Kouamé Yao Séraphin (maire Pdci) recadre Alassane Ouattara: «Le renouvellement des générations doit se faire en temps de paix, pas en temps de crise»

Kouamé Yao Séraphin (maire Pdci) recadre Alassane Ouattara: «Le renouvellement des générations doit se faire en temps de paix, pas en temps de crise»

Il s’est tenu ce samedi 2 novembre 2019 à la mairie de Brobo la 4ème session du conseil municipal de la Commune de Brobo, sous la présidence de Monsieur KOUAME Yao Sér2aphin, maire de ladite collectivité, en présence d’une forte délégation de chefs traditionnels, d’autorités administratives, de partenaires et de nombreux habitants. A la fin du conseil le maire, par ailleurs membre du bureau politique et délégué départemental du PDCI-RDA, a bien voulu répondre aux questions des journalistes, notamment sur la situation politique du moment.

Après le grand meeting de Yamoussoukro, dans quel état d’esprit se trouvent les militants de PDCI de Brobo
Je voudrais d’entrer de jeu féliciter la vision du président Henri Konan Bédié, qui a orchestré de main de maître ce meeting, dont le succès retentissant a permis aux Ivoiriens de tous bords de comprendre que le PDCI-RDA est et demeure en pleine vitalité. Aujourd’hui l’état d’esprit des militants est au beau fixe. Auparavant, nous savions que nous étions assez forts et nous partions confiants pour l’élection présidentielle de 2020. Mais s’il y avait quelques-uns à rassurer, eh bien aujourd’hui tous sont rassurés. Le PDCI-RDA est en toute puissance. Le PDCI-RDA est en bonne position pour reconquérir le pouvoir dès le premier tour de la présidentielle de 2020.

La défection de plusieurs cadres du PDCI-RDA au RHDP n’a-t-elle pas eu un impact sur les militants du PDCI à Brobo ?
Bien-sûr qu’il y eu un impact. Mais, je vais vous étonner en vous disant que l’impact n’est pas du tout négatif, il est plutôt positif. Cela a permis de comprendre qu’en vérité il y’a des militants qui portaient ce nom sans en être et qu’il était bon pour les véritables militants de se lever, de prendre conscience du combat à mener. C’est ce qui est arrivée aujourd’hui. Ces départs ont permis de faire un toilettage naturel et, aujourd’hui, l’équipe restée autour du président Bédié et qui constitue la crème, l’essence, la quintessence même du PDCI-RDA est plus que jamais vivante. Donc ce sont des départs qui, comme l’a dit le président Henri Konan Bédié, nous apparaissent comme des non-événements, des non-lieux, des épiphénomènes. Je peux vous assurer que ces gens-là se cachent pour taper à la porte. Ils appellent pour expliquer qu’ils sont avec nous et que le moment venu, ils sauront agir pour la cause de leur vrai parti. On sait qu’ils ne sont pas dans le confort là-bas et on les attend s’ils savent faire amende honorable. C’est chez eux, mais qu’ils sachent que sans eux le PDCI-RDA vit et vivra. Ils l’ont vu récemment à Yamoussoukro. Ils savent dans leur for intérieur que le PDCI-RDA ira aux élections en 2020 et gagnera avec ou sans eux. Il n’y a aucun doute pour ça.

Après le brigandage du siège du PDCI-RDA à Brobo, les militants ont-ils pu avoir un nouveau siège?
Oui les militants ont eu tout de suite un nouveau siège que j’ai trouvé moi-même et sommairement équipé, avec quelques appuis. Je l’ai mis à la disposition de mon parti PDCI-RDA. Nous y menons régulièrement nos activités et tout se déroule pour le mieux. C’est l’occasion pour moi de lancer un appel aux cadres, militants et sympathisants, aux fins de nous soutenir dans le projet de réhabilitation complète, de l’équipement et de l’entretien continu de notre joyau.

Le vice-président du PDCI-RDA, Jacques Mangoua a été injustement emprisonné : un commentaire ?
Oui, cette question a choqué plus d’un Ivoirien et observateur de la vie politique ivoirienne. Mais, c’est une décision de justice qui est prise. Au niveau du PDCI-RDA nous traitons la question comme telle, mais notre engagement, c’est de voir notre frère d’armes libéré le plus rapidement possible. Les instances du parti, nos juristes et avocats y travaillent véritablement. C’est une grande préoccupation du président Bédié et le nôtre. Nous, en tant que ses délégués départementaux, en tant que ses officiers, sommes engagés à ses côtes pour que le vice-président Jacques Mangoua sorte rapidement de prison. Nous avons besoin de lui en première ligne du combat qui nous attend pour la reconquête du pouvoir en 2020.

