RHDP/Pr Maurice Kakou Guikahué, C.S.E du Pdci-Rda à propos du partage des circonscriptions: «Le jour où on sera en parti unifié, on va juger la valeur des cadres…»

By: Africa Newsquick

dsc_8790RHDP/Pr Maurice Kakou Guikahué, C.S.E du Pdci-Rda à propos du partage des circonscriptions: «Le jour où on sera en parti unifié, on va juger la valeur des cadres…»

Suite à une session extraordinaire du secrétariat exécutif du Pdci-Rda, qu’il a présidée, mercredi à Cocody, Pr Maurice Kakou Guikahué s’est prêté aux questions de la presse.

Monsieur le ministre, on a vu que juste après la publication de la liste des candidats, il y a eu des remous?

Vous me permettez d’apporter une précision. Le parti a mis en place un Comité électoral qui a interrogé la base. La base a fait des recommandations et ces recommandations sont arrivées au niveau du Comité national qui a fait des compléments d’enquêtes parce qu’il peut y avoir des choses biaisées. On est des humains, on sait que des gens peuvent avoir de faux extraits de naissance. Les informations ont été recoupées. Notre Comité électoral a pris 3 mois pour travailler. Et dans les 95% des cas pour ne pas dire 100% des cas, les impressions de la base ont été vérifiées positives. Il y a 10% des cas où l’on trouvait par exemple un délégué qui était candidat contre quelqu’un d’autre de la délégation. La notation n’est donc pas objective. A part ces cas-là, dans l’ensemble, c’était très bon et ce sont ces recommandations qui ont été suivies par le président du parti qui a fait les choix au dernier moment. Parce que les choix des candidats appartiennent au président, mais c’est par la méthode que le comité électoral a préparé les dossiers. Ça a été proposé au président et le président a fait les choix. Là-dessus, quand on regarde très bien à part deux délégations, le reste, il n’y a pas de problème. Mais les remous que vous constatez aujourd’hui, c’est quand on a fait les partages en Rhdp. Des circonscriptions électorales que le Pdci n’a pas pu avoir. C’est là que le problème s’est posé, c’est là que je peux vous donner des cas précis. Par exemple, à Cocody, on avait 2 postes, mais maintenant on a fait un partage avec le Rdr, 1-1. Donc, il y a 2 candidats qui sont venus au premier plan, parce que c’est 2 postes et il y a 2 candidats qui étaient en lice et le président a choisi 1, parce qu’il fallait choisir 1. Donc, l’autre qui n’est pas choisi peut faire des vagues, ça veut dire que celui qui a été choisi, s’il n’était pas choisi peut faire des vagues aussi. Entre 2, il fallait choisir 1.

Deuxièmement, il y a le cas d’Aboisso. C’était avec la candidature du Premier ministre Duncan et d’Amon Tanoh. Bassam appartenant au Rdr, il fallait comme on récupérait ce poste donner Aboisso au Rdr en guise de compensation. C’est là qu’il y a eu des problèmes. Et puis Ayamé, c’est une zone d’indépendant. Donc, quand on a fait les discussions, on avait attribué ce poste au Pdci, mais quand, on est revenu sur la décision d’Aboisso que N’gouan Jérémie a retrouvé son poste, Duncan étant à Bassam, il fallait trouver un poste dans la zone pour le Rdr. Et le Rdr a dit : donnez-nous Ayamé. C’est ce qui pose problème sinon, si ce sont les vrais choix, si on n’allait pas en Rhdp, vous allez voir qu’un travail scientifique a été fait. Ça allait être le calme plat. Mais c’est le fait d’aller en Rhdp ou il y a des gens qui pensent qu’on aurait dû avoir le poste et on ne l’a pas eu. Parce qu’ils oublient que quand on est allé en négociation, on n’est pas allé sur un terrain vierge. On est parti sur un terrain occupé, parce qu’il y a les acquis de 2011. Mais 2011, on voulait aller en Rhdp, ça n’a pas réussi. Le Pdci avait 118 postes, on a dit : on ne veut pas, on veut avoir plus et on s’est retrouvé avec 90. Maintenant, quand on est allé en négociation, chacun a défendu sa chapelle. Quand vous enlevez un député Rdr pour le donner au Pdci, vous créez un mécontentement chez leur cadre. Quand vous enlevez un député Pdci pour le donner à l’Udpci, vous créez un mécontentement. Donc, il fallait tenir compte de la carrière des cadres et négocier. On a fait des trocs. Quand on sait qu’ici on peut avoir un poste, on le donne et on prend un autre de l’autre côté et on reste sur nos mêmes acquis. Et puis, ce que je voudrais que les militants comprennent bien, c’est qu’on n’est pas parti discuter comme si on était en parti unifié. Ça, les gens ne le comprennent pas. Si le parti était unifié, on mettait le poste et puis on dit : de tous les cadres du Pdci qui est le mieux qualifié et on le met. On n’est pas encore arrivé à ce stade. Nous sommes au stade de groupement politique avec des partis autonomes et souverains. Mais qui ont décidé d’avoir un consensus électoral de voter ensemble. Donc, quand on y va, chaque parti politique défend ses cartes. On n’était pas parti unifié pour dire qu’on prend le meilleur cadre qu’il soit du Rdr, du Pdci ou de l’Udpci. Ce n’était pas cela. Donc, il ne faut pas que les gens fassent un jugement comme si on était au parti unifié. Nous sommes dans un groupement politique et chaque groupement politique a son parti politique autonome. L’autonomie a des devoirs et des droits. Si on était parti en parti unifié, on allait juger les cadres. On n’est pas parti en parti unifié, on juge les partis. Vous allez dire que le Pdci peut avoir un cadre brillant. Si le poste appartient à un autre parti par exemple au Rdr, il peut mettre un cadre qui n’est peut-être pas brillant, mais c’est son poste. On n’y peut rien. Ça c’est le groupement. Mais le jour où on sera en parti unifié, on va juger la valeur des cadres. Donc, les gens parfois perdent cela de vue.

