé, il dira à ce propos :

Infrastructures sanitaires ? « C’est notre responsabilité première de mettre les structures de base à la disposition de nos concitoyens… Je vous assure que le Sud-Comoé est l’une des régions les plus couvertes en matière de centre de santé. Vous trouverez rarement un village de 1000, 1500 habitants qui ne soient pas dotés d’un centre de santé… Quand vous prenez la route d’Abidjan à Noé, vous verrez que sur tout le long dans les villages, il y a des centres de santé.Nous l’avons fait. C’est pareil dans les villages plus en arrière. Nous intervenons également au niveau des hôpitaux comme à Bassam, avec la réhabilitation, à Bonoua, la mise en marche d’un service de radiologie, à Adiaké etc… Nous soutenons également les Ong et les personnes de bonne volonté…. ».

La réconciliation dans le Sud-Comoé. A ce sujet, l’invité de Fordpci a expliqué: « je suis moi-même un homme de réconciliation… dimanche, avant d’aller remettre le sucre aux musulmans, j’étais à la messe à l’Eglise évangélique. Ce que je peux faire, j’ai fait là-bas…. La réconciliation, il faut aussi poser des actes, il ne faut pas parler comme ça….Je vous assure que tout est dans le comportement de chacun de nous. La réconciliation, elle ne doit pas être chantée, elle doit se traduire dans nos comportement au quotidien… notre région est de tout temps la plus hospitalière de la Côte d’Ivoire, une forte démographie cosmopolite… en dehors de la sous-préfecture d’Adaou, tous les autres villages sont habités à 95% par d’autres Ivoiriens ou non Ivoiriens… et c’est la zone où le Conseil général et aujourd’hui, le Conseil régional a le plus réalisé en matière d’infrastructures de base. Quand on arrivait, il n’y avait pas un seul centre de santé, il n’y avait pas d’électrification, d’adduction d’eau potable. On a tout réalisé, on n’a pas regardé qui habite là…. Vous voyez tous ces rois qui sont là, ils ne sont pas du Sanwi comme moi. C’est vous dire que moi, je ne suis pas dans le sectarisme… je crois que le bilan le plus positif de la région, c’est que le Sud-Comoé est une réalité à tel point que partout où je mets les pieds dans le Sud-Comoé, je suis chez moi…. Je suis mieux accueilli… nous faisons nos palabres entre nous, mais vis-à-vis des autres Ivoiriens, nous sommes très doux, peut-être même trop doux. En tout cas, si on doit donner des prix, donnez un prix au Sud-Comoé… ». Cela dit, AkaAouélé, a estimé que :

Le bilan de la politique de scolarisation, est largement positif « Dieu merci, ce bilan a été fait par madame le ministre de l’Education nationale… qui m’a fait décorer Commandeur dans l’ordre de l’Education nationale. Quel meilleur bilan ? C’est votre serviteur qui a introduit les collèges de proximité, c’est nous qui l’avons fait lorsque j’étais au Conseil général et maintenant au Conseil régional. A l’époque, il y en a qui nous traitaient d’insensé quand on a essayé de construire les premiers collèges dans des villages…. La carte scolaire n’autorisait pas officiellement la construction de collège dans un village. Tout au plus, c’était possible dans un chef-lieu de sous préfecture, mais pas dans un village. Nous l’avons fait, mais pourquoi ? Parce que nous avons des particularités dans le Sud-Comoé, nous avons de très gros villages qui méritent d’être des chefs-lieux de sous préfectures, mais qui, pour des raisons qu’on ignore, ou parce qu’on dit que c’est très proches, ne sont pas érigés. Ces villages peuvent être même des chefs-lieux de département même si on les envoyait ailleurs… par exemple à Krindjabo, nous avons mis un collège. A Ahigbé-Koffikro, où il y a des Baoulé et des Dioula, nous avons mis un collège en délaissant Adaou. Vous voyez notre esprit, comme nous sommes tolérants ? Et le collège d’Ahigbé-Koffikro vient d’être érigé en lycée. Vous avez2000 élèves dans cette localité considérée comme un village… nous avons terminé un collège à Ono-Salci, nous avons construit un collège à Affiénou,… les meilleurs ont été orientés à Yamoussoukro, au lycée technique d’Abidjan, au lycée de Bingerville, quelque-uns à Bassam et d’autres à Aboisso pour faire le second cycle. Trois ans après, il est sorti de cette 1 ère promotion, 30 bacheliers. Le village n’a jamais eu autant de bacheliers et cela dans une école de proximité… en deux ans (2014-2015), nous avons construit 10 collèges : Ketesso, Yaou, Noé, Adjouan, … mais mieux, on est en train de réhabiliter et de renforcer la capacité d’accueil des lycées et des collèges existants. Par exemple, le lycée de Grand-Bassam…. On a ajouté de nouveaux bâtiments au collège moderne, idem à Bonoua, à Ayamé, à Adiaké…. A Bianouan, Krindjabo, Affiénou ou nous avons construit un collège, on ajoute également des bâtiments. Si on chiffre cela, ça peut faire encore 5 ou 10 collèges. Donc, notre bilan est plus que positif. En témoignent les distinctions reçues : commandeurs, pendant 3 ans…. Même le ministre de l’Agriculture nous a fait commandeur… promoteur de collège de proximité en Côte d’Ivoire, c’est vraiment notre nom…. ». En ce qui concerne les moyens nécessaires pour le développement, le No 1 du Conseil régional du Sud-Comoé, s’est voulu clair.

