Affaire «Agrobusiness»: Comment Yapi Christophe a associé Amadou Gon Coulibaly et Guillaume Soro à son arnaque

By: Africa Newsquick

Affaire «Agrobusiness»: Comment Yapi Christophe a associé Amadou Gon Coulibaly et Guillaume Soro à son arnaque

L’Etat de Côte d’Ivoire a décidé, via un comité de veille mis en place par le Trésor Public, de s’occuper lui-même du remboursement des investissements réalisés par des Ivoiriens dans le secteur dit de l’Agrobusiness. Une décision qui a provoqué le courroux des souscripteurs qui croient dur comme fer qu’il suffirait de dégeler les comptes, comme Christophe Yapi l’a déclaré, pour que tous les «RSI» (Retour Sur Investissement), soient payés jusqu’au dernier. « L’Eléphant » a découvert les raisons de leur désarroi. En réalité, la plupart de ceux qui, sous les objectifs de plusieurs caméras, ont reçu des chèques, ont été, pour la plupart, de nouveau, appâtés. Et, ont réinvesti ce qu’ils avaient gagné, espérant décrocher la fortune représentant quatre fois ce qu’ils avaient déjà gagné. Ils n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.

Christophe Yapi, alias AdikoNiamkey Joseph, patron du groupe «Agronomix», présentement et opportunément hors du pays, a fait une sortie qui, semble-t-il, a convaincu les souscripteurs que la crise de « l’agrobusiness » n’est qu’un pur complot pour les empêcher de s’enrichir. La réalité a plutôt l’odeur de piment sec sur des braises.

 

« Monhevea.com », au-delà de la propagande.

Courant 2015, un ex-collaborateur du chef de l’Etat, ministre de son état, reçoit un ami, administrateur d’Etat civil. Lequel lui demande un prêt de six millions de FCfa pour un investissement qui devrait lui rapporter 24 millions en six mois. Intrigué, le collaborateur du chef de l’Etat s’informe sur la nature du business et apprend qu’il s’agit d’investir dans une structure appelée « monhevea.com ». Le collaborateur du chef de l’Etat, après avoir promis à son ami de réfléchir à sa demande, informe une connaissance auprès de la justice. Laquelle décide, via la police, de faire une enquête sur les activités de « monhevea.com ». Cette enquête non basée sur une plainte, conduit à l’audition de Yapi Christophe. Ce dernier déclare que les promesses de paiement faites aux souscripteurs sont tenables parce qu’il a déjà mis en valeur plusieurs centaines d’hectares et qu’il envisage, à la fin 2016, d’atteindre 2000 hectares de plantation. Sauf que la vérification sur le terrain, à Yamoussoukro, à Didiévi et à Daoukro, ne permet d’identifier que des plantations d’une superficie globale de 83 hectares pour 3945 souscripteurs. Suivant les types de plantations choisis, chaque souscripteur était censé recevoir son « RSI » d’une plantation  d’un hectare. Soit 3945 hectares pour les 3945 souscripteurs.

Les 3945 souscripteurs ont payé pour «Agronomix» et « Monhevea.com », la somme totale de 6,753 milliards de Fcfa. Sur cette somme, entre le 6 juin et le 20 décembre 2015, soit deux fois six mois, 4,922 milliards ont été retirés par chèques libellés au nom de plusieurs centaines de personnes. En paiement des « RSI » promis. A l’analyse des comptes, il y est découvert trois types d’opérations. Les dépôts faits par les souscripteurs par chèques, les retraits par chèques au bénéfice des souscripteurs, les retraits effectués par Yapi Christophe lui-même. Aucun autre mouvement n’est observé sur les comptes, tels que des revenus de ventes de productions agricoles, chèques de structures clientes d’« Agronomix » et de «Monhevea.com ».

