Pr Maurice Kakou Guikahué, N°2 du Pdci-Rda élu député: «Présidence du Parlement… Ce que le Pdci gagne réellement de ces législatives»

By: Africa Newsquick

Pr Maurice Kakou Guikahué, N°2 du Pdci-Rda élu député: «Présidence du Parlement… Ce que le Pdci gagne réellement de ces législatives»

Après la 78 ème session du secrétariat exécutif du Pdci-Rda, mardi, Pr Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef, s’est prêté aux questions de la presse. 

Monsieur le ministre, vous venez de présider la dernière réunion du secrétariat exécutif de l’année 2016, quels sont les sujets qui ont été débattus ?

Effectivement, nous avons tenu la 78ème Session du Secrétariat exécutif, ce jour, qui est la dernière réunion de l’année. Nous avons fait le bilan des élections législatives. A la dernière Session extraordinaire, nous avions surtout fait l’analyse du scrutin. Aujourd’hui (hier), nous avons parlé de tous les élus du Pdci-Rda. Nous avons également parlé du 2 ème tour de l’élection des députés qui va se dérouler le jeudi à Guiglo. Après cela, nous avons fait le point de toutes les activités de 2016. Et nous avons projeté l’avenir sur 2017.

Quel bilan faites-vous des élections législatives ?

Nous l’avons dit à notre dernière Session extraordinaire. Nous avions 82 députés purs. Et quand 8 indépendants se sont ajoutés, nous étions à 90 députés. Cette fois-ci, nous reconnaissons que nous avons un recul. Aujourd’hui, nous avons 68 députés et nous feront tout pour gagner le siège de Guiglo et c’est la raison pour laquelle, moi-même dès demain (aujourd’hui), je me rends à Guiglo pour être aux côtés du candidat du Rhdp, pour battre campagne, afin que nous puissions ramener ce poste. Après nous verrons.

Vous parlez de 68 députés, est-ce que vous pouvez mieux expliquer ?

68 députés. C’est sur les 104 candidats. Parce qu’au départ, il y avait 104 candidats qui était d’obédience Pdci, mais présentés sous la bannière Rhdp. Nous avions la répartition des circonscriptions électorales. Donc, après les élections, nous avons eu 67 députés et il y avait un député particulier à Facobly. Il est délégué du Pdci, mais pour des raisons stratégiques, il a décidé d’aller à ces élections en indépendant et il a gagné. Donc, on peut dire qu’on comptabilise 68 députés. Mais dans le bilan, il y a 25 indépendants qui sont des militants du Pdci et dans ces 25 indépendants, il y a 3 qui n’ont pas accepté les choix faits par le Pdci. Donc, ils se sont présentés dans les circonscriptions dont le Pdci avait hérité et où nous avions un candidat et qui ont gagné sur 26 indépendants. Donc, on peut dire que c’est un ratio de 3 sur 26 indépendants. Maintenant les 22 indépendants, ce sont ceux qui ont contesté la répartition des sièges et ils sont allés en compétir dans les zones que nous avions attribuées au Rdr. Donc, là ce n’est pas une question de choix des candidats, mais c’est une question de place. On les avait choisis comme candidats, mais les places n’étaient pas dévolues au Pdci. Les places ont été attribuées au Rdr et ils sont allés s’y présenter. C’est ainsi que tous nos délégués qui n’ont pas accepté, qui ont contesté ces répartitions, se sont présentés et ont gagné. Les délégués de Tiapoum, de délégué de Mankono, de Boundiali, le délégué de Guéyo d’Alépé ont tous gagné. Donc, on peut dire qu’à part le délégué de Kouibly, c’est presqu’un 100%. Ils ont dit qu’ils avaient le terrain et que c’était une injustice que de donner ces circonscriptions au Rdr. Et puis, il y avait d’autres militants du Pdci qui n’ont pas accepté qu’on donne ces circonscriptions au Rdr. Ils ont dit qu’entre 2011 et 2016, il y avait une évolution et que, eux étaient les meilleurs candidats qui ont gagné. C’est ce qui nous fait à peu près 25 élus indépendants, militants du Pdci-Rda. Voici donc la situation dans laquelle nous sommes.

