Côte d’Ivoire: Pr Kakou Guikahué (Pdci), fâché, se déchaine contre les pseudo-réalisations et projets incongrus d’Alassane Ouattara, il accuse le Fmi et lance un appel important pour la paix (Interview-vérité)

Côte d’Ivoire: Pr Kakou Guikahué (Pdci), fâché, se déchaine contre les pseudo-réalisations et projets incongrus d’Alassane Ouattara, il accuse le Fmi et lance un appel important pour la paix (Interview)

La 144ème Session du Secrétariat exécutif du Pdci-Rda s’est tenue, mardi 3 décembre, Pr Maurice Kakou Guikahué, chef dudit secrétariat, a fait le point avec les journalistes.

Monsieur le Secrétaire exécutif, vous venez de présider la 144ème session du Secrétariat exécutif. Quels sont les grands sujets qui ont été débattus ?
Nous avons discuté de deux points majeurs. Le premier point, c’est la préparation du meeting conjoint que le Pdci, avec la plateforme Cdrp d’un côté et le Fpi et avec Eds de l’autre côté organisent le 14 décembre prochain à la place Ficgayo à Yopougon. Donc, nous avons parlé des différentes commissions de travail, les stratégies de mobilisation pour que le maximum de militants vienne. D’autant plus que les thèmes sont intéressants : c’est la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei), parce que pour nous le dossier de la Cei n’est pas encore clôturé contrairement à ce que certains pensent. Deuxièmement, il y a la prorogation des cartes nationales d’identité arrivées à expiration, pour au moins un an encore, parce que ça été prorogé d’un an, mais il faut qu’on traverse la période électorale et puis troisièmement, la gratuité des cartes d’identité et des dossiers. Et il y a des thèmes d’actualité qui vont s’y ajouter. Le secrétariat exécutif qui a adhéré à l’organisation de ce meeting a pris l’engagement que ce meeting soit un succès. Parce que depuis le 14 septembre, nous sommes que sur des succès. Après Treichville et Yamoussoukro, Yopougon doit être une 3ème étape. En deuxième grand point, nous avons parlé de la préparation de la réunion du Bureau politique du 19 décembre prochain. Le sujet principal, vous le savez, c’est le contour de la Convention d’investiture de notre candidat. C’est-à-dire, la date, le lieu, le thème de la convention. Nous avons échangé et nous avons fait des propositions. Nous avons une dernière réunion, le 17 décembre pour peaufiner toutes nos propositions que nous allons faire au Bureau politique.

Après le meeting du 14 septembre, vous voilà encore en train de faire un autre meeting le 14 décembre. Ce qui fait dire à certaines personnes que l’opposition passe son temps dans les meetings au lieu de chercher à faire des marches. Que répondez-vous ?
Les meetings font partie des moyens démocratiques. Donc, l’opposition choisit son mode d’expression. Pour l’instant, nous sommes aux meetings.

Le président de la République a dit qu’il ne fera pas marche arrière par rapport à la Cei, alors que cette question est un point important du meeting du 14 décembre. Est-ce que vous allez développer une autre stratégie ?
Quand vous viendrez au meeting, vous verrez. Mais ce qui est sûr, nous, nous avons inscrit la Cei en bonne place jusqu’à ce qu’il y ait réouverture du dialogue pour une Cei consensuelle et équilibrée. Tant que la Cei n’est pas consensuelle et équilibrée, nous allons toujours revendiquer.

Le 11 décembre a été choisi pour le démarrage de l’opération de fabrication des cartes nationales d’identité. Pensez-vous qu’il faut quand même réclamer la prorogation des anciennes cartes d’identité ?
Ce n’est pas cela. On n’a pas dit de ne pas faire de carte d’identité. On demande qu’elles soient gratuites. Ça peut commencer payante et finir gratuite.

