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Emissions télévisées « volées »?- Les étranges créations de la RTI: Le Burida ne s’est pas souvenu, un producteur réclame la somme d’un milliard

By: Africa Newsquick

Emissions télévisées « volées »?- Les étranges créations de la RTI: Le  Burida ne s’est pas souvenu,  un producteur réclame la somme d’un milliard

C’est une émission hebdomadaire sur l’automobile, diffusée tous les dimanches par la t
élévision d’Etat, « RTI1 ». L’émission s’appelle « Top Auto ». Elle est au centre aujourd’hui d’une grande bataille judiciaire entre la « maison bleue » et Daho Benjamin Cassidy, créateur, réalisateur et producteur d’émission télé.

Un projet qui enchante la RTI. Présentation du projet aux concessionnaires auto et à la RTI

Après plusieurs années d’apprentissage en Europe, Daho Benjamin Cassidy devenu créateur, réalisateur et producteur d’émissions TV, a conçu et mis en forme plusieurs projets de production d’émissions télévisuelles. Cependant, par faute de moyens financiers, il a du mal à produire ses émissions pour les revendre sous forme de prêt à diffuser (PAD) auprès des chaînes de télévision. Loin de se décourager, il décide, en ce qui concerne son projet d’émission « Top Auto » de le présenter à quelques concessionnaires auto de la place pour l’aider financièrement à sa réalisation. Courant novembre 2010, il dépose successivement son projet à la Société Commerciale Ivoirienne de Matériel Industriel (SCIMI), ATC Comafrique et la Société ivoirienne de distribution automobile et d’équipements industriels et agricoles (SOCIDA). Après les concessionnaires auto, le cap est mis sur la RTI. Là, il rencontre les responsables et leur présente son idée non sans insister pour qu’il ait au cas où ils seraient intéressés, la co-production.
C’est avec Koné SikiSyl, réalisateur à la RTI, que Daho Benjamin échange en premier lieu. Ce dernier le met en contact avec d’autres décideurs dans la maison, notamment Touré Sanga, directeur des programmes de RTI1, à cette période. Les deux hommes échangent longuement sur le projet « Top Auto ». Mais le directeur des programmes explique clairement au producteur d’émissions que la RTI ne dispose pas de moyens techniques capables de réaliser une telle émission. Il conseille alors à Daho Benjamin de prendre attache avec Fabrice Thiaco, responsable d’une société de production audiovisuelle.

Quelques temps après, une deuxième rencontre a lieu entre Touré Sanga et Daho Benjamin, en présence de Bamba  BambaHimself, ex-responsable Marketing RTI publicité, pour échanger, tous trois, sur le contenu de l’émission. D’autres rencontres tenues ultérieurement ont permis de discuter sur la durée de l’émission et la tranche horaire de sa diffusion. En janvier 2011, sur proposition de Touré Sanga, le promoteur rencontre Félicien Koffi, l’ex-directeur de la RTI 1 pour lui parler de la coproduction de son émission. A l’issue de cette rencontre, Daho Benjamin  dépose à la direction de la télévision nationale, contre décharge, une copie de son projet « Top Auto».

Dans l’attente d’un accord avec la RTI pour la diffusion de l’émission, Touré Sanga informe le promoteur, au cours d’une nouvelle rencontre,  que son émission ne pourrait pas être diffusée tant que l’émission politique « Raison d’Etat » était diffusée tous les jours après le journal télévisé de 20 heures. La crise post-électorale battait alors son plein. Devant cette situation, Daho Benjamin décide de faire contre mauvaise fortune, bon cœur et, en attendant que les choses aillent mieux à la RTI, il propose d’autres types d’émissions télé  au Directeur des programmes de la RTI 2, Soum Saint Félix. L’une des émissions proposées s’appelle « Made in Côte d’Ivoire », consacrée aux produits manufacturés en Côte d’Ivoire, une autre s’appelle  « Stars Live Choreography», une compétition de danse mettant en scène des stars et des célébrités nationales et internationales sur un rythme de musique rumba et « The Urban Dance Battle », une autre  compétition de danse.