Dans le dernier communiqué qui a sanctionné l’avant dernière Session du Secrétariat exécutif, il est dit que des candidats indépendants ont été soutenus ou suscités par certains cadres soit du Pdci, soit du Rhdp. Est-ce que vous envisagez des sanctions ?

Nous avons pris des sanctions. Vous savez très bien que des personnalités ont été suspendues d’activité. Mais vous me donnez l’occasion pour bien expliquer le principe. Parce que les gens ne saisissent pas bien. Le délégué du Pdci, c’est le représentant du président du parti  dans un département. Et le président du parti prend une orientation que le délégué combat. Mais la logique, c’est qu’on retire cette confiance au délégué pour la donner à quelqu’un qui puisse faire la promotion des instructions du président du parti. Ce n’est pas la première fois. Quand on a lancé l’Appel de Daoukro et que le délégué d’Azaguié s’était répandu dans la presse et a attaqué l’Appel de Daoukro, on l’a remplacé par un autre délégué. C’est ce qu’on appelle les mesures conservatoires. Imaginez un préfet qui dit qu’il ne suit pas les orientations du président de la République, on fait quoi ? On nomme un nouveau préfet. C’est ce que nous avons fait. Ce ne sont pas des sanctions, mais c’est la logique, on a pris des mesures. Maintenant, il y a des cadres quel que soit leur rang qui soutenaient vraiment des indépendants. On les a suspendus parce qu’il fallait donner un message pour dire qu’il ne faut pas les suivre, les écouter. Parce que si on les écoutait, ça voudrais dire qu’on ne jouait pas franc-jeu. Or nous dans notre alliance au Pdci, nous sommes des gens de parole. Nous jouons franc-jeu. Maintenant, si des personnalités ont soutenu des indépendants, il n’est pas du fait du Pdci. Sinon la ligne politique du président du Pdci et de la direction, c’était qu’on jouait à fond le jeu en toute transparence. Alors, les gens disent vous n’avez pas choisi certains candidats. Je vais vous citer 3 cas. D’abord celui de Mme Yasmina Ouégnin. Elle a gagné les élections, c’est une très bonne chose pour elle. Mais elle a été traduite, pour mauvais comportement, devant le conseil de discipline et elle était sous le coup des sanctions disciplinaires. Le Pdci ne pouvait pas en faire son candidat. Vous me comprenez. Elle est passée devant le conseil de discipline pour faute grave, pour outrage au président du parti. Elle a été sanctionnée. Le conseil de discipline ne peut pas sanctionner quelqu’un et puis le Pdci va le choisir comme candidat. KKB, il est allé contre l’appel de Daoukro, il s’est même présenté comme candidat. Là encore, le Pdci ne pouvait plus le choisir comme candidat. Kramo Kouassi à Bocanda, il a combattu l’appel de Daoukro, il est allé avec Essy Amara, il était son directeur de campagne. Mais si on a fait la paix et que tout le monde est revenu, c’était un mauvais exemple. On ne pouvait donc pas le choisir. C’est comme si on ouvrait la porte à tous les militants. De grâce, quel que soit les critiques qu’on nous fait, à la direction du parti, nous assumons. Les suspensions que le président a fait, il l’a fait parce que c’était nécessaire. Et notre père spirituel, notre maitre Félix Houphouët-Boigny disait qu’il préfère l’injustice au désordre, car l’injustice peut se réparer, mais le désordre, on ne sait pas où ça mène. A un moment donné, pour ne pas donner de mauvais exemples, on a frappé. Même si c’est une injustice, en tant que parti de dialogue, on peut la réparer. Mais il a fallu qu’on agisse. Sinon, les gens allaient dire que nous avions une direction molle. Cela pourrait aller dans tous les sens. On a mis un holà. Si c’est une faute, nous l’assumons.