Les enquêteurs concluent en l’existence d’un système pyramidal consistant à payer les premiers souscripteurs par les nouveaux en camouflant le tout sous l’idée vendue de réalisation de plantations avec ce bel engagement: « Vous avez de l’argent, vous n’avez pas le temps d’aller au champ, nous réalisons des plantations pour vous… »

En l’absence de plainte, Yapi Christophe est donc longuement entendu le 19 août 2015, puis relâché, bien que ses rapports conflictuels avec la loi aient intrigué les enquêteurs sur sa moralité. En effet, Yapi Christophe est connu des fichiers du parquet d’Abidjan pour un séjour de six mois fermes à la Maca en 1993. C’est lui-même qui le déclare lors de son audition dans une procédure ouverte contre lui cette fois-ci pour vol de deux vedettes et de pièces de rechange d’une valeur de 108,990 millions de Fcfa, en 2010. Il avait été emprisonné en 1993 pour un « abus de confiance » portant sur la somme de 19 millions de Fcfa en se faisant passer pour l’ex-secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), feu AdikoNiamkey Joseph. Dans l’affaire des deux vedettes, Yapi Christophe, avait été arrêté, entendu, puis déféré au parquet, suivant le « Soit Transmis » N°927/DGPN/DPEF du 27 août 2010. Son présumé complice, un certain Floriano Pereira, avait fui la Côte d’Ivoire. Mais pour sa troisième audition par la police, il n’y avait pas eu grand’chose à reprocher à Yapi Christophe, alias AdikoNiamkey Joseph. Il avait encaissé 6,753 milliards de Fcfa, n’avait rien investi et il avait redistribué 4,922  milliards. Où est le mal?

 

2016 et la grande offensive médiatique

En 2016, Yapi Christophe réalise qu’il va falloir faire preuve d’ingéniosité pour faire tourner la boutique. Car, de petits malins, y compris certains de ses collaborateurs de « Monhevea.com», avaient eu l’idée, à force de voir passer l’argent, de créer d’autres entreprises ayant le même objet qu’«Agronomix» et «Monhevea.com». On n’est jamais mieux servi que par soi-même.  Résultat, les souscripteurs se dispersent dans les structures qui poussaient comme des champignons. De cinq en 2015, les structures d’agrobusiness vont passer à 28.

En avril 2016, Yapi Christophe organise une grande cérémonie à l’Hôtel « Belle Côte » à Cocody où, sous les objectifs de plusieurs caméras, il remet des chèques d’une valeur de 300 millions de Fcfa, à 25 heureux souscripteurs. Une centaine de personnes qui assistent au spectacle sont sous le charme. Un mois plus tard, au même lieu, le patron d’« Agronomix »  remet, dans les mêmes conditions, 500 millions de Fcfa à 32 souscripteurs. Aucun, parmi les 52 heureux bénéficiaires n’avait vu aucune plantation de laquelle proviendrait le « RSI » qui lui avait été remis. Ce n’est pas important, YapiChristophe, tient ses engagements. Et, il n’y a que cela qui compte. Les deux cérémonies de remises de chèques sont diffusées sur les réseaux sociaux (Facebook ) et « Youtube » et vues par des milliers de personnes.   Sur les 52 bénéficiaires d’avril et mai 2016, 33 ont réinvesti leur « RSI » dans un autre programme, histoire de gagner quatre fois plus, comme cela leur est promis sur le site Internet d’« Agronomix » dans le « Kit privilège ». « Le pack privilège est dédié aux clients ayant perçu au moins 3 retours sur investissement et ayant 5 contrats en cours.

Ils ont donc le privilège de faire plus de 3 hectares par culture et par campagne en un seul contrat. Le client doit apporter les éléments le classant dans cette catégorie. Le pack privilège offre la souscription à 3 hectares maximum de Piment de Bénéné ». Lit-on sur le site Internet.

Mais, en octobre 2015 déjà, Yapi avait senti que l’édifice ne tiendrait pas, d’où la création en novembre 2015 et en janvier 2016, de deux nouvelles structures. A la mi-juin 2016, la dispersion des souscripteurs dans d’autres structures menace la pérennité des affaires de Yapi Christophe. Les souscriptions se réduisaient comme peau de chagrin au fil des mois.  Pour redresser la situation, Yapi Christophe se lance dans une vaste campagne de communication et dans une course à la création de plusieurs entreprises ayant des objets totalement différents de ceux d’«Agronomix et de «Monhevea.com ». Il introduit une demande d’agrément pour « Agronomix SA» auprès du Conseil Café-Cacao (CCC). Lequel lui délivre cet agrément en même temps qu’à six autres structures suivant la « décision N°575-2016 portant Agrément d’exportateurs café-cacao au titre de la campagne 2016/2017 ». C’est que le créateur de richesses entendait exporter du café et du cacao.