Emballé par les projets, Soum Saint Félix apporte quelques retouches au format « Made in Côte d’Ivoire ». Le Directeur des programmes de la RTI 2 propose dans un premier temps que l’émission  « Made in Côte d’Ivoire » soit diffusée plutôt sous le nom de « Made in Africa »  et finalement opte, dans un second temps, pour « Made in Afric » afin d’éviter que l’émission soit plagiée dans d’autres pays en Afrique.  L’émission « Raison d’Etat » ayant disparu, entre temps de la grille des programmes de la RTI 1, le promoteur va de nouveau à la rencontre de Touré Sanga pour lui parler de son projet d’émission « Top Auto ». Celui-ci lui fera savoir qu’il n’était pas encore prêt pour coproduire l’émission. Le promoteur profite donc de l’occasion pour lui faire part de ses nouveaux projets d’émissions TV. Mais ce jour-là, à sa grande surprise, Touré Sanga lui annonce que le format TV « Made in Africa » est une émission que la RTI va coproduire avec une société de production française qu’il a rencontrée à Canne, en France. Ça commence bien !

L’appropriation des projets du promoteur par la RTI

Intrigué par cette information, Daho Benjamin n’insiste pas sur des questions qui se bousculaient dans sa tête. D’autant plus qu’il avait observé que la RTI avait subtilement utilisé les préfixes  « Stars Live » de son format « Stars Live Choreography» pour l’attribuer  à son émission télé existante et intitulée « Star Karaoké ». Quelques temps après, il découvre sur la RTI 2, une nouvelle émission intitulée « Babi Dance Battle » qui n’est autre que la modification de son format d’émission « The Urban Dance Battle ». Crise sur le plateau,  il constate le 14 février 2016, la diffusion sur la RTI 1 de son projet d’émission « Top Auto ». Devant tant d’actes à la limite de l’honnêteté, Daho Benjamin approche Touré Sanga et lui manifeste son mécontentement, non sans sortir le mot « plagiat ». Mais ce dernier lui demande s’il a déclaré ses projets d’émission au Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida).  Pour sauvegarder ses intérêts et droits, Daho Benjamin Cassidy requiert le 25 février 2016, un Huissier de justice aux fins de constater la diffusion de son projet d’émission et le préjudice subi. Il adresse également le 7 mars 2016, deux courriers à la RTI dont l’un au Directeur général et l’autre au Directeur des chaînes RTI 1 et RTI 2. Dans le courrier destiné au Directeur général, il réclame la somme de 460 millions FCFA, représentant la réparation du manque à gagner dans la diffusion de son émission « Top Auto » et dans celui adressé au directeur des chaînes pour contester le droit d’auteur de la RTI relatif à « Top Auto ». Les responsables de la télévision d’Etat interpellés dans ces courriers ne donneront aucune suite. Le promoteur récidive, en adressant le 31 mars 2016, par le biais de son conseil, un nouveau courrier de demande de règlement à l’amiable au Directeur général de la RTI. Silence radio.