Est-ce que ces sanctions seront levées ?

On va analyser.

Au cas par cas ?

On va analyser.

C’est donc possible que les sanctions soient levées ?

On n’a pas encore discuté de ça. Nous sommes dans un parti de dialogue, le président inspire la politique du parti et le président parlera le moment venu.

Mais il est probable qu’il lève les sanctions…

Attendons le président.

M le ministre, est-ce que le Pdci aspire à diriger le Parlement ? Est-ce que vous êtes candidat à la présidence de l’Assemblée nationale ?

Je ne sais pas. Ce n’est pas moi qui dois être candidat. C’est le Pdci qui doit être candidat.

Mais est-ce que le Pdci est candidat ?

Mais, on vient de faire les élections Il y a encore les recours. Au Conseil constitutionnel, on n’a même pas donné les résultats définitifs. Attendez un peu, vous êtes pressés. Après les fêtes, vous aurez les réponses. Quand on aura les résultats définitifs, on répondra.

Vous ne soutenez pas le président Soro Guillaume ? Il dit qu’il est candidat ?

Mais, il ne l’a pas encore dit au Pdci. Je sais que Soro est le président sortant, mais il ne nous a encore rien dit. Peut-être qu’il l’a dit dans la presse, mais pas encore à notre niveau, au Pdci.

Vous êtes prêts à le soutenir ?

On en parlera. Nous, on l’a soutenu. Au dernier parlement, on avait 90 députés, on n’était pas nul. Le président et le premier vice-président étaient Rdr. Mais on l’a soutenu. Nous, quand on veut soutenir, c’est clair on ne fait pas de micmac, ça n’existe pas au Pdci.

En ce qui concerne les indépendants, c’est vous qui leur faites la cour ou ce sont eux qui vous font la cour ?

Nous sommes dans un parti politique. Il y a eu des divergences à un moment donné. Nous avons eu des orientations qu’ils n’ont pas acceptées. Ils ont été élus. D’abord, ils doivent se sentir Pdci. C’est important. Et beaucoup d’entre eux nous ont dit, vous êtes en train de vous tromper, nous voulons être candidats parce que dans ces zones que vous dites acquises,  nous, pouvons gagner. Et ils ont gagné. Beaucoup m’ont appelé pour dire qu’ils ont gagné. Ils ont eu raison sur moi. Donc, j’ai pris acte. Maintenant dans la gestion du dossier, on verra dans le futur. On attend que le Conseil constitutionnel donne les résultats définitifs et à partir des résultats définitifs, on va voir. Donc, ne soyez pas pressé. Ça va faire l’objet d’une conférence de presse.

M le ministre qu’adviendra-t-il en ce qui concerne les groupes parlementaires. Y aurait-il un groupe parlementaire Rhdp ou des groupes parlementaires des partis du Rhdp ?

On vient de connaitre une nouvelle expérience. Je reprends encore pour vous dire attendons d’abord les résultats définitifs. Quand on les aura, le Rhdp va discuter, échanger et on verra la conduite à tenir. Ce qui est bon pour nos partis politiques. Pour l’instant, c’est un peu prématuré. Mais, ce que je peux vous faire en ce qui concerne les activités de 2017, cela fait 3 ans que nous sommes là. La première année, nous avons fait un séminaire. Le secrétariat a proposé un séminaire pour qu’on fasse la rétrospective, le bilan de ce que nous avions fait afin de mieux nous projeter dans l’avenir. Donc, l’une des décisions phare prise, c’est un séminaire dans les jours qui viennent après les fêtes.

 

Sur les réseaux sociaux, il y a une vidéo attribuée au maire de Cocody, N’GoanAka Mathias. Quel commentaire avez-vous à faire à ce sujet ?