Le président de la République a annoncé à Katiola qu’il souhaiterait augmenter la caution pour être candidat à la présidentielle. Il entrevoyait 100 à 500 millions et il a fini par proposer personnellement 200 millions. Qu’en dites-vous ?
Je n’ai pas de commentaires particuliers d’autant plus que le président de la République dont vous parlé a été candidat en 2010. Il a payé 20 millions. Il a été candidat en 2015, il a payé 20 millions. Il a été élu, il exerce un mandat. Donc, moi je ne vois pas pourquoi brusquement, il faut augmenter le montant de la caution. Ça ne répond à rien d’objectif. Comme vous dites qu’il en a parlé, parlons-en. Même si d’aventure, il disait que la caution est à un milliard, nous au Pdci, on a aucun problème, on peut payer. Quel que soit le montant qu’il fixera, on va payer, mais le problème, c’est que ce pays-là a une culture. Il y a des ressorts insoupçonnés. C’est un pays bâti par le Pdci-Rda avec la politique d’Houphouët-Boigny, pour faire rêver les populations. Ce n’est pas pour rien que nous sommes devenus un pays d’hospitalité où tous les peuples viennent. C’est une chance. Sur le plan biblique si vous recevez l’étranger, c’est une chance, mais c’est la politique. C’est-à-dire qu’Houphouët-Boigny et le Pdci ont développé une politique pour faire rêver. Je donne mon cas, je suis fils de paysan. Aujourd’hui, je suis professeur titulaire de chair de cardiologie. J’ai été ministre, je suis secrétaire exécutif du plus grand parti politique de Côte d’Ivoire, le Pdci-Rda. Ça, c’est un rêve, mais, il faut que mon parcours fasse rêver aussi les autres qui disent que leurs parents n’ont pas assez de moyens, qu’ils sont fils de paysans, qu’ils habitent Bromakoté, Yaosséi, Mon mari m’a laissé, Koumassi campement. Les enfants qui sont là-bas, doivent rêver pour dire que de rien, on peut devenir grand. Mais quand on veut mettre l’argent devant, on fait de l’exclusion. Donc, ça veut dire qu’en Côte d’Ivoire, si vous êtes pauvre, vous ne pouvez pas être président ? Même si vous êtes compétent, intelligent, que vous êtes pauvre, que vous ne pouvez pas avoir 100 millions, 500 millions, vous ne pouvez pas être candidat. Ça, c’est la pure exclusion. Je voudrais dire que certains ne maitrisent pas les ressorts de notre pays. Moi, je suis fils de paysan et je suis resté paysan. Je suis au village tous les jours. Dans nos villages, ce n’est pas l’argent qui compte. Il y a des personnes dans le village qui parfois n’ont pas de femme, de maison, mais quand il y a une réunion et qu’on doit prendre des décisions, ce sont elles qui influencent le village. Au village, on ne dit pas que comme c’est toi qui a construit la plus belle villa, donc tu vas nous dicter des choses. Je pense que c’est une erreur de penser qu’on va augmenter la caution, ça ne sert à rien du tout. Nous sommes un pays en développement, il ne faut pas que les gens pensent qu’il y en a qui n’ont pas l’argent. On pense que si on fait une caution importante, les gens ne payeront pas, mais ils payeront. Ce que les gens oublient, ce n’est pas le candidat lui-même qui paye, ce sont les populations qui payent. L’exemple est palpable. La première caution, en 1990 de Gbagbo, a été payée par les agriculteurs de Dabou. Donc s’il monte la caution, il y a des gens qui vont payer pour le Pdci, il y a des gens qui payeront pour les autres partis et il sera surpris. Il ne faut pas donner l’impression qu’en Côte d’Ivoire quand on n’est pas riche, on n’est rien. C’est le mépris des Ivoiriens.

Le président de la République a, parlant de ses réalisations lors d’un panel, déclaré qu’il a construit 8 universités. Quel est votre analyse ?
Je pense que c’est un lapsus. Moi, je suis professeur d’université, donc, je peux vous en parlé. Avant que le président Ouattara ne soit élu, l’université de Cocody existait, Abobo-Adjamé existait, Bouaké existait, Daloa existait, Korhogo existait. La seule université qu’il a construite, c’est l’université de Man. Ce n’est pas parce que vous ajoutez un amphithéâtre dans une université que vous l’avez construite. Vous n’avez fait qu’améliorer. C’est un lapsus, il a fait une seule université.