La RTI, devant le Tribunal de commerce d’Abidjan

Face à l’attitude des responsables de la RTI, Daho Benjamin Cassidy prend le soin de déposer en protection, ses différentes émissions télé auprès du Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida)  et assigne le 2 novembre 2016, la télévision d’Etat devant le Tribunal de commerce d’Abidjan pour les faits de délit de plagiat, et sollicite auprès de cette juridiction, la condamnation de son « bourreau » au paiement de  la somme de un milliard de franc CFA à titre de dédommagement. En réplique à cette assignation, la « maison bleue » via son conseil, accuse le plaignant d’affabulations. En effet, se défend-elle, l’émission « Top Auto » aurait bien une longue histoire à laquelle  Daho Cassidy serait totalement étranger. Poursuivant sa défense, la RTI révèle avoir déposé en protection ladite émission bien avant le plaignant. (Voir fac similés des bulletins de dépôt facultatif d’œuvre inédite des deux parties). Mais malgré cette assurance d’avoir le droit de son côté, étrangement, la RTI tente un règlement à l’amiable avec le plaignant. Cette démarche est concrétisée via le conseil de la RTI, le 6 décembre 2016. Au cours d’une rencontre entre le conseil et Daho Benjamin, dans les locaux de la RTI. L’avocat aurait demandé à Daho Benjamin de faire une proposition financière, représentant le préjudice subi, en vue de la soumettre à la Direction générale de la RTI pour analyse. Mais le plaignant en lieu et place d’une proposition financière, Daho Benjamin a demandé à la RTI de lui reconnaître d’abord ses droits sur l’émission litigieuse. La RTI n’a pas encore donné suite à cette proposition.

Le  Burida ne s’est pas souvenu

Histoire de protéger sa création, Daho Benjamin avait, le 18 avril 2016, fait enregistrer au « Burida », son émission télévisée « Top Auto », sous le numéro 9452. Etrangement, devant le tribunal du Commerce, la RTI a produit un document dans lequel il est mentionné qu’elle avait fait enregistrer la même émission auprès du « Birida », le 17 décembre 2015. Traduction, la RTI est bien la première, sur la base de cette information, à avoir enregistré l’émission comme étant sa propriété, auprès du « Burida ». Signalons que c’est depuis début 2011 que Daho Benjamin avait déposé son projet d’émission « Top Auto » auprès de la RTI qui avait prétendu ne pas pouvoir la diffuser dans cette période à cause de la crise post-électorale. Et, voilà que subitement, en 2015, la RTI fait enregistrer la même émission auprès du « Burida » comme sa propriété. Etrange. Etrange aussi, l’attitude du « Burida » qui sachant que la RTI, depuis 2011, avait fait enregistré cette émission, a enregistré une deuxième fois la même émission, comme étant cette fois-ci, la propriété de Daho Benjamin. C’est à y perdre sa musique.

Le 9 février prochain, le Tribunal du Commerce démêlera tout ça.

La RTI dans un silence bleu !

«L’Eléphant » a tenté, dans le cadre de ce dossier, d’approcher les anciens et nouveaux responsables de la Radiodiffusion-télévision ivoirienne mêlés à cette affaire présumée de plagiat d’émissions télé. Ses nombreuses tentatives pour arracher quelques mots à ces responsables ont été infructueuses. Contacté par message téléphonique le 8 juin  2016, en vue d’un éclairage sur cette affaire, Félicien Koffi, l’ex-directeur de la RTI 1 a poliment décliné la sollicitation du pachyderme. « Merci cher jeune confrère. Je ne suis plus à la RTI. Prière vous rendre sur place et vous aurez un interlocuteur. Merci, Dieu veille sur vous », a-t-il conseillé. Soumahoro Ahmed Saint Félix, dit Soum Saint Félix, contacté par le même canal, le même jour, a également refusé de rencontrer le quadrupède. La raison ? « Non, je ne suis pas habilité à parler contre la RTI », voilà l’élégante réaction de ce dernier à qui le promoteur a remis ses projets d’émissions télévisuelles à son bureau. Se souvenant de l’exhortation de l’ex-directeur de la RTI 1, « L’Eléphant » a pris attache avec le responsable Communication de la télévision d’Etat, Koné Sarifoulaye. Joint au téléphone le 19 puis le 20 juillet 2016, ce dernier a promis faire diligence auprès de la Direction générale de la RTI afin que le pachyderme ait sa réaction. « Je suis en réunion là. On s’était parlé hier, je devais vous revenir. C’est simplement pour vous dire que je ne vous ai pas oublié. Je vous reviens dès que j’ai du nouveau là-dessus. C’est pour vous dire que je ne vous ai pas oublié », a rassuré Koné Sarifoulaye. Depuis, plus rien.

NOËL KONAN, in L’Eléphant déchaîné n°516

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