Nous avons eu vent de cela, nous sommes en train de traiter cette question.

Dans le communiqué qui a sanctionné le secrétariat exécutif précédent, la question de la méthode de choix des candidats aux législatives a été évoquée. Vous avez promis aux autres membres du secrétariat exécutif que vous en parleriez au président Bédié. Qu’a-t-il décidé ?

Le président Bédié a accepté le principe des primaires. Aux prochaines élections, s’il n’y a pas de consensus, on va aux primaires. Parce qu’il y a des personnalités qui ont été choisies par la base. Il y a des secrétaires de section et des présidents de comité de base qui se sont réunis. Ils nous ont envoyé des dossiers. Nous avions 33 candidatures  uniques sur 104 sièges. Il y a 12 sur ces 33  qui ont perdu. Donc 36% ont été battus. Il y avait 71 candidatures multiples. Sachez que quand les dossiers de ces candidatures deviennent difficiles, la base  les renvoie à la direction. Nous à notre niveau, nous faisons les enquêtes. Dans ce cas, il y avait 114 candidatures multiples et il y a 55 sûres qui ont gagné. Cela nous fait 77%.Donc dans les circonscriptions où nous avons-nous-même fait les choix, 77% de ces candidats ont gagné. Là où les bases nous ont envoyé les candidatures uniques, il y a 63% qui ont gagné. Pour ne plus qu’on nous fasse de faux procès, la direction ne choisira plus. Ce qui se passe, c’est que la base, une fois qu’elle n’arrive pas à trancher des cas, les présentes devant la direction du parti. Cela a été le cas de Cocody. A Cocody, c’est la base qui, après délibération, a écarté Yasmina Ouégnin. Elle était composée de secrétaires de sections, de grands conseils, de présidents de comité de base et autres. Nous avons le rapport d’une assemblée de près de 500 personnes qui a délibéré. Ils ont dit que puisque Yasmina Ouégnin est sous le coup d’une sanction disciplinaire, il ne faudrait pas la choisir. Ils ont choisi N’Guessan Daniel et Touré Abdoulaye pour deux postes. Cela veut dire que le président pouvait choisir qui il veut, entre ces deux candidats proposés par la base. Si la circonscription était restée Pdci, ce serait   N’Guessan Daniel et Touré Abdoulaye. La direction n’a que pris N’Guessan Daniel pour le joindre à Affoussiata Bamba. D’où vient donc le fait qu’on dise que la direction n’a pas tenu compte de la base ? Moi-même, quand je voulais être candidat, j’ai envoyé mon dossier à Gagnoa, alors que j’aurais pu m’asseoir ici pour dire que je suis candidat. Je suis allé à la délibération et ils ont dit que puisque je suis leur secrétaire exécutif, ils me prennent comme leur candidat. Si tant est qu’on ne tenait pas compte de la base, pourquoi mon dossier est allé devant la délégation de Gagnoa ? Vous me rétorquerez : Et le cas de Duncan ? Mais sachez qu’une règle a toujours des exceptions. Ce cas est une décision politique. Nous amenons les dossiers à la base, elle est incapable de faire les choix qu’il faut et après cette base nous accuse. Je vous le dis, le président Bédié a redressé 3 décisions dans la localité de Daoukro, et les trois décisions en faveur des 3 candidats qu’il a choisis ont gagné. Or, la base avait pris position pour d’autres candidats. Pour le cas de Cocody, des gens sont venus faire du cafouillage ici,à la maison du parti, parce que Touré Abdoulaye n’a pas été choisi. Ils n’avaient qu’à nous amener le nom de Touré Abdoulaye. Pourquoi ils nous amènent deux noms avec N’Guessan Daniel devant. Mais nous faisons une lecture politique. Nous sommes formés politiquement. Je vais vous citer un autre exemple. Le cas de Yamoussoukro. A Yamoussoukro sous-préfecture, tous les secrétaires de sections et les présidents de comités de base et même les chefs de village ont dit que c’est le député sortant Kouamé Edouard qu’il faut prendre. Nous avons suivi cela. Nous avions d’autres échos. Mais c’était le choix de la base. Et l’Indépendant a battu Kouamé Edouard. Or, nous avons suivi aveuglement la base. Donc, lorsqu’on dit que la direction n’écoute pas la base, ce n’est pas vrai. La base ne prend pas ses responsabilités. Nous nous sommes rendus compte que consulter les secrétaires de section, les présidents de comité de base et autres n’est pas crédible. Donc pour les municipales, les régionales prochaines, pour celui qui veut être candidat au Pdci doit s’apprêter à affronter les autres candidats au primaire. Même si des gens viennent avec des candidatures uniques, on organisera ces primaires.

