Discussions sur la réforme de la CEI: Les regrets du GPATE…le double jeu de Ouattara dénoncé

Discussions sur la réforme de la CEI: Les regrets du GPATE…le double jeu de Ouattara dénoncé

‘’Le GPATE et ses organisations alliées appellent le Gouvernement à la poursuite des discussions avec la société civile en les axant autour des conclusions de l’arrêt de la CADHP’’.
Suite à l’engagement pris par le Président de la République de reformer la CEI conformémentà l’arrêt du 18 novembre 2016, de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, le Premier Ministre a invité les 21 et 24 janvier 2019, respectivement des responsables de partis politique puis de la société civile aux premières rencontres d’échange. Au cours de la deuxième rencontre avec la société civile, qui a eu lieu le 28 mars 2019, le Premier Ministre a décidé de la mise en place d’un comité restreint bipartite comprenant le Gouvernement d’une part et la société civile d’autre part, en vue d’harmoniser les divergences constatées dans les propositions des organisations de la société civile.
Le GPATE et ses alliés tiennent à saluer la démarche adoptée dans la formation de la nouvelle CEI, expriment au Premier Ministre et au Gouvernement, toute leur gratitude pour avoir été associés à ses négociations de haut niveau, se félicitent du climat de convivialité empreint de respect mutuel et de courtoisie qui a régné tout au long de ces pourparlers.
Cependant, les réunions tenues ont surtout été consacrées à l‘exposé par chaque partie de sespropositions et de conclure à des divergences profondes. Ces discussions appellent de notre part les observations suivantes :
1- sur la forme
Notre coalition a noté avec réserve que les discussions se sont déroulées sans que les parties n’aient mis en place un secrétariat, ni convenu des modes par lequel les décisions devaient être prises, ni encore d’un calendrier de travail.
2 – sur le fond
Le GPATE et ses organisations affiliées regrettent qu’il ne soit établi le sens technique des provisions contenues dans l’arrêt de sorte à gommer les aspérités entre les différentes propositions afin de parvenir à un document à la fois consensuelle et conforme à l’arrêt. C’est l’occasion de rappeler que le Président de la République a clairement indiqué la boussole de cette réforme: à savoir l’Arrêt du 18 novembre de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples dont le dispositif ordonne à l’Etat de Côte d’Ivoire de prendre une loi qui respectera l’obligation de l’Etat de créer un organe électoral indépendant et impartial en assurant le droit à l’égalité de tous les citoyens devant la loi et le droit de participer aux affaires publiques du pays pour tous les citoyens. Le GPATE et ses alliés réaffirment leur solidarité à cette position qui seule explique leur présence à ces négociations.
Pour nous, c’est la seule voie capable de consolider l’Etat de Droit, renforcer notre démocratie et garantir une élection apaisée en 2020., Le GPATE et ses alliés appellent donc le Gouvernement à la poursuite des discussions en les axant autour des conclusions de l’arrêt de la CADHP. Tout autre chemin serait sans issue.
Le Président du GPATE
Abraham Dénis Yaurobat
NB : Le titre est de la rédaction de africanewsquick.net

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