Il y a le cas Udpci et Upci qui ont décidé de faire cavalier seuls. Que dit le directoire et est-ce qu’ils vont regagner la maison Rhdp après ?

L’Udpci et l’Upci ont montré qu’ils ne pouvaient pas contenir leurs cadres, donc, il fallait qu’ils fassent plus de candidatures. Parce que dans les discussions en fonction de leur poids politique sur le terrain, ils ne pouvaient pas avoir le nombre de postes qu’ils veulent. Quand on a négocié avec l’Udpci en Rhdp, il y avait 11 postes qui avaient été dégagés pour ce parti. Ils ont dit qu’ils avaient au moins 36 ou 40 candidats. Donc qu’on fasse Rhdp sur 11 et  Udpci sur 15. On leur a dit que c’était intégral. Ou on fait, ou on ne fait pas. Ils sont donc allés en candidature Udpci. Donc, en matière électorale, c’est ce que je vous ai dit tout à l’heure. Nous sommes dans le cadre de groupement, les partis sont autonomes. Chacun fait ce qui lui plaît, donc l’Udpci a pensé qu’il ne pouvait pas aller en Rhdp à ces élections. Donc, il n’est pas parti. Idem pour l’Upci. Maintenant, vous me dites : qu’est-ce qui va se passer ? Faisons les élections d’abord.

Cela ne met-il pas à mal, l’alliance ou le groupement Rhdp ?

Vous faites bien de me poser encore la question. Nous sommes des partis politiques constitués en Côte d’Ivoire. A un moment donné, nous avons voulu faire une alliance. Elle a évolué comment ? On a dit qu’à la présidentielle, on va indépendamment et celui qui est au 2 ème tour, on le soutient tous. 2010, on l’a appliqué. Entre-temps, on n’est ni aux législatives, ni au conseil régional en Rhdp. Là, c’était une alliance. On a évolué et on est devenu un groupement politique après l’Appel de Daoukro. Donc, ce groupement constitué a eu un candidat unique qui est le président Alassane Ouattara à l’élection présidentielle. La logique veut que les partis membres de ce groupement votent ensemble. C’est pourquoi, on a dit qu’on va en Rhdp. On ne devrait pas nous opposer des cadres. Quand il y a un Pdci quelque part, il ne faut pas qu’il y ait un Rdr. C’est ça, aller en Rhdp dans l’état actuel des choses. Donc, on a dit que pour le faire, il faut qu’on aille discuter pour faire une répartition des circonscriptions électorales. C’est là qu’il y a eu achoppement. C’est là que l’Udpci, pensant qu’il est lésé, refuse d’aller en Rhdp. C’est son droit d’autant plus qu’il est un parti autonome souverain dans un groupement. Donc, c’est son droit.

L’Upci aussi a dit qu’il ne partait pas en Rhdp. Maintenant, le Pdci, le Rdr, le Mfa ont dit que quel que soit ce que ça nous coûte, quel que soit le mécontentement des cadres, on va leur expliquer, mais faisons l’expérience pour voir ce que ça va donner. Parce que si vous ne faites pas d’expérience, vous  ne pouvez pas voir les résultats. En 2011, on a rompu et on s’est dit, cette fois-ci là, on ne rompt pas. Donc, le Pdci, le Rdr, le Mfa disent : même si on n’est pas satisfait totalement, allons à ces élections en Rhdp. Voilà pourquoi on y va.

Au Pdci, on pense que l’Appel de Daoukro ayant été lancé, il faut être logique. Si on a fait la présidentielle en candidature unique, en demandant à nos cadres qui avaient des ambitions de s’abstenir ou si certains sont candidats de ne pas les soutenir, il est normal qu’on continue l’expérience en allant en Rhdp.  On verra les résultats. Un proverbe Bété dit qu’il faut vivre longtemps pour voir la vie. Cette expérience peut être bonne ou mauvaise, mais je suis sûr qu’elle sera bonne.

Quel sort vous réservez aux indépendants ?

On va finir les élections d’abord et après on verra. Les indisciplinés ont signé des engagements sur l’honneur. Les indépendants, si ce sont eux qui avaient été choisis, il y aurait eu d’autres indépendants. Quand les élections arrivent, tout le monde devient superman. Tout le monde veut être élu et il y a des indépendants qui n’appartiennent pas aux partis politiques. Ils sont nombreux, il y a près de 700 indépendants. Il y a des gens qui ne nous ont même pas soumis leur dossier qu’ils sont candidats. Donc, quand on parle d’indépendants, il faut faire la nuance. Tous les indépendants ne sont pas issus de partis politiques. J’appelle indépendant indiscipliné du Pdci, celui qui a déposé son dossier au Pdci et qu’on n’a pas choisi et qui se mue en indépendant. Quelqu’un qui n’a pas déposé de dossier au Pdci, n’est pas un indépendant Pdci. Donc, on attend la liste définitive qui sera publiée et on verra. Maintenant, le message que j’ai à lancer, c’est au niveau des militants. A savoir que notre parti est en mutation et on avance. Qu’ils fassent confiance au président du parti parce qu’une direction de parti ne peut aller contre les intérêts d’un parti politique…

Propos recueillis par Gilles Richard OMAEL et Lance Touré (Le Nouveau Réveil)

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