Mais les primaires vont poser aussi le problème des cotisations n’est-ce pas ?

Nous trouverons la solution à cela. Avant d’entrer au Pdci, il faut être adhérent. On peut tenir compte du fait que le militant n’est pas à jour de ses cotisations, mais qu’il est un grand électeur. Nous prendrons en tout cas nos dispositions pour qu’il y ait des primaires. Parce qu’il y a trop d’amalgames. Lorsqu’on dit que la direction n’a pas tenu compte de la base, il s’agit des postes que nous avions sur lesquels nous avons fait les choix. Mais les postes  du Rdr où nos militants sont allés pour compétir en indépendants ne relèvent pas de la direction du Pdci-Rda. Puisque ces postes ne sont pas revenus au Pdci. L’on peut, peut-être, nous reprocher que nous n’avions pas été forts en négociation. Mais il faut savoir qu’il y avait la réalité du terrain. Parce que toutes les zones étaient occupées.

Il se trouve qu’à Gagnoa, un candidat a déposé un recours en annulation contre vous. Comment vous réagissez face à cela ?

Le problème qui se pose, c’est que les gens se nourrissent d’illusions. J’avais décidé de ne pas briguer de poste à Gagnoa. Lorsque j’étais ministre de la Santé, il y avait le poste de la mairie. Le président Bédié m’avait demandé d’être maire de Gagnoa. Je lui ai dit qu’étant déjà ministre de la Santé, il fallait qu’on partage. J’ai toujours eu un esprit de partage. Je suis allé moi-même chercher Fahidy Gustave à la Bceao  (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest, ndlr) à Dakar pour être candidat à la mairie de Gagnoa. Il a perdu. J’ai dit que Gagnoa est une zone difficile. Donc si la même personne cumule tout, on ne pourrait pas créer des foyers de rayonnement et de mobilisation. Parce que lorsque quelqu’un est responsable, sa famille est mobilisée. Il faut donc créer plusieurs foyers de mobilisation. Cela a été ma politique. Donc chaque fois qu’il y a des élections, on prend un député par ici, un candidat à la mairie par ici, afin qu’il y ait une répartition. En 2013, DjédjéBagnon venait de perdre encore une élection. Et tout le monde voulait que je sois le président du Conseil régional. Je suis venu prendre Bagnon, parce que Logbo étant déjà député, moi secrétaire exécutif, Bodi Théodore est député. Le seul d’entre nous qui n’avait pas de poste, c’était Bagnon. Donc je l’ai amené à Gagnoa. J’ai battu sa campagne et je l’ai fait élire. A un moment donné, les gens ont fait circuler le bruit que je ne pouvais pas être élu à Gagnoa parce que selon certains, je ne suis pas populaire. C’est ce qui m’a poussé à me présenter. Et j’ai promis de les battre. Il y a un indépendant du nom de MahiDjébèle que j’ai battu dans son propre village. L’on les a fait croire qu’ils pouvaient me battre. D’ailleurs pour toutes les élections qui arrivent si je veux, je me présente et je les bats. A bon entendeur, salut !

Propos recueillis par Gilles Richard OMAEL, DS

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