Il a parlé aussi de centres de santé ?
Je suis sûr que ses ministres lui donnent de faux chiffres. Et je sais de quoi je parle. Je pèse mes mots. Je ne dis pas qu’il se trompe mais, il a de mauvaises informations. En matière de santé, les piliers c’est avant que Ouattara ne soit là, le Chu de Cocody existe, le Chu de Treichville existe, le Chu de Yopougon existe, le Chu de Bouaké existe. C’est la dernière fois, à la faveur de l’indemnisation par rapport aux déchets toxiques, Gbagbo a commencé le centre de santé d’Angré qui a été terminé par le président Ouattara. Ils ont voulu le transformer en Chu, mais qui ne marche pas parce que ce n’est pas équipé. Aujourd’hui, il y a une régression parce que parmi les Chu, il y a un qui est fermé. C’est le Chu de Yopougon. Si le Chu d’Angré marchait, il n’y aurait pas de problème. Mais aujourd’hui, la population a des problèmes. Peut-être que le président n’en est pas informé, mais les populations ont des problèmes avec la fermeture du Chu de Yopougon. Pour les centres de santé, j’ai la liste de tous les centres de santé que nous avons construits. Il n’y a pas eu beaucoup. Je suis député, je suis à Gagnoa. Depuis que je suis là, peut-être qu’ils ont construit ailleurs sinon dans ma circonscription, il n’y a pas eu de centre de santé construit. J’ai trois sous-préfectures, il n’y a pas de nouveaux centres de santé construits. C’est ce que le Pdci a construit qui est là-bas, il n’y a pas de nouveaux. Je me rappelle qu’en son temps, Mme Goudou, ministre de la Santé avait réhabilité 300 centres de santé. Je dis bien réhabilitation. Donc, pour les centres de santé, les chiffres ne sont pas exacts. Idem pour les écoles. Le président a parlé aussi des écoles, mais ce n’est pas parce qu’on a augmenté les salles de classes d’une école qu’on a construit une école. Donc, il faut bien regarder les chiffres et il faut qu’il se renseigne autrement. Sinon, les chiffres qu’il annonce ne sont pas exacts. Il n’a pas fait plus que tous les autres en 50 ans. Parce qu’on entend ça souvent, mais ce n’est pas vrai. Il ne peut pas faire plus que tous les autres en 50 ans. Ensuite, on parle du social. Mais le Fmi…

Qu’a fait le Fmi ?
Je profite de la question que vous avez posée. J’ai suivi une émission entre la directrice du Fmi, le président Sénégalais, notre président. Mais j’ai été surpris agréablement aujourd’hui que le Fmi parle de social. C’est le Fmi même qui a envoyé les plans d’ajustement structurel pour déstructurer nos pays. Moi, j’étais au gouvernement. On a supprimé les internats. Aujourd’hui, le président est fier de dire qu’il y a des filets sociaux. Mais ce qu’on faisait avec le Pdci. Quand un internat existe, qu’on donne la bourse, qu’on transporte les étudiants, mais on prend en compte le grand nombre. Mais avec ce pouvoir, on cible des gens, on ne sait pas sur quel critère et on leur donne 35 000 f par mois. On ne sait même pas ce que ça devient. Ils ont démantelé tout le système. Nous sommes dans un pays où il y a la forêt, plein de routes en terres et des pistes, ils ont démantelé les Tp. Or en France, pays développé, le cantonnement des Tp existe. Si un arbre tombe entre deux villages, il faut aller passer un marché public pour venir l’enlever. Les préfets n’ont même pas de moyens. Au Pdci-Rda dès 2020, après avoir gagné les élections, on ne va pas ramener tous les Tp comme avant, mais à chaque chef-lieu de département ou de région, il y aura un cantonnement des Tp avec des engins pour donner la possibilité aux préfets d’agir en temps d’intempéries pour ne pas bloquer les populations parce qu’aujourd’hui c’est un drame. Quand il y a un problème, tout reste bloqué, on attend une semaine, deux semaines parce que tout vient d’Abidjan. Ce n’est pas normal. Et ça, c’est le Fmi qui a démantelé tout ça. La caisse de stabilisation a été cassée. Aujourd’hui, on a tous les problèmes, on fait tous les schémas, mais ça ne marche pas. Houphouët et ses camarades qui étaient des agriculteurs ont fait leur caisse et vous l’avez cassée. Maintenant ça ne marche plus. Au comité café-cacao, tous les jours on change les gens, on ne sait même pas où on va. Tout ça ils ont cassé et le président a dit que la France a bénéficié du plan Marshall. Mais si la France a bénéficié de ce plan pourquoi, on est venu casser en Afrique en 1990 tous les programmes sociaux ? Ce sont les conséquences. C’est tout ça qui a augmenté le taux de pauvreté. Sinon, le taux de pauvreté n’était pas élevé. Aujourd’hui vous êtes élève brillant, vos parents n’ont pas les moyens, vous ne pouvez pas aller à l’école. Or là aujourd’hui, la Côte d’Ivoire peut organiser cela.