Le 6 janvier 2016, il avait créé « Agrofinances » pour s’occuper des participations financières dans toutes entreprises tant en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger. Cette société au capital de 300 millions de Fcfa entièrement libérés, a pour administrateurs, Yapi Christophe lui-même, son petit frère Yapi Marcel, et Assanvo Honoré.  Avant « Agrofinances », il avait créé, le 3 novembre 2015, « Agrotransit et Manuntention ». Société au capital de 50 millions, ayant pour mission, de faire du « Transit maritime ». Le 19 mai 2016, il avait créé la « Société de Construction immobilière YaouConstructor (SCI-YaouConstructor), au capital de 10 millions avec pour gérant non associé, son petit frère Yapi Marcel. Avant « YaouConstructor », il avait créé, le 15 février 2016, « Agrocred » pour faire de « la collecte de dépôts, les opérations de prêts et les opérations d’engagement par signature, conformément aux articles 4 et 6 de l’Ordonnance n° 2011-367 du 03 novembre 2011 portant réglementation des systèmes financiers décentralisés en Côte d’Ivoire.» Société au capital de 500 millions de Fcfa avec pour Directeur général, Yapi Marcel, actionnaire à 25%. Ce n’est pas fini.

Yapi Christophe crée également «Agrocargo » pour faire du « fret aérien ».

Dans la foulée, il organise une caravane dite « Caravane Agronomix » (voir photo), pour communiquer sur ses produits, histoire d’attirer le maximum de souscripteurs pour maintenir les caisses à flots et poursuivre les paiements des « RSI ». En août 2016, alors que depuis le mois de juillet, les souscripteurs ne se bousculaient plus, il organise en grandes pompes, une cérémonie à l’hôtel Ibis au Plateau où il annonce la construction, pour un coût  de 137 milliards de Fcfa, de 500 maisons, par tranche de 50, à Assouindé, ville balnéaire située à environ 80 km au sud d’Abidjan. Evidemment, pour espérer faire partie des heureux propriétaires de ces maisons, il faut avoir de l’argent. Et, comment avoir l’argent rapidement pour s’offrir un toit si ce n’est d’investir dans « Agronomix » pour avoir 24, 50 millions en six mois? Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux à la date du 1er septembre 2016, on aperçoit Yapi Christophe à Assouindé, grosses lunettes noires sur les yeux, grosse chaine en or au coup, s’exprimer. Il explique le projet en remerciant le gouvernement ivoirien « qui a déjà commencé à mettre en place ce qu’il faut pour rendre les logements sociaux et les autres types de logement possibles. Il y a une fiscalité qui est adaptée, qui va nous permettre de pouvoir faire venir nos machines. Nous disons merci au chef de l’Etat, à notre dynamique de la construction ». Dans la vidéo, l’ex ministre Sanogo Mamadou est remercié pour les facilités qu’il aurait faites dans la mise en route du projet de construction de la « cité bénéné» . Interrogé pendant notre enquête, le ministre Sanogo a nié avoir eu un quelconque contact avec Yapi Christophe. Lequel, au cours de la cérémonie organisée à l’hôtel Ibis en présence de deux individus présentés comme des partenaires italiens, avait déclaré: « Ce site (350 ha de terrain, ndlr) va comprendre des logements sociaux (3000), économiques (700) , moyen standing et haut standing (200), très haut standing (100) de même que des écoles, un centre de santé, un centre commercial et un centre aéré ». Précise le créateur de richesses.

