Dette intérieure ivoirienne: « Les fournisseurs de l’Etat dans un coma de type 4 », révèle « L’Eléphant déchaîné »

By: Africa Newsquick

Dette intérieure ivoirienne: « Les fournisseurs de l’Etat dans un coma de type 4 », révèle « L’Eléphant déchaîné »

Ils ne savent pas à quel moment ils seront payés, et continuent de sillonner les couloirs des bureaux des responsables du fisc ivoirien –quand certains sont décédés ou ont mis la clé sous le paillasson-, rien que pour se voir rassurer quotidiennement. Même s’ils savent que rien n’est encore décidé pour leur paiement. Eux, ce sont les fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire, pour la période allant de 2001 à 2013 ; et dont les créances ont été consolidées, puisque relevant d’audits de l’Administration, sous l’Empereur Ouattara II. Ecoutons ce que nous dit à ce propos, le Conseil des ministres du 7/9/2016 : «Au titre du Premier Ministre, en liaison avec le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances et le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat.

Le Conseil a adopté une communication relative au résultat de l’audit des passifs de l’Etat de la période 2001-2013. Les passifs qui résultent essentiellement de prestations réalisées au profit de l’Administration en dehors de l’orthodoxie budgétaire classique, se sont accrus durant les années de crise traversées par notre pays. L’audit des passifs de l’Etat mené par les services de l’Administration financière sur la période de 2001 à 2013 a établi le montant des passifs recensés à 448 milliards de francs CFA dont 356 milliards pour les passifs ordinaires de l’Administration centrale et les Institutions, et 92 milliards pour les passifs spécifiques constitués par les baux police, les baux administratifs… Le Conseil a instruit l’ensemble des Ministres concernés à l’effet d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’apurement des passifs validés, qui s’élèvent à 225 milliards de francs CFA. Aussi, au-delà des mesures générales prises pour assainir la gestion des finances publiques, les mesures préventives seront renforcées, de même que le contrôle interne, en vue de réduire les risques de constitution de nouveaux passifs.» Et depuis lors, rien à l’horizon!

 

Petit cas pratique…

Le pachyderme a voulu prendre en exemple une situation qu’il a eu à traiter, mais qui n’a pas encore été résolue, malgré les relances incessantes des fournisseurs auprès des administrations concernées. En effet, par courrier adressé en date du 12/10/2016 au Ministre chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, avec pour objet «règlement du passif réclamé par un collectif de fournisseurs», la Commission de la Concurrence et de la lutte contre la vie chère (CCLVC) du Ministère du Commerce, écrit : «Un groupe de fournisseurs s’est adressé à la Commission de la Concurrence et de la Lutte contre la vie chère en vue de réclamer le paiement d’un passif qui date de la période 2007-2009, et qui a fait l’objet d’une vérification par les services de l’Inspection du Trésor du 08 au 19 février 2010. Vous avez donné des instructions pour le traitement de l’ensemble des passifs dus aux fournisseurs de l’Etat avant la période 2011, en vue de leur validation pour règlement. Sur la base des conclusions du rapport de vérification en leur possession, le collectif des fournisseurs de la Commission de la Concurrence, exige le règlement de ses passifs…» Et que répondra ledit Ministre au président de la CCLVC avec pour objet «Votre requête relative aux passifs du Collectif de prestataires de services de la CCLVC » en date du 22/11/2016?  Ecoutons : «J’accuse réception de votre courrier…, relativement au règlement des passifs d’un montant de 316.647.174 FCFA du Collectif des prestataires de services de votre Commission… En réponse, j’ai l’honneur de vous faire connaître que votre requête a retenu toute mon attention. Cependant, je voudrais vous rappeler que les passifs couvrant la période 2001-2010 ont fait l’objet d’un audit réalisé par l’Inspection générale des Finances (IGF) et présenté en Conseil des Ministres. Aucune décision n’a encore été prise en ce qui concerne les modalités de règlement de ces passifs audités…». C’est dire que ces fournisseurs et partant tous ceux qui sont créanciers de l’Etat sur la période 2001-2013 dont les factures ont été auditées et consolidées, devront attendre le saint glin-glin pour leur paiement? Tout porte à y croire….

C.A, in L’Eléphant déchainé

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