Avant tout cela, le président de la République a indiqué que le l’endettement est un frein au développement futur ?
il a expliqué l’endettement. Je ne suis pas économiste, je ne rentre pas dans les chiffres. Mais en tant qu’enseignant, pédagogue, ayant dirigé des thèses, les chiffres ne veulent rien dire. Je le dis souvent aux gens : on dit une maladie tue une personne sur 100 000. Vous allez dire que comme c’est une personne sur 100 000, ce n’est pas une question de santé publique. D’accord pour la grande masse. Mais pour la personne qui est tuée là, c’est 100%. Donc pour la personne, c’est santé publique. Donc les statistiques : 40%, 50%, il faut rentrer dedans. Il faut rentrer dans la micro-économie. Un pays, ce n’est pas seulement la macro-économie. C’est aussi la micro-économie, c’est le programme social. Le président a fait des investissements, mais qu’il soit d’accord avec nous que toutes les routes qui ont été bitumées entre 2012 et 2016, elles sont toutes dégradées. Donc, il faut se rendetter pour refaire ces routes. Ça veut dire que quand on prend le prêt, il faut des entreprises de qualité pour exécuter les travaux. On ne doit pas faire de complaisance en attribuant les marchés publics. En tout cas, les routes de Côte d’Ivoire nous ont démontré que ce n’est pas bon. La voie Singrobo-Yamoussoukro (l’autoroute du nord), elle est refaite tous les matins. Tout le monde est spectateur. On n’a pas dit qu’on n’a pas investi. Peut-être que l’investissement était correct, mais celui qui a fait la route n’a pas bien fait, parce qu’il y a eu un mauvais choix. Donc, c’est du gaspillage. Donc, tout cet argent qu’on a pris pour faire les routes de 2011 à 2016, est gaspillé parce qu’après, il faut aller refaire ces routes.

On ne peut pas vous rencontrer sans vous demander de réagir sur la décision du président Ouattara à Katiola : si mes ainés sont candidats, je serai aussi candidat.
Sauf qu’il y a eu discussions sur la Constitution. Moi, j’ai assisté à des réunions de haut niveau, avant qu’on ne lance la Constitution. Nous étions triés sur le volet et je représentais le président Bédié. Il y a des choses qu’on s’est dites. Donc, si le président Ouattara se rappelle ces choses, il y a des choses qu’il ne peut pas faire. Moi, pour le niveau que j’ai atteint, c’était une délibération très secrète, donc, je ne vais pas dévoiler. Sinon, j’ai participé à de grandes réunions à ses côtés pour lancer la Constitution. Donc si on s’en tient à des choses qu’on s’est dites, il y a des choses qu’il ne peut pas faire. Je m’arrête là. Deuxièmement, pour la clause d’âge, avant d’aller à la Constitution de 2000, on limitait à 75 ans et deux mandats. Quand on a discuté, on a dit que ça faisait un double verrou. A partir du moment où vous limitez le mandat, on n’a pas besoin de limiter l’âge parce que dans tous les cas, quel que soit l’âge que tu as, tu ne peux pas faire plus de 10 ans. C’est comme ça qu’on a sauté un verrou qui est l’âge. Sinon, ce sont des choses qu’on ne saute pas comme ça. C’est comme ça qu’on a sauté le verrou de 75 ans pour dire que si on disait qu’on ne saute pas 75 ans, on peut ne pas limiter les mandats. Mais, on a limité les mandats, donc pourquoi limiter l’âge encore ? ça fait double verrou.
Et on a sauté le verrou. Et ça c’est en novembre 2016 qu’on a voté cette Constitution. Ça fait trois ans seulement. Quelle mouche nous pique et puis on va changer ? Ça veut dire quoi ? Nous qui sommes partis battre campagne, nos paysans vont se moquer de nous. Ils vont dire que vous n’êtes pas sérieux, vous êtes venus nous vendre quelque chose, on a choisi et à peine vous avez tourné le dos et vous venez nous dire que c’est mauvais. Est-ce qu’on peut vous faire confiance encore. Moi, je ne souhaiterais pas que les gens aient ce jugement sur moi. Donc, qu’on laisse la Constitution. Ensuite, nous sommes dans l’année électorale. Le président Ouattara avait tout le temps jusqu’au 31 octobre 2019 pour faire tout ce qu’il voulait de la Constitution. Mais depuis le 1er novembre, nous sommes en année électorale, c’est pourquoi, Soro Guillaume a déclaré sa candidature, Mamadou Koulibaly a déclaré sa candidature. Maintenant, s’il change les règles du jeu et que ces derniers n’y rentrent pas, va-t-il dire qu’ils ne sont pas candidats ? N’est-ce pas des palabres qu’on cherche. Ici, ce n’est pas la Constitution qui est en jeu, qu’on la laisse. Maintenant celui qui va gagner, s’il pense que la Constitution est mauvaise, il va changer. Mais ce qu’on demande aujourd’hui, c’est de faire les prérequis, c’est-à-dire de faire le travail technique pour aller aux élections. Les cartes d’identité, le recensement électoral, une bonne Cei. Ce qu’on demande au Gouvernement, qu’il laisse notre Constitution tranquille sinon, les Ivoiriens vont nous prendre pour des gens qui ne sont pas sérieux. Parce qu’on leur a trop parlé pour qu’ils nous suivent, il faut que nous-mêmes, on se respecte.