 

L’argent des Ivoiriens de la diaspora

En septembre 2016, au cours d’une cérémonie organisée à Yamoussoukro en présence de tout le corps préfectoral et placée, selon une vidéo disponible sur « youtube », sous le patronage d’Amadou Gon Coulibaly, alors Secrétaire général de la Présidence de la République, et sous le parrainage du Directeur général du « CEPICI », Yapi Christophe annonce la construction d’une usine de transformation de  tomates à Koliakro, d’une valeur de 16 milliards de Fcfa. «Il y a une usine de transformation de cacao qui sera implantée à Abengourou (Est), il y a une usine de transformation de tomate prévue à Koliakro (Yamoussoukro), et il y a une usine de conditionnement de légumes et fruits divers qui sera également à Yamoussoukro (…)  On a déjà lancé les études de l’impact environnemental. D’ici à la fin de l’année, le matériel va arriver à Abidjan et on va commencer la construction véritable des usines » dont « l’opérationnalité est prévue l’année prochaine  », explique un collaborateur de Yapi Chrisptophe, un certain Amani. Yapi lui-même, au pupitre, explique que tout le matériel nécessaire pour la construction de l’usine serait à l’étape du montage en Italie et qu’il serait convoyé en Côte d’Ivoire en bateau.

En octobre 2016, Yapi Christophe et son «Agronomix SA» participent aux «JNVA» (Journées Nationales de Valorisation de l’Agriculture), placées sous le parrainage du président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro, à San Pedro où, il va décrocher une grande interview avec le quotidien gouvernemental, «Fraternité Matin», pour présenter l’ensemble des activités de son groupe. Toute cette communication en présence des officiels de l’Etat a pour conséquence d’attirer des milliers de souscripteurs qui vont faire d’ «Agronomix SA», la plus grosse structure d’ « Agrobusiness » en Côte d’Ivoire. Sauf que l’agro-business ne faisait plus rêver Yapi Christophe. Mais les apparences devraient rester sauves. Parler d’agro-business à chaque prise de parole et, surtout, aller chercher les économies des Ivoiriens de la diaspora. Pour cela, il crée « Agronomix France », « Agronomix Canada », « Agronomix Benelux », « Agronomix Londres », etc. Entre novembre et décembre 2016, Yapi Christophe demande aux Ivoiriens qu’il rencontre dans ces pays, soit directement ou indirectement via ses hommes de mains, d’investir des sommes comprises entre 1500 et 4500 euros pour un « RSI » en six mois deux semaines. Des centaines d’Ivoiriens de la diaspora souscrivent pour les plantations de piment dit « Big Sun ». Mais pour les « RSI » prévus pour le mois de juin, il faudra patienter un peu.

 