Budget : « pleurer, gémir est lâche pour un responsable. Si vous avez accepté de faire une mission, vous devez tenir quelles que soient les difficultés, sinon vous démissionnez. Mais il ne faut pas dire je ne peux pas travailler parce qu’on ne m’a pas donné les moyens. Qui m’a mis là ? Les populations nous ont fait confiance. Les conditions sont difficiles, je vis la même chose que les autres…. Mais je dis qu’il y a un cadre privilégié de concertation et de développement qui est créé… Nous nous multiplions le peu qu’on nous donne par la bonne gouvernance. C’est la bonne gouvernance qui vous permet de multiplier l’argent qu’on vous donne. L’esprit d’équipe…. Les compétences… les ressources humaines. Mais il faut aussi avoir un carnet d’adresses. Cependant, il faut inspirer confiance, personne ne vous donnera les moyens si on sait que ces moyens ne vont pas servir à faire quelque chose. Il faut être sérieux et surtout quand vous êtes au service des populations, il faut d’abord les servir avant de penser à se servir. On n’est pas à l’aise, mais nous faisons la politique de nos moyens…. ». Il a terminé par le Fonds d’investissement que lui et son équipe ont mis en place.

Sud-comoé invest « D’un capital d’un milliard, c’est un projet majeur. Après le Conseil régional, ça va fonctionner. Nous espérons faire démarrer rapidement quelques projets pour que ce soit le symbole du développement de la région et pourquoi pas de toute la Côte d’Ivoire »a-t-il dit.

En Conclusion, l’invité de Fordpci, a indiqué ceci :

« Il faut croire à ce qu’on fait, moyen ou pas, je crois fondamentalement à la décentralisation, je crois à la politique de développement de proximité… vous ne pouvez pas développer un pays sans prendre en compte la politique de proximité… »

Aka Aouélé présente les atouts et les potentialités du Sud Comoé

Le président du Conseil Régional du Sud Comoé avait de quoi à faire valoir lors du Forum des Directeurs de Publication de Côte d’Ivoire dont il était l’invité. Dr Aka Aoulé se prononçait sur le thème : « La  Côte d’Ivoire émergente à l’horizon 2020.» Après avoir montré les caractéristiques des pays émergents et quelques indicateurs majeurs pour une Côte d’Ivoire émergente à l’horizon 2020, le président du Conseil régional  du Sud-Comoé a insisté sur  la contribution de ‘sa’ région dans une Côte d’Ivoire émergente à l’Horizon 2020 car dira-t-il  « la Côte d’Ivoire ne saurait être émergente, sans le sud comoé, partie intégrante de la Côte d’Ivoire ». Une certitude sui s’appuie bien sur les potentialités, les atouts et les opportunités qui appartiennent à la Région du Sud Comoé. En la matière, l’ancien ministre de la Santé a fait étalage des riches potentialités de sa région que sont entre autres, le réseau hydraulique dense et diversifié (océan atlantique, lagunes, et fleuves), une zone forestière,  et un littoral d’environ 86 km s’étend de Grand Bassam, jusqu’à la frontière du Ghana. Sans oublier les ressources minières  dominées par les couches de manganèse, du cuivre, du diamant et de l’or. Outre  ces potentialités, les atouts  de la région sont aussi impressionnantes comme le souligne Dr Aka Aoulé. Une région traversée par la route Inter-Etat, Ghana-Côte d’Ivoire et une position stratégique du fait de sa proximité avec  la mégapole économique d’Abidjan. Une Zone transit entre la Côte-d’Ivoire et les autres pays de la Cedeao, notamment le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria. Pour les opportunités, le ministre Aka Aouélé a  indiqué plusieurs points  dont l’existence de potentialités d’investissement dans le tourisme, balnéaire, dans les secteurs agricoles et la production animale et les ressources halieutiques. Le sud Comoé s’est également approprié de l’existence d’un Plan national de l’investissement agricole(PNIA). Ainsi, évoqué, le président du Conseil régional a indiqué que  « ces potentialités et ses atouts  font du Sud Comoé une zone attrayante, un pôle de développement économique dans la Côte d’Ivoire émergente ». Et déjà  le Conseil général  du Sud Comoé est à la tâche. Les réalisations et les actions majeures en faveur des femmes sont  des preuves de cette volonté affichée d’aller vers le développement. Et le ministre Aka Aouélé a saisi l’opportunité pour égrainer quelques-unes dont la mise en place d’un fonds d’investissement (Sud Invest), la création  d’une dizaine de collèges et de lycées. Sans oublier des actions majeures en faveur  des jeunes et des femmes. Toutes ces actions sont logées dans une vision. « Le sud- Comoé à l’horizon 2031 une région porte d’entrée de la modernité de la Côte d’Ivoire, un pôle agro industriel, touristique et un espace de bien-être et de solidarité »

Avec Le Nouveau Réveil

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