Certains cadres et militants du PDCI-RDA de Brobo sont-ils toujours objet de menaces et d’intimidations?
Vous savez, je n’apprécie pas tellement les termes de menace et d’intimidation. Je crois que quand nous sommes en politique, nous sommes suffisamment responsables pour résister à ces genres de choses. A la limite peut-on parler de pression, dans le sens où on va vous faire miroiter des choses pour vous débaucher. Mais, ce sont des petites choses par rapport à l’espoir d’une meilleure gouvernance de notre pays. Je demande aux militants qui se sentiraient dans ce genre d’inconfort de considérer que cela fait partir du combat et que le fait de résister est un élément constitutif de notre victoire future. Je leur demande de rester dignes, de rester sereins et de continuer à travailler à notre imminente victoire.

Quels sont les défis actuels des militants du PDCI à Brobo?
Notre défi c’est de gagner l’élection présidentielle avec un score à la soviétique au niveau de Brobo. Parce que je m’en vais vous dire que le PDCI-RDA n’a pas été écorché ici du tout. Les gens ont essayé de faire des percées ici sur notre territoire, mais ils ont vu à quel point il est impossible de pénétrer le cœur du peuple ahaly. Notre défi c’est de faire en sorte que cette présence populaire soit consolidée pour que notre score soit le meilleur possible en 2020 et nous y travaillons régulièrement. La base est totalement motivée et les instances au niveau locales – je veux dire la délégation, les secrétariats généraux de sections, les comités de bases – sont totalement mobilisées. Tous travaillent au quotidien dans le silence mais méthodiquement, efficacement et en 2020 on verra le résultat. Notre base, je le répète, est restée absolument intacte. Nous notre travail consistera à faire en sorte que les militants et sympathisants en âge de voter puissent être recensés, identifiés pour voter. Notre défi est de faire en sorte que chaque vote ici à Brobo soit un vote du PDCI-RDA.

Parlant de l’identification et le recensement des militants où en sommes-nous et qu’elles sont les méthodes utilisées ?
Les méthodes sont les méthodes classiques, nous avons des outils de travail qui sont mis à la disposition de nos secrétaires généraux et de nos présidents de comités de base de l’instance de la délégation avec lesquels nous travaillons. C’est un travail quotidien. Je viens d’une formation diligentée par le secrétariat exécutif PDCI-RDA, dont l’orateur était le secrétaire exécutif chargé des élections, sur la question. Il nous y a été donné un schéma de travail qu’il nous revient d’appliquer avec performance.

Malgré les nombreuses pressions pour nuire au PDCI-RDA, vous êtes restés parfaitement loyal. Quel sont vos motivations ?
Eh bien, un homme pour moi ne s’achète pas, la dignité ça ne se vend pas et à partir du moment où j’ai choisi, depuis la nuit des temps, en tout cas depuis que je suis conscient de la chose politique, de militer au PDCI-RDA, c’est avec conviction que je le fais. C’est en toute liberté et conscience que j’ai fait mon choix, un choix de victoire et rien ne peut me faire tangue. Effectivement, il y’a plusieurs partis politiques, certains plus importants que d’autres qui ont essayé, depuis 2012-2013 de me débaucher. Ils ont tous rencontré mon ferme refus. Je peux vous dire que j’en ai souffert dans mon travail. J’ai perdu mon poste trois fois par rapport à tout ça et subi d’autres choses, mais je reste fidèle. Je demeure loyal, parce que, pour moi, la politique se fait avec de la conviction et le PDCI-RDA est la seule famille politique qui me convainc, au sein de laquelle je me sens bien. Je m’y sens en conformité avec moi-même et avec Dieu. C’est la famille politique en laquelle je crois par rapport au bien-être, aux attentes des Ivoiriens, en termes de développement économique, social et durable. Rien ne me fera changer. Vous savez, les gens vous disent : on te fait telle proposition de poste, on te fait telle proposition d’argent. Mais, écoutez, je ne fais pas la politique pour un poste ou de l’argent. Je fais la politique, parce que je suis issu d’une nation qui aspire au meilleur et qui mérite que je me batte pour elle. Mon rêve est que demain, les Ivoiriens, mes sœurs et frères, mes parents, nos concitoyens, n’aient rien à envier aux citoyens des pays développés qui sont à l’aise dans leur quotidien, qui ont une vie saine, qui ont une expérience de vie qui frôle les 80 ans alors que nous atteignons difficilement 46 ans. Mon rêve est que demain la jeunesse de mon pays n’ait rien à envier à celles des pays développés, des pays où le taux de chômage tourne autour de 2 à 5%, alors que chez nous plus 70% des jeunes ne travaillent pas. Ça se voit tout de suite, ça saute aux yeux, ce n’est pas la peine d’aller faire des études ou des sondages pour cela. Moi je suis à Brobo je sais combien de jeunes travaillent, combien de jeunes ne travaillent pas. C’est pour ça que je me bats. Je ne prendrai pas un poste pour me taire sur tout ça, parce que moi je suis satisfait à mon petit niveau. Voilà ce qui me motive : l’idéologie du PDCI-RDA, l’amour de ce parti pour son peuple. Le président Bédié l’a dit au meeting de Yamoussoukro : le PDCI-RDA, c’est le parti qui n’a jamais versé de sang sur le sol ivoirien, c’est le parti de la paix, c’est le parti de la réconciliation, c’est le parti du miracle ivoirien et qui peut reproduire 10 fois ce miracle et même faire beaucoup plus. Le PDCI-RDA était parti pour reproduire ce miracle ivoirien, quand le coup d’État est arrivé en 1999, c’est le parti du père-fondateur, un symbole unique de la nation, Félix Houphouët Boigny. Un tel parti, quand on en est le digne fils, on ne le quitte pas. Moi, je ne le quitterai pas.

La convention de votre parti, le PDCI-RDA, est annoncée pour cette année 2019. Elle se prépare en ce moment-même. Quels est votre avis sur le candidat à désigner ?
Et bien les textes du PDCI-RDA en la matière sont assez claires, il faut que le candidat de notre parti soit un militant actif, ce qui élimine déjà plus d’un. Mais cette question, nous avons tourné autour depuis très longtemps, alors que pour moi il y a une évidence sur la personne de notre candidat, depuis que nous sommes sortis du groupement politique RHDP, notre parti est l’objet de beaucoup d’attaques juridiques, politiques, administratives et notre parti a résisté. Notre dernier meeting de Yamoussoukro nous a prouvé que notre parti s’est fortifié. Tout ce combat a été mené sous le leadership d’une seule personne. Cette personnalité est notre candidat naturel. Je sais que dans le peuple beaucoup parle de candidat jeune. Oui, il faut renouveler les générations. Ma conception des choses est que le renouvellement des générations doit se faire en temps de paix, pas en temps de crise parce que ça provoque des complications. J’estime que nous menons un combat de crise tant que nous ne passons pas au pouvoir en 2020. C’est après cela que nous pouvons penser à préparer la nouvelle génération. On a vu les nombreux départs au niveau de notre parti, concernant les cadres, il faut faire attention à ne pas faire une erreur sur le choix. Le choix de la certitude, le choix de l’évidence politique, le choix de la realpolitik pour moi, c’est Henri Konan Bédié. Il est mon candidat et je souhaite que la convention du parti le désigne. Nous allons l’accompagner pour gagner la bataille. Rassurez-vous il est en pleine santé. Nous qui le fréquentons le savons et lui-même l’affirme. On l’a vu au dernier meeting : il tient debout et il est plus conservé que beaucoup qui se disent jeunes. Henri Konan Bédié, c’est une éminente personnalité, c’est un brillant intellectuel, c’est un homme politique hors père. Beaucoup de personnes ne le savent pas : Bédié a été major de sa promotion à l’ENA, en France. Beaucoup ne savent pas qu’il est docteur en économie, beaucoup ne savent pas qu’il est avocat. Il est brillant tout simplement. S’il n’en parle pas c’est parce qu’il a le sang des vrais chefs. Il est modeste et sa modestie commande qu’il mette les Ivoiriens avant lui. Sa personne ne compte pas pour lui : c’est la Côte d’Ivoire qui compte. Il mérite encore 5 ans de pouvoir pour équilibrer le pays. Ceux qui pensent que Bédié n’a rien à offrir encore se trompent lourdement. Il s’est battu pour que Laurent Gbagbo demeure au pouvoir en 2002 ; il a fait un sacrifice pour que son jeune frère puisse arriver au pouvoir après tout ce que nous avons connu ; il a dit laissez M. Alassane Ouattara continuer ; il se bat actuellement pour la libération de Laurent Gbagbo et Blé Goudé. Cet homme mérite le prix Nobel de la Paix et tous les Ivoiriens doivent être derrière lui pour aider la Côte d’Ivoire à retrouver la paix d’Houphouët-Boigny perdue. Ce sera notre façon de lui dire merci pour tout son sacrifice. Le candidat idéal le seul pour le PDCI-RDA, le seul pour les Ivoiriens soucieux de l’avenir et du devenir de la Côte d’Ivoire, c’est Henri Konan Bédié. En tout cas, c’est lui mon candidat.

Votre mot de fin à l’endroit de tous les militants ?

Je réitère mon engagement auprès du président Henri Konan Bédié, mon engagement au sein de ma famille politique le PDCI-RDA. Je demande à tous les militants de Brobo, de ma délégation et de Côte d’Ivoire de continuer à être mobilisés, suivant le schéma, suivant la stratégie dessinés au plus haut niveau par le président Henri Konan Bédié et son équipe, notamment le secrétariat exécutif avec à sa tête le brillant professeur Maurice Kakou Guikahué, le général courage, et d’avoir la certitude qu’en 2020 la victoire reviendra clairement au PDCI-RDA. Que personne ne doute de cela. Quand le moment viendra, que chacun aille se faire enrôler, puis voter, pour qu’ensemble nous puissions réaliser ce grand rêve de voir la Côte d’Ivoire rassemblée et réconciliée.
Entretien réalisé par Sercom

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