Un virement est manqué et c’est la descente aux enfers

A la suite du Conseil des ministres du mercredi 26 décembre et suivant un communiqué du Trésor Public, le ministre Koné Bruno, porte-parole du gouvernement lance un appel « à la prudence et la vigilance pour tout investissement dans les entreprises d’agro-business. » Ce commentaire, suivant l’annonce de la mise en place par le Trésor Public d’un Groupe de Travail chargé d’auditionner les responsables. Le communiqué du Trésor et les propos du porte-parole du gouvernement ont pour conséquence de freiner net, les nouvelles souscriptions et de semer la méfiance dans le secteur. Quand le Groupe de Travail commence les auditions, il se met d’accord avec Yapi Christophe sur une date pour son audition. Ce sera le 5 janvier 2016. Absent du pays, Yapi Christophe promet d’être présent pour apporter tous les éclairages nécessaires pour rassurer tout le monde sur ses activités et surtout, sur leur viabilité. Mais le 5 janvier, Yapi Christophe ne respecte pas sa parole. Il se fait remplacer, non pas par l’un de ses directeurs, mais plutôt par un collaborateur recruté en juillet 2016, encore en essai et qui ne savait pas grand’chose des activités du groupe dans lequel il travaillait. Les explications de «l’émissaire » de Yapi Christophe sèment plutôt le doute dans les esprits. Il ne sait pas l’emplacement des milliers d’hectares de plantation revendiquées par Yapi Christophe, ni combien d’hectares sont effectivement en production. Il est arrivé sans aucun document lié aux activités du groupe « Agronomix ». Aucun bilan financier, aucune liste des clients, aucun bon de commande, ni de livraison de produits, aucun document d’exportation, etc. L’envoyé de Yapi Christophe s’explique et se retire. Les jours qui suivent, Yapi Christophe ne donne aucun signe de vie. Mais, de l’extérieur il tente, via un ordre de virement, de sortir 390 millions de Fcfa, de l’un des comptes de son groupe. Cette opération, considérée comme suspecte, entraine la mise sous surveillance des cinq comptes de « Agronomix » et « Monhevea.com » sur lesquels se trouvent 8,495 milliards de Fcfa. Pour des « RSI » attendus de plus de 100 milliards de FCFA. L’opération ratée de Yapi Christophe a pour conséquence d’amener le parquet à s’intéresser à son petit frère, Yapi Marcel, soupçonné d’être en contact étroit avec Yapi Christophe et de l’alimenter financièrement via des comptes bancaires cachés. Une première convocation lui est adressée. Au cours de son audition, il déclare ne pas savoir grand’chose des activités de Yapi Christophe, ni où se trouvent ses plantations. Papi Marcel ajoute qu’il est le directeur général de « Agrocred », dont il est actionnaire à 25% et directeur général. Payé depuis la création d’« Agrocred » à 3 millions de FCFA par mois alors que cette structure de microfinance n’a jamais démarré ses activités, pour cause d’agrément refusé par la « Beceao ». Après l’audition, Yapi marcel est laissé en liberté. Mais les enquêteurs le soupçonnent d’entretenir d’intenses relations avec son frère depuis l’extérieur et de l’alimenter financièrement, via des comptes cachés. Une demande de collaboration est envoyée aux banques. Une seule signale l’existence d’un compte au nom de Yapi Marcel dans ses livres. Et sur ce compte, roupille la somme 468 millions de Fcfa. Convoqué de nouveau et interrogé sur la provenance de cet argent, Yapi Marcel déclare que c’est un don de son frère Yapi Christophe. Soupçonné de participer à une opération de blanchiment d’argent, il est mis aux arrêts. S’ensuit une perquisition au domicile de Yapi Christophe en présence de son épouse et de Yapi Marcel. Mais cette perquisition ne donne rien. Une autre est ordonnée au domicile de YapiMarcle à Bingerville. Là, les enquêteurs découvrent que tous les documents liés aux activités de Yapi Christophe y sont gardés. Ils découvrent ainsi l’existence de 16 entreprise dans lesquelles-près de 10 sur 16- Yapi Marcel est soit associé, soit actionnaire.  Dans sa vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Yapi Christophe a affirmé que son frère a été arrêté parce qu’il aurait fait d’important retraites des comptes d’une société dont il est administrateur et « dans laquelle peut-être Agronomix ou M.H. a investit… » La société en question, « Agrocred », n’avait pas démarré la moindre activité, faute d’agrément. Mais quand Yapi Christophe évoque les retraits effectués par son frère, il omet volontairement d’évoquer son propre cas, la tentative de retrait de 390 millions de Fcfa, depuis l’extérieur. « Le total des assiettes des 16 entreprises (du groupe Agronomix) fait 250 milliards », avait déclaré Yapi Christophe. Sauf que sur les cinq comptes du groupe retrouvés dans les banques ivoiriennes, il n’y a au total que 8,495 milliards. Il y a de la marge.

Interrogé par écrit, via son assistance, par « L’Eléphant », le 3 février, Yapi Christophe n’a donné aucune suite. Sans doute un souci de temps. En attendant, « L’Eléphant » a pris le soin de vérifier une information présente sur le site Internet d’« Agronomix SA »: « Agronomix se positionne comme fournisseur de groupes internationaux tels que l’entreprise russe Magnit, spécialisée dans la grande distribution, Amazon.com, société internationale de commerce en ligne ». « Amazon.com » est une société américaine basée à Seatle. Elle est spécialisée dans la vente de livres, de vidéo, de jeux culturels, de vêtements, etc. Agronomix n’a jamais rien fourni à « Amazon.com ». Quant à la société Russe « Magnit », approchée par « L’éléphant », elle n’a pas réagi.

DANIEL SOVY, in L’Eléphant déchaîné n°520

Laisser un commentaire

Agenda

décembre 2017
D L M M J V S
« Nov    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Archives

Directeur de publication Gérant : Guy Tressia

Contact: +225 08322110/40007513

Email: guytressia@gmail.com

Abonnez-vous à africanewsquick par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à africanewsquick et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Rejoignez 11 559 autres abonnés

Retour vers Haut
Optimization WordPress Plugins & Solutions by W3 EDGE