La collaboratrice du président de Lider, Mamadou Koulibaly, a été expulsée de la Côte d’Ivoire. Quel est votre commentaire sur la question ?
Je ne connais pas les tenants et aboutissants. Peut-être que je n’ai pas bien suivi, mais je n’ai vu ou écouté aucun communiqué du gouvernement. Je ne sais pas si le gouvernement a communiqué là-dessus. Parce que pour poser un tel acte qui est une première, il y a des journalistes qui ont été expulsés ici, avant. Parce que s’ils viennent faire la désinformation, c’est autre chose. Mais quand même, on communique. Le gouvernent aurait pu nous dire : madame tant, voilà ce qu’elle a fait et on l’a expulsée. La population a droit à l’information. Mais, ce n’est pas une bonne image pour le pays. On aurait dû la convoquer, pour la mettre en garde et lui dire que n’étant pas ivoirienne, elle a le droit de réserve et que si elle recommence, on l’expulse. On ne sait pas pourquoi, on l’a convoquée, on ne sait pas pourquoi, on l’a expulsée, ça jase partout, ça fait la polémique partout. Donc, le gouvernement a intérêt à communiquer rapidement. Dans tous les cas, moi je condamne, parce que ce pays est plein de personnes, on les voit. Il y a des gens qui n’ont rien d’Ivoiriens qui aujourd’hui sont devenus … ce pays est un pays d’hospitalité, on ne chasse pas les gens. Si elle n’est pas ivoirienne et qu’elle n’a pas droit à la parole, on convoque Koulibaly et on lui dit : ta collaboratrice, on n’en veut pas. Il ne faut pas qu’elle se mêle de notre politique, il faut qu’elle se taise. Si elle ne se tait pas, en ce moment-là, on prend des mesures, mais le gouvernement, ne nous a même pas communiqué. Je condamne, le Pdci condamne.

Un mot sur la messe organisée à la mémoire du président Houphouët-Boigny ?
Samedi prochain, la famille Houphouët-Boigny a demandé une messe commémorant les 26 ans du rappel à Dieu du président Houphouët-Boigny qui est le président fondateur du Pdci-Rda. La famille à Yamoussoukro a délocalisé cette prière à la cathédrale Saint-Paul. J’invite tous les militants du Pdci-Rda, tous les Ivoiriens qui ont connu Houphouët, qui veulent prier pour Houphouët, qui veulent aller demander qu’Houphouët prie pour nous, aussi pour que la paix revienne en Côte d’Ivoire, que la réconciliation marche. Je demande à tous les partis Eds, Cdrp tous les Ivoiriens de bonne volonté de venir à cette messe. C’est le samedi 7 décembre à 10 heures. Le président Bédié va honorer cette messe de sa présence. La famille a demandé qu’on mette l’uniforme des 25 ans. Mais ce pagne est en rupture de stocks. Donc tous ceux qui n’ont pas ce pagne, on leur demande de se mettre en blanc.

Propos recueillis par Gilles Richard OMAEL